Rain falls from the clouds, lightning from the stars.

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MessageSujet: Rain falls from the clouds, lightning from the stars. Dim 2 Juil - 15:21


Rain falls from the clouds, lightning from the stars.  





Rain falls from the clouds,
Lightning from the stars.

Je hais cette ville. Je hais ses habitants. Je les HAIS, tous autant qu'ils sont.  Mère Nature semble des plus d'accord avec moi. La pluie frappe les carreaux avec une violence redoublée. C'est le déluge au dehors. J'aimerais pouvoir faire comme elle, laisser les larmes de rages s'écouler, venir lécher mon épiderme encore tremblotant de la douche froide que l'on m'a à nouveau si gentillement donnée. Mais je ne peux pas. Le feu qui me consume est bien trop important. Il sèche tout ce que je voudrais exprimer, me laisse frétillant de l'envie de le laisser parler, de venir tout consumer. Je sens mon sang qui bouillonne à mes temps, perçoit mes phalanges qui se recroquevillent et s'étirent, dans l'envie furieuse de venir cogner. Mes pupilles sont dilatées. On dirait mon état une fois que je me suis piqué. Mais pas cette fois, je veux rester maître de mes moyens, je veux ruminer en paix, savoir comment je vais aller leur faire payer, les détruire. Me détruire. Je suis prisonnier d'une ville que je n'ai jamais pu sacquer, entouré d'enfoirés que je ne demande qu'à rencontrer. Je me suis décidé à l'instant, il est temps des bonnes résolutions, je veux tout connaître de leur vie, tout discerner de leurs défauts, trouver leurs failles. Tendre le doigt pour appuyer là où cela fait mal, enclencher les rouages qui les feront plier. Je ne veux pas régner, pas encore, loin de moi telle idée. Je veux me venger. Me venger de tout ce que l'on me fait. De tout ce qu'ils m'ont fait. Dragon. Alice. Comment ais-je pu bêtement me laisser ensorceler par un tas de plumes immaculées ? Qui bat des cils et montre son corps à tout vent ? Je suis vraiment trop con. Est pris qui croyait prendre.. Ah oui, ça on peut se le dire, elle m'a bien baisé, et ce dans tous les sens que vous le voulez.

Je pourrais vous conter ma soirée sur le bout des doigts. J'avais été d'humeur maussade ce soir là, et pour cause, je venais de découvrir la trace de bétail que Dragon lui avait faîte. Forcément, sans avoir jamais vu son visage, je l'ai imaginé la toucher, ses doigts glissant le long de sa poitrine rebondie, venant se loger là où cela lui plairait. Sauf que.. il n'y avait que moi qui avait ce droit de propriété. Elle était à moi. Ses gémissements étaient à moi, ses fantasmes m'appartenaient. Son cœur aussi. Mais elle n'en avait pas. Sa déchéance n'aurait jamais du aller aussi loin, j'avais fait d'elle un monstre, tout droit sorti de la gueule de Lucifer. Ô, rassurez vous, il ne vous est pas dangereux, loin de là. Elle était devenue mon hydre, ma chimère. Putain. Je n'en reviens pas. Oui, après l'avoir couverte de baisers, avoir obtenu ce que je voulais, je me suis barré. D'accord, c'était peut-être pas le meilleur des comportements. J'aurais pu en profiter un peu plus, être là à son réveil, pouvoir la regarder dans le blanc des yeux, ma main caressant sa joue marquée par les traces de l'oreille. Mais j'suis pas comme ça moi. Pardonnez moi de ne pas être ce gentleman, je me suis enfui comme un voleur. Et c'est sans dire. La petite pièce de dentelle noire, je l'avais savamment glissée au beau milieu de mes affaires. Une trace de ma conquête. Au moins une nuit, elle m'aurait appartenu. Crétin…

Je me redressai subitement, quittant le pont sous lequel je m'étais réfugié. Les lèvres bousillées à force de les avoir mordues, faute d'autres victimes, je laissai les éléments du ciel venir me tremper, de la tête au pied, imprégnant mes cheveux dorés, les aplatissant, les domptant momentanément. Je serais bientôt collant, sentant le chien mouillé. Mais qu'importe. Elle m'avait oublié bordel. Vous vous demandez si je l'avais revue ? Bah bien sûr. Dans cette si petite ville, je ne pouvais pas ne pas la croiser. Faut dire que j'ai aussi un peu forcé le destin, le cœur battant à l'idée de revoir ma belle. Débile. Stupide. Abruti. Oui je l'avais revue. Mes yeux étaient revenus sur son délicieux minois, et le souvenir de nos ébats m'avait transcendé. Je ne demandais qu'à réitérer. Alors, je m'étais approché, l'avait embrassée, sans plus de formalité, lui lançant une petite pique que j'avais mûrement préparée. Et là. Ses sourcils s'étaient froncés, les plis de son visage contractés. Il n'en fallut pas plus pour me déstabiliser.

Alice ? Tu te rappelles ? Hier j'étais chez toi… Avec toi.


