EVENT - Fouiller dans le passé aide t-il vraiment à avancer dans le temps présent? (Feat Tao Shin)

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MessageSujet: Re: EVENT - Fouiller dans le passé aide t-il vraiment à avancer dans le temps présent? (Feat Tao Shin) Ven 21 Juil - 15:57



Event ~ Dans les ruines...

Linnéa Krämer & Tao ShinLe moine grimpa les marches inlassablement, tâchant de garder son calme... Ce qui devenait de plus en plus difficile. L'idée de se foutre en tailleur et de prier le taraudait beaucoup. Au moins, le calme qui régnait dans ces ruines était propice à sa méditation, et même si le moment était mal choisi, ça l'aiderait à mieux avancer. Il déciderait de ce cas de figure une fois en haut. D'ailleurs, la pièce qui s'ouvrait à lui était toute petite et relativement exiguë. Il n'y avait rien à voir là-dedans. Tao avait émis l'idée que les pillards n'avaient pas pu aller au delà de la salle au trésor, alors tout ce qui allait suivre et tout ce qu'il avait vu avant restait du domaine de l'inédit. Ne prêtant pas plus d'attention à cette boite de conserve, il repéra une nouvelle arche et la franchit sans plus tarder. Pour sa plus grande joie, ça n'était pas un couloir... Mais une énième salle sobrement décorée. Des peintures arboraient les murs, mais s'étaient désagrégées avec le temps. Un détail vint troubler le moine. Il s'était enfoncé suffisamment loin dans les ruines depuis des heures. La lumière ne pouvait se frayer un chemin aussi loin, et la lampe des torches n'y pouvait rien non plus, alors... Comment ces peintures pouvaient-elles s'abîmer de la sorte ? Machinalement, il s'empara de son cellulaire et prit quelques photos des murs. Il aurait le temps d'en parler à l'exploratrice plus tard, voire avec Linnéa s'il parvenait à lui remettre la main dessus, sans arrière pensée.

Les narines de Tao en prenaient pour leur grade. Une forte odeur d'encens flottait dans l'air, sans pour autant en déterminer le parfum. L'air ne se renouvelait pas ici, n'importe quel parfum pouvait rester des lustres sans jamais se disperser complètement. Ses yeux balayèrent le coin, histoire d'y dénicher un encensoir quelconque, mais rien. Juste ces peintures rupestres et le silence. La fatigue pesait sur ses épaules, que pouvait-il y faire ? Ô et puis merde ! pesta t'il une bonne fois pour toutes. Il en avait sa claque d'arpenter le vide sans trouver le moindre indice. Il repensa à sa méditation. Le moment était bon. Alors Tao trouva un coin pas trop poussiéreux, se mit en tailleur et respira profondément, avant de plonger dans les méandres de son esprit. Il devait se reconditionner pour continuer sa virée. Il n'avait pas son sac, donc pas d'eau ni de collation au cas où, et ça le mettait de travers d'avoir fait cette erreur aussi puérile. Et sa coéquipière... Il espérait toujours qu'il ne lui arrive rien. Il se sentait fautif d'avoir filé sans l'avoir avertie, mais la tentation avait été trop forte. Et si ça se trouve, elle aussi avait été trop loin, quelque part dans ce labyrinthe de salles, couloirs et arches divers. Dans sa poche, il pouvait sentir la pierre ramassée plus tôt, qui lui donnait le vertige. Il ne devait pas repenser à sa famille, pas maintenant, même plus jamais. Il ne s'en rappelait plus, alors pourquoi insister ? Soudain, ses souvenirs basculèrent sur Avalon, et puis Ivy. Pourquoi elles à présent ? Entre l'une qu'il devait éviter à tout prix, de peur de lui faire du mal, et l'autre qui était supposément morte sans en avoir les détails... Il ne savait que penser de cette situation délicate. Il tâcherait de trouver une solution, mais pareillement que tout le reste... Pas maintenant.

Le temps fusa à toute allure. Tao rouvrit les yeux, apaisé. Il se sentait mieux, mettant de côté sa soif qui grandissait et son inquiétude pour sa jeune partenaire. Il se releva et épousseta ses vêtements rapidement. Du coin de l’œil, il remarqua qu'il avait le choix entre deux pièces : aller à droite, vers une salle grande et éclairée ou aller à gauche, vers une petite salle sombre et silencieuse. La gauche, la droite... Selon comment on est tourné, ça change tout ! Quand bien même, il fit le choix le plus logique, et s'engagea sur la droite.
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MessageSujet: Re: EVENT - Fouiller dans le passé aide t-il vraiment à avancer dans le temps présent? (Feat Tao Shin) Dim 23 Juil - 23:04



Indice...


Journal de bord de Séraphina Fabulosa :

Les deux enquêteurs se trouvaient dans les ruines depuis quelques heures désormais, bien que l’absence de lumière du jour ne leur permettait pas de se rendre compte de l'avancée du temps. Toujours séparés, ils ne pouvaient pas se douter que leur calvaire allait bientôt toucher à sa fin.

Linnéa descendait lentement les escaliers, dague la main, prête à combattre toute agression venant d'en bas. Heureusement pour elle, aucune créature de l'ombre ne vint déranger sa personne. Tandis que le niveau diminuait, les sentiments négatifs qui l'avaient pris se dissipèrent lentement, comme si l'endroit qu'elle approchait se révélait plus en sécurité. Très vite, elle atteignit une nouvelle salle, plus éclairée mais toujours très sombre, minuscule. Deux chemins possible, à droite ou à gauche ? La jeune fille opta pour la droite. Elle y trouva une salle quasi-juxtaposée, où une forte odeur d'encens régnait, un parfum puissant qui prenait le nez et les sens, jusqu'à effacer toutes les autres sensations perceptibles. Très vite, Linnéa suivit le chemin qui s'ouvrait à elle pour rejoindre une grande salle, immense et éclairée où... elle retrouvât Tao !

Tao avait fait un choix sage, il pénétra dans une pièce qui lui sembla familière. Et pour cause, au centre de la salle régnait un socle vide. Il était retourné à la case départ. Tandis qu'il faisait quelques pas dans la pièce, des bruits venant de sa provenance l'alertèrent, et soudainement, le visage de sa coéquipière passa l'arche des lieux. L'équipe, à nouveau au complet, venait