Rien. Le néant total. Elle avait nié en bloc. Ma mâchoire avait manqué de se décrocher, et je ne déconne pas. J'ai pas pu m'empêcher de la regarder, sans une once d'animosité au fond des iris, les muscles frémissants.

Si c'est une blague Alice Green, elle n'est pas drôle. Tu m'as invité dans ton lit.

Toujours rien. Foutage de gueule ! Si ça ne lui avait pas plu, elle n'avait qu'à le dire. Oui, j'avais déjà eu des ratés, notamment au vu de mes premières fois, mais plus depuis des lustres ! Et quand bien même je me serais foiré, mon ego en aurait pris un coup et j'aurais voulu me rattraper, voilà tout. Mais au vu de ce que de mon côté j'avais ressenti à le voir ainsi prendre son pied, j'étais loin d'avoir offert à ma nymphe la plus piètre de mes représentations. Mais peut-être après tout que mes prédécesseurs étaient des bêtes dans le domaine. Je n'en savais rien. Le doute plana, quelques instants, jusqu'à ce qu'à force, je comprenne que non, elle ne blaguait pas, n'en conservait vraiment aucun souvenir. Putain de rhum. Pourquoi fallait-il donc qu'il l'ait laissé boire comme ça ? A s'empiffrer de ces cochonneries. Ah elle était belle la jeunesse. Je crois que je n'ai même pas pris la peine de la saluer. J'ai tourné les talons, pour ne pas qu'elle aperçoive la lueur de souffrance qui avait embrasé mes prunelles glacées. A nouveau, j'avais fui, n'était pas demeuré là où j'aurais dû rester. Et me voilà maintenant encore à me lamenter.

Oui, je suis mouillé, trempé, imbibé. Me croyiez vous si je vous dis que je ne sens rien ? Hormis ce poison qui me bouffe, certes. Bah voilà. Moi qui pensais me retrouver, comme ça, entre ses bras, j'avais rechuté. Piètre destinée pour un démon que de s'en finir sous un pont. La vie était tellement injuste. Ah ça, elle s'en souvenait de sa rencontre avec Dragon, ça je peux vous l'assurer. Il suffisait de revoir sa mine désolée, toute attristée alors qu'elle dénonçait ce qu'il lui avait fait.. Et je l'avais crue bordel de merde ! Sa bouille angélique m'avait fait chavirer, j'étais tombé dans ses filets. Je suis sûre que cet enfoiré l'avait comblé, quoi qu'elle puisse en affirmer. D'ailleurs, parlons en de cet enculé. Je crois qu'il détenait la palme de celui que je haïssais le plus. J'avais envie de le déchirer. Venir moi-même discuter. Si j'attendais qu'il vienne à moi, j'en avais pour des lustres. Pourtant, ce dégonflé rassemblait ses troupes, cela ne faisait aucun doute, je le sentais. Dans notre quartier, les démons s'éveillaient, partaient souvent en groupe en direction du palais. Mais moi, bien sûr, j'étais toujours à la salle où dans mon canapé. Je n'avais pas bougé. Bah non, j'étais trop médiocre pour sa personne, bien évidemment. Oui, je souffrais de cet anonymat, oui, je ne supportais pas d'être relégué au rang d'assisté, à passer mes journées à tuer le temps plutôt qu'à servir ma caste. Attention, servir non pas comme un être assujetti, ne mélangeons pas tout. Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. Beau proverbe. Je ne comptais pas me laisser me dominer. S'il y avait bien un dominant, il s'agissait de moi. Mais il fallait dire que l'idée de servir les sombres desseins de Lucifer me faisaient vibrer. J'adorais répandre la peur, voir l'angoisse se refléter sur les faciès apeurés.

C'est peut-être ce qui me donna la motivation nécessaire pour me bouger. D'un pas déterminé, je repartis en la direction de mon chez-moi, la tête fièrement dressée sous le ciel assombri. J'aurais ta peau, foutu Dragon de mes deux. Et crois moi, je te l'arracherai lentement, à la force de mes ongles. Je baverai devant ton sang qui s'écoulera, et de tes yeux, je me ferais une petite pétanque. Pourquoi pas. J'irais prendre ceux d'Itsuke aussi au passage, histoire de pouvoir me constituer une équipe digne de ce nom. Ah.. j'oubliais. J'établirai mes quartiers chez toi, et je ferais ce que tu n'as toujours pas commencé. J'irais tuer la poule aux œufs d'ors, ces mauvaises herbes angéliques qui prolifèrent un tantinet trop dans ces contrées. Non parce qu'on a connu mieux niveau efficacité. La démence m'aveuglait, un rire satanique me secoua alors que je m'imaginai que je pourrais triompher. La dessus, je m'aveuglai, assurément. Mais je n'en avait cure. Exprimer toute la violence qui m'habitait me soignait. Je ne guérissais le mal que par le mal, et il était temps que je pense à moi. Ceux qui disent que je ne faisais déjà que cela, je les emmerde. Copieusement.

Mes pas se firent plus rapides sans que je ne m'en rendent compte, et bientôt, j'en fus réduit à courir. Dès que mes foulées se furent agrandies, je retrouvais avec plaisir ce que j'avais trop oublié. Le goût de la traque. Partout où je passais, mon regard se promenait, fouillant chaque recoins auxquels j'accédai, m’intéressant à toute personne que je croisais. Mes yeux se posaient sur leur adorable minois, les imaginant parfois tous de sans tâchés. Instinctivement, ma langue vint pourlécher mes babines retroussées. O que j'aimais ça. Au sein de mes narines, le fumet de ce délicieux nectar vermillon me parvenait, tandis que mes yeux se fermaient, le temps d'imaginer le goût âpre mais si bonifiant qu'il procurait. Pourquoi n'avais-je jamais chassé ? Armé d'un feu follet armé ? Bonne question. Je n'aimais pas cela. Pour moi, la lutte à mort était la plus noble. Elle permettait de démontrer de sa force, aspirer le respect à ceux qui y assistait, ou pourquoi pas les provoquer un tantinet pour que dans la même soirée, un peu plus de sang ne soit versé ? J'adorais l'adrénaline du danger. Le cœur emballé par le combat entamé, les coups qui pleuvaient, la riposte qui menaçait, et finalement l'ennemi qui s'écroulait, à tes pieds. Un dernier coup de couteau affirmant ma victoire, une signature laissée sur le cadavre qui déjà se refroidissait, et j'en étais fort comblé. Oui, il m'en fallait peu. C’est-à-dire que je poursuivait ? Mais ma vengeance voyons. Me voilà qui courrait après mon honneur que l'on avait balancé, que j'avais moi-même mis de côté.

Derrière moi, la porte claqua. Mes pas résonnèrent sur le plancher qui craquait, protestant face à toute cette eau polluée que je ramenais. Ta gueule. La serpillière serait passée, mais pas maintenant. Montant les marches lentement, je gagnai ma salle de bain, m'y douchant longuement. En ressortant, je pris soin de mon apparence. Séchant mes cheveux avec application, je les ébouriffais volontairement, m'aspergeant de déodorant et de parfum musqué. Tant pis pour ceux dont l'odorat était sensible, ils n'auraient qu'à changer de pièce. Sans me vêtir de ma serviette où de mon peignoir, je partis vers ma chambre, ignorant mon lit défait, me glissant au contraire rapidement dans mon dressing ordonné. De là, je ne fis pas compliqué. Un caleçon neutre d'une couleur mauve vint couvrir ce que je considérais comme l'un de mes plus grands atouts. A la vue de la couleur particulière, je retins un rire. Moment de gaieté passager qui me fit d'autant de bien qu'il relâcha mes muscles bandés par la nervosité. Il me faisait penser à Flora. La petite princesse… Je ne l'avais pas revue depuis notre escapade en mer. Il allait falloir que je la retrouve. Elle penserait sûrement que je la harcèle. Peut-être. Mais force était d’admettre que j'’aimais bien sa compagnie. Calme et pourtant tourmentée, comme mon océan bien aimé. Par contre, hors de question que je me munisse de ce bob ridicule. Le balançant au fond de mon étagère, j'en profitai pour attraper une chemise blanche et un jean noir. Sobrement, je m'habillai, déboutonnant deux ou trois attaches histoire de me la péter un peu. Bah oui, j'allais pas bosser tous les jours ce corps d’Apollon pour le masquer, fallait pas déconner. Une fois présentable, je redescendis et enfilais des souliers digne de l'un des plus grands banquier. Finalement, le parapluie à la main, je ressortis. Puisque Dragon se refusait à venir à moi, c'est moi qui irait à lui.

Prenant la direction du palais, du moins je pensais qu'elle était ainsi, je revins sur mes plans à peine esquissé. Mais je finis bien vite par les abandonner. Pas de stratégies, ça ne servait à rien. Et puis, il s'agissait d'une simple prise de contact non ? Courtois et civilisé, Hamilton. Tu rêves. Je ne lui ferais pas cette illusion. Gravissant les marches, je pénétrai dans l'enceinte, m'identifiant à la soit disant loge en faisant claquer mon aura dans les airs histoire de prouver que non je n'étais pas l'un de ses humains maigrelets ou pire encore, l'un de ces fanfreluches d'être ailés. Je ne pris ni la peine de my'arrêter, ni de regarder la pauvre démone en fonction, qui avait été placée là. Traversant les salles comme si je les connaissais et ce depuis des années, je fis abstraction de la décoration et de l'architecture des lieux, obsédés par la personne que je voulais rencontrer. Etait-il richement vêtu ? Etait-il bien bâti ? Menaçant ? Les cheveux grisonnants ? Jeune ? Gonflant ? Mes questions affluaient et une affirmation se différencia des autres : Je ne comptais pas quitter de si tôt ce palais. J'aurais donc tout le temps de me pencher sur ses caractéristiques, apprendre à le parcourir du bout des doigts. Pourtant, même en manquant de repères, je marchai d'un pas assuré, sans jamais hésiter. Certains me demanderont mon secret pour déambuler sans me tromper. Excellente question. Et bien.. quand vous avez la rage au ventre, que vous pénétrez face à l'un des sujets haut-placé de Satan, en général, son influence imprègne les lieux comme l'eau imbibait mes fringues ce matin. Vous voyez le truc ? Bien. Il me suffisait alors de  suivre les pièces où son aura soit disant maléfique régnait pour m'y retrouver. Bon, okay, elle l'était peut-être un tantinet. Au moins un bon point pour lui. C'était peut-être cette noirceur là qui avait séduit Alice. Pourquoi pas ? Elle l'avait sûrement jugé plus habile pour la faire passer de l'autre côté. Un haut le cœur me submergea alors que, une nouvelle fois pour pas changer, je les imaginais se caresser. Putain. Respire. Ne te dégonfle pas. Évite de te faire intercepter avant d'y arr..

« Et ! Vous là ! »

Accélérant, je continuai ma route, les sens en alerte. Dans mon dos, une paire de chaussure claqua sur le marbre souillé, bientôt rejointe par une seconde beaucoup plus agitée. Cela me confortait dans mes choix. Je me dirigeais bel et bien vers la tanière du Dragon. Roupillait-il encore à cette heure comme un ado fêtard ? Sans m'appesantir sur de telles pensée, je finis par pivoter sur moi-même pour me retrouver face à mes poursuivants. Oui, il fallait bien que je m'en débarrasse d'une quelconque façon. Suspicieux, ils m’interrogèrent. Immédiatement, je rappelai mon aura à mes pieds, lui sommant de se calmer. Ce qu'elle fit à regret. Je sentis son souffle et ses mains glacées venir caresser ma nuque, à l'image d'un petit singe qui viendrait s'agripper à moi, regardant par dessus mon épaule la suite des événements. Offrant un sourire rayonnant à ces chiens tout bons à partir direction la Chine, je leur expliquai que j'avais rendez-vous avec leur souverain, d'ici 5minutes à peine, et qu'étant déjà en retard, je ne désirais pas plus me faire attendre. Après quelques arguments copieusement étalés, l'un prit le parti d'aller se renseigner, sortant de la pièce pour gagner l'entrée et gagner la loge qui jamais ne m'avait attendu. Dès que son pas ne résonna plus, je me jetai sur l'autre, lui plaquant une main sur la bouche. Bien évidemment, comme je n'étais ni James Bond ni Tom Cruise, je chutait avec lui, me retrouvant au dessus de lui, l'écrasant copieusement de tout mon poids, De l'autre main, je vins lui cogner la tempe alors que sa bave mouillait celle qui le muselait. A force de répétitions, il finit par cesser de s'agiter. Trop facile. Il allait falloir revoir la sécurité de ce lieu. A moins que Dragon ne craigne vraiment personne et n'ait donc que cure de ceux qui venaient jusqu'à lui, tout autant que de leurs intentions. Tant mieux pour moi, j'avais envie de dire. Me relevant, je le laissait tranquillement roupiller, reprenant quant à moi le fil de mon avancée. Toutefois, j'esquissais une grimace écœurée en essuyant ma main pleine de bave sur l'une des tapisseries qui décorait.

Comme si le Palais m'avait toujours attendu, ce dont je doutais absolument fortement, je déboulai dans une petite pièce douillettement organisée. Sérieusement ? Une salle d'attente ? Mais j'allais pas chez le toubib. Ah pardon, c'est que le Dragon était famous, il devait y avoir de l'attente. Pardon, pardon. J'avais oublié à quel point il était génialissime cet homme. Face à moi, une porte se dressait, richement décorée. Forcément, on était pas dans la section des domestiques ici.. Ce fut vers elle que je me dirigeai sans tarder, actionnant la poignée avec une envie non dissimulée.  Tout mon corps tremblait d'excitation à l'idée d'enfin pouvoir aller me faire cogner. Quitte à terminer à moitié mort, l'envie de moi-même donner quelques coups me démangeait bien trop pour que je puisse me contenter d'une telle mise en garde. Je dus néanmoins contenir mes ardents désirs. La porte était verrouillée. Grondant de colère, je me jetai dessus, lui offrant en gage de petit présent un coup d'épaule qui me fit grimacer. Mais je ne renonçait pas pour autant, réitérant encore et encore. J'étais convaincu que j'y parviendrai.

Dragon, je sais que tu te caches là. Ouvre moi. A moins que tu ne te tapes encore un autre ange ? Oh.. Alice peut-être ? Une nouvelle fois ?



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MessageSujet: Re: Rain falls from the clouds, lightning from the stars. Lun 3 Juil - 9:08

Rain falls from the clouds, lightning from the starsDu chaos naît une étoile. Car c'est dans l'ombre que la lumière surgit. Une lueur dans le nuit sera plus brillant que tout les rayons du soleil en plein jour. La pluie.
C’est la rédemption du ciel. La pluie lave la terre, fait renaitre les plantes et les rivières, donnent de l’eau à toute les créatures vivantes, …
La pluie est un salut pour tous et je l’aime.

Pourquoi ? Aucune idée, j’aime c’est tout. J’aime l’eau qui ruisselle sur les bords de mon chapeau et le long de mon manteau. J’aime le froid qui me transperce pendant la tempête et le vent qui balaye mes cheveux humides. J’aime l’odeur de l’herbe mouillée et la boue. Galopé au milieu de la forêt malgré le risque de dérapage. Mon cheval trempé jusqu’aux os qui continue pourtant de grimper sur la montagne, les jambes tremblantes et les naseaux frémissants.

Cette tempête c’était déclaré quelques heures auparavant, alors que j’étais encore dans l’Observatoire. Une aubaine pour moi, car j’en avais besoin. La pluie m’aide à réfléchir et à faire le tri dans mes idées.

J’ai donc fait ni une, ni deux. Pris mon chapeau, ma veste et mon cheval, et je suis sortie.

La tempête était encore plus importante que ce que je n’avais imaginé et j’ai hésité un instant à poursuivre ma promenade. Pourtant, Ourane semblait encore plus motivé que moi à aller courir sous la pluie. Définitivement, cet équidé est fait pour moi et ce depuis toujours.

J’ai grimpé en selle et est lancé Ourane sur la piste boueuse qui même aux crêtes. Il s’élance en se cabrant sur les galets.
Même à travers la selle je peux sentir ses muscles tendus. Le sol est si glissant que pour avancer il pousse de toute ses forces sur ses épaules et son encolure dans l’espoir de se hisser vers le haut. Moi je m’accroche. Je m’agrippe à sa crinière et sert mes jambes autour de ses flancs.

Le vent et la pluie fouettent mon visage, mes cheveux s’emmêlent et mes vêtements sont détrempés, mais j’aime ça. Le poil d’Ourane est plaqué contre sa peau grise et sa queue claque derrière lui.

Il glisse sur des pierres humides et nous manquons de chuter dans le ravin, mais il nous en faudrait plus pour nous tuer. Je souris et donne un nouveau coup de talon sur les flancs de mon étalon.
Il redouble d’effort pour nous emmener en haut. Et nous atteignons rapidement notre but, c’est-à-dire le sommet de la montagne. Wild ralentit un peu sa course, mais sans pour autant repasser au trot. Je lâche les rênes et écarte les bras. Une poussée d’adrénaline me secoue de la tête au pied.
J’hurle de plaisir et de joie sous cette pluie battante. L’eau m’aveugle et pénètre sous mon manteau. Je me sens bien. Je me sens pure et calme au milieu de la tempête.

La pluie, c’est la rédemption. Alors je ne pouvais pas rêver meilleure météo pour aujourd’hui.
Car aujourd’hui ce n’est pas n’importe quel jour. Cela fait des mois que je l’attends, que je le prépare minutieusement.
La pluie ne fait que renforcer le sentiment que l’ordre sera enfin rétabli de mes mains. Je reprends les rênes et fait ralentir mon étalon.

Nous nous arrêtons au bord d’une falaise. Le vent dans le dos, je regarde en bas. Je souris, de loin nous devons ressembler à ces cavaliers obscurs dans les contes terriens. Les crins de mon cheval flotte dans le vent ainsi que mes propres cheveux et les pans de ma veste.

Oui, le jour d’aller coller ma main dans la figure de cette saleté de Dragon est enfin arrivé. La rédemption des Démons va commencer.

Je sens Ourane qui tremble de tous ses membres sous ma selle, sa respiration est encore hachée et irrégulière, mais il semble heureux. C’est un cheval fabuleux. Mais je ne peux pas m’attarder ici, j’ai encore du boulot avant la fin de la journée.

Je fais faire demi-tour à Ourane et nous redescendons de notre montagne.

Je hais Dragon, et encore le mot est faible. Pourquoi ? Il ne m’a rien fait après tous. Mais son existence même constitue une bonne raison pour moi de le haïr.
Dragon possède un titre qu’il ne mérite en aucun cas. Celui de roi des démons. Ce despote s’est installé sur le trône sans avoir rien prouvé. Il a éjecté le roi légitime et est arrivé sans la moindre explication. Alors quelques soit le titre qu’on lui donne, il ne sera jamais MON roi. Juste un monstre à détruire avant qu’il ne nous détruise.
Je serai au service de la justice et je reprendrais le trône pour Luke. L'autre n’a rien à y faire. Il n’est rien et aucun démon ne devrait s’incliner devant lui. Je doute même qu’il soit un démon.

Je retrouve la ville. Les pavés sont couverts d’une pellicule d’H2O et nos pas résonnent contre les murs des rues vides. Qui sortirait par un temps pareil à part moi. Mais bizarrement, le claquement des sabots sur les dalles de la ville provoque des clapotis.
La ville est plongée dans l’obscurité totale à cause des nuages sombres. Et j’aime cet univers, le monde des ombres est le mien finalement.

Je continue donc de trottiner entre les ruelles de Damned Town. Le palais de démons n’est pas la porte à côté.
Je profite de ce moment de tranquillité pour imaginer un plan qui me permettrai de renvoyer ce minable dans les plaines du Paradis. Mais les idées se bousculent dans ma tête sans trouver de fil directeur. Comment réussir à en mettre une à l’autre abruti sans me prendre un coup en retour.
Avec Luke je pouvais jouer la carte de la séduction, mais avec Dragon, il en est hors de question. Jamais je ne m’abaisserai à cela avec cet usurpateur. Il n’a pas sa place sur le trône et il n’a pas sa place dans mon cœur.
Bientôt cette ville retrouvera sa splendeur et son véritable souverain. Les démons retrouveront l’intégralité de leurs forces et prendront l’ascendant sur ses pourritures d’anges. L’ordre naturel sera rétabli une fois que le Dragon aura quitter le trône et que Luke aura récupéré son pouvoir.

Je traverse la place publique au petit trop en sautant au-dessus de quelques buissons. Je ne sais pas si Ourane est trempée de transpiration ou bien à cause de la pluie. Il tremble, il est nerveux, il sent bien qu’aujourd’hui est un grand jour. Ce cheval est fabuleusement intelligent, bien plus que la plupart des humains.

Pour ma part, je suis affreusement sereine. Bizarre quand on s’apprête à aller faire un coup d’état. Je sais que j’ai bien peu de chance d’en réchapper indemne, mais à quoi bon vivre dans la sécurité d’un monde qui ne nous convient pas. Je vais me faire désintégrer très certainement, mais je préfère cela à une vie sous une dictature.
J’ai bien du mal à contenir l’énergie de mon compagnon, il ne cesse de se lever sur ses postérieurs et de m’embarquer dès qu’il en a la possibilité.

Nous arrivons devant le palais des démons. J’arrête Ourane à quelques mètres des escaliers, le temps de juger la hauteur du saut à faire et le nombre de garde qu’il y aura à dépasser.
J’avais l’habitude de me balader tranquillement dans le palais à cheval du temps de Luke, j’en ferai de même avec le despote.
Les gardes semblent avoir compris ce que je m’apprête à faire, car il se resserre et barre la porte avec leurs lances. Ils sont pitoyables, s’ils pensent qu’ils vont m’en empêcher. Je souris méchamment et sors mon épée. Je n’ai pas l’intention de m’en servir, c’est histoire de bien faire.

Ourane aussi à compris ce que j’attendais, il trépigne et souffle d’impatience. Intenable celui-là.
Je le fais galoper sur un petit cercle pendant deux ou trois tours et d’un coup je le lance comme un boulet de canon sur les marches du palais. Il les franchit d’un seul bon tandis que je pointe les gardes avec mon sabre.
L’un des deux, plus jeune, à la bonne idée de s’écarter. Mais le second, dans un excés de zèle, se dresse toujours devant l’entrée du palais. Et cette volonté de protéger un dictateur lui vaut de se faire renverser par mon étalon. Je n’ai aucune idée de si ce bonhomme est mort ou pas, en tout cas, si les sabots de mon étalon l’ont tué, ces derniers mots auront été des grands cris.
Ourane dérape sur le marbre sombre du palais. Mais il n’arrête pas sa course, on s’enfonce au galop dans le palais royal. Les domestiques hurlent sur notre passage, je zigzague entre eux sans ménagement, je traverse les couloirs sans la moindre hésitation, car je connais ce lieu comme ma poche.
Le couloir de Dragon ne doit plus être bien loin à présent. Deux virages et j’y serai. Je range mon épée et ajuste mon chapeau.
Je dois avoir une tenue affreuse, mes vêtements sont détrempés et mes cheveux dégoulinent. Tant pis, je ne suis pas là pour séduire le « roi ».

Nous déboulons dans la petite salle devant le bureau de Dragon, enfin petit, tout est relatif. Mais je ne suis apparemment pas la seule à demander audience et l’autre aussi à l’air d’en vouloir savoir aussi à Dragon à la vue des violents coups d’épaules qu’il met dans la porte du bureau du roi.
Je saute au bas de ma monture et observe celui qui tente d’enfoncer les lourds panneaux de bois.

« - Qu’est-ce que tu essaies de faire toi ? »

Je remet mon manteau, dévoilant une robe courte violette et observe l’homme devant moi, je le scrute de la tête au pied.
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MessageSujet: Re: Rain falls from the clouds, lightning from the stars. Lun 3 Juil - 22:35




   
Feat Alec Hamilton, Alizée Bluechele & Keithan S. Karahara

Rain falls from the clouds,

Lightning from the stars




Il existe de ces journées où jamais le monde ne peut se montrer plus cruel envers une seule et unique personne. Ces matins où le réveil rime avec l'expression maussade d'une nuit agitée. Ces journées où la faim se mêlent avec la nausée brûlante qui ronge des tripes jusqu'à la gorge. Ces journées où chaque instant est un moment non désiré, où la volonté de terminer cette journée vient à devenir aussi grande que celle de mettre fin à la vie d'un pitoyable chien de Célestia. Oui, dans ces moments où la colère du réveil au coucher est usitée, mise à l'épreuve, où le calme du plus calme des individus est tiraillé, maltraité, déchirés, écrabouillés, il suffit d'un rien, d'un tout petit et minuscule rien pour venir déchainer les foudres de l'Enfers. Soyons clair, ta journée a été un enchainement de mauvaises nouvelles, depuis ce matin, tu te retiens d'écraser chaque personne que tu croises sur ton chemin. De faire éclater en milles tâches grouillantes de viscères le moindre individu qui cette journée te montrerait le plus petit et ridicule manque de respect, qui oublierait ne serait-ce que par déficience mentale de reconnaitre ta hiérarchie. Voire pire, celui qui viendrait à t'ennuyer. Si cela n'était pas encore assez explicite, disons que ton humeur était des plus mauvaises possibles. Seul petit point positif dans cet Enfers : l’absence d'Hannah. Si elle avait été là, elle aurait exercée son exécrable talent pour la provocation pour faire lâcher tes nerfs solides. Tu te dis que tous ces individus dehors ont une chance immense que d'être protégés, car sinon, jamais de la vie tu ne te retiendrais tu venir les tuer un à un pour calmer ton esprit. Regarde tes muscles qui tremblent, tant l'envie de tuer enserre ton âme.

Tu es réputé pour être l'homme le plus serein de la ville, et tu ne faillis pas à ta réputation. Ce n'est qu'une mauvaise journée, où toutes les mauvaises nouvelles du monde se sont décidées à venir faire bouillir le sang du grand Dragon. D'abord, cette histoire de mauvais acheminement, puis l'attaque du convoi d'armes par un souverain voisin, puis est arrivé la nouvelle de l'attaque des anges sur l'un de tes palais. Comme si cela n'avait pas été suffisant, s'était ajouté à la liste des problèmes à résoudre cette rumeur qui courrait, comme quoi un de tes fidèles copulait secrètement avec un créature du Paradis. Ô, tu oublies aussi la dernière trouvaille de ta rivale, qui s'est amusé à te mettre des bâtons dans les roues. Tout comme cette foutue histoire de statuette volée. Alors toute la matinée, enfermée dans ton bureau, tu as pris chacun des soucis à bras le corps, et tu les as tous réglés. Convoi récupéré des mains du seigneur un peu trop vantard, qui se fera une joie d'être jeté en pâture à des cabots affamés. Palais secondaire défendu, anges exécutés, et leurs corps découpés envoyés en cadeau de cessez-le-feu à tes chers ennemis du ciel, et concernant l'autre pestilence, tu as trouvé le moyen de la calmer pour un temps. Mais c'est sans compter ce maudit destin qui te colle à la peau ce jour, et qui semble particulièrement obstiné à te faire sortir de tes gonds. Tu avais enfin pu profiter d'une petite ballade dehors, pour te calmer un peu, et respirer. Profiter de l'air frais. Sauf que non, le climat lui aussi t'en voulait. Une pluie torrentielle s'était abattue sur toi, tandis que le tonnerre grondait au loin. En à peine quelques secondes, tu finis trempé, nageant dans tes vêtements habituellement agréable à porter. Et te voici, personnage principal de ce tableau ridiculement réel. Tu enlèves ton haut, l'essores. Tandis que des trombes d'eau s'échappent du tissus, tu le rabats sur ton épaule. Tu rabats tes cheveux en arrière et te remets en marche. Autant retourner au palais, puisque l'extérieur lui même ne semble pas t'apprécier aujourd'hui. Et tu as beau être un terrible souverain, tu ne peux malheureusement rien faire contre la Nature, même si actuellement, tu rêverais de lui faire manger ton poing.

Tu marches d'un pas cadencé, ni trop rapide, ni trop lent, en direction de ta demeure, qui saurait se montrer plus accueillante. Tu profiterais d'une bonne douche chaude, et tu retournerais à tes affaires, une fois tes muscles détendus. Alors que tu t'approches de ta résidence, tu vois des hommes affolés qui courent dans tous les sens. Déjà agacé, tu les ignore, mais bientôt tu n'as plus le choix de les considérer. Ce sont tes domestiques. Un t'aperçois, alors que tu n'es plus qu'à quelques mètres des marches du palais et fonce à ton encontre, le corps à moitié courbé et recroquevillé. Son visage transpire la peur et l'angoisse,.

   
Monsieur, je suis terriblement désolé, je suis vraiment vraiment désolé, nous avons fais tout notre possible pour les en empêcher, mais ils étaient plus forts, et nous avons eu peur pour notre vie, en plus, ils étaient armés, du moins surtout la femme. Je vous en prie je suis désolé, je promets avoir fais ce que je pouvais, je réparerai de mes mains les dégâts je vous le promets


   
Ferme là. Qu'est ce qui se passe ici ?


Ton ton est si autoritaire que la voix de l’homme se coupe à une vitesse quasi immédiate. Tu pourrais ressentir son cœur battre à rythme rompu contre sa poitrine. Il s'exécute, parlant d'une traite, d'une voix monotone, comme possédé par l'effroi. Tes yeux s'écarquillent, tu pousses un soupir bref, et fais craquer chacune de tes phalanges.

   
Dans deux minutes, je veux tout le personnel dehors, et toutes les issues condamnées. Que personne ne puisse entrer ni sortir du palais sans ma permission directe. Si je trouve un seul de mes employés dans ma maison, je le tue, est-ce que je suis clair ?


Deux secondes, c'est le temps qu'il fallut à l'homme pour déguerpir et avertir ses collègues de tes ordres. La foule grouillante de domestiques devint cercle ordonné, et en à peine une minute, tous avaient filés. Tu montas les marches, une à une, chaque mouvement de pieds laissant éclater la fureur qui commençait à monter en toi. Tu pénètres dans le hall, et referme la porte d'entrée immense de deux coups de poings. Le fracas de la fermeture se répand dans tout le bâtiment comme un écho sinistre, suivit d'un cliquetis discret, marquant le verrouillage du loquet derrière toi. Tes yeux sont plantés dans la direction du couloir. Tu attrapes un autre haut, mis à disposition par une ménagère effrayé et l'enfile, retroussant les manches, avant de marcher d'un pas lent vers ton bureau secondaire. Tes pas claque dans tous l'édifice, et chacun d'entre eux semble exprimer toute la colère que tu peux ressentir en ce moment. Non seulement ta journée a été véritable pourriture, mais en plus, deux misérables saloperies décident de s'incruster chez toi, dans ta maison, dans ton intimité, dans ton cercle vital, pour régler des comptes avec toi ? Tu pourrais rire jaune à gorge déployée, si tu possédais autre chose qu'un cœur de pierre. Le rythme de ton avancée n'accélère pas pour un pouce, au contraire, ta marche est de moins en moins rapide, mais de plus en plus effrayante. Sans que tu ne le veuilles, ton aura se déploie dans toute la zone autour de toi, noire, sombre, abominable. Un cobra immense et majestueux, emplis d'un venin plus mortel encore que la lame de ton épée, s'enroulant de toute sa longueur autour du palais, comme cherchant à écraser de son corps le pauvre tas de pierres. Son corps écailleux glisse le long des murs, sa langue sonnante se lèche les babines, ses yeux énormes de jade scrutent chacune des pièces à la recherche des deux vulgaires intrus. Repérés. Ils ont infiltré ton, bureau, ils ont réussi à enfoncer la porte fermée à clé. Le cobra accentue sa constriction, resserrant sa douce étreinte mortelle sur les occupants de ta pièce de réception. Tu les as dans ton viseur, maintenant, tu vas leur faire regretter à vie d'avoir osé refaire jaillir ta colère.   

Il ne te faut que peu de temps au final pour arriver sur les lieux du crime. Tu entres dans ton bureau. Premier pas dans la pièce; tu sens deux auras venir agresser la tienne, immédiatement, tels des vautours. Le hurlement glacial des deux âmes noires ne te fait même pas tressaillir. Les deux créatures d'ombres au pelage de charbon tourne autour de toi, crocs menaçants, yeux d'or agressif, queue levée, prêts à attaquer. Pitoyable. second pas dans la pièce; le cobra, ouvre ses lèvres courbées, et crache un fleuve de venin en leur direction, et les deux loups retournent au panier sans demander leur reste, têtes baissées. Troisième pas dans la pièce, tes bras se lèvent, et referment dans ton dos en un violent fracas les ouvertures de ton bureau. Le choc est si brutale que les pans de bois s'encastrent l'un dans l'autre et scellent l'accès à la pièce. Terrain de chasse clos. Tes prunelles agate se posent d'abord sur le démon à droite. Grand, finement musclé, blondinet, expression bestiale, vêtements de cuirs de qualité moyenne, aura de force moyenne. Puis sur la femme à gauche. Chapeau, cornes, tenues de pirate trempée par la pluie, sabre à la ceinture, taille moyenne, musculature ridicule, aura de force importante. A droite, un démon de puissance normale, bien que sa colère soit perceptible dans son aura, et gauche, une catin de Luke. Et c'est avec cela qu'ils comptaient mener une mutinerie ? Deux morveux excités comme des moucherons autour de la moisissure d'un trognon de pomme laissé par la larve du moustique ?  Ta colère est sur le point d'éclater. Même si c'est une blague, c'est déjà trop tard, ils ont atteint le point de non retour en choisissant de t'importuner le jour où il ne fallait absolument pas le faire. Tes poings se serrent, ta mâchoire s'ouvre, laissant entrevoir tes dents de carnivore. Et ta voix, telle celle d'un Dragon sur le point de cracher ses flammes, s'exprime sur un ton des plus violents et mauvais.

   
Soit vous êtes stupides, soit vous êtes suicidaires. Je n'ai strictement rien à faire de la raison de votre venue, vous avez désobéi à mes règles. A genoux, et n'espérez même pas aller contre mes ordres.


© codage by Serfy


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Pas de nouvelles d'Hannah depuis un temps, je m'en porte bien mieux ♪
Si tu veux me connaitre, va par ici ~



Merci Hélène pour ce kit sublime ♥
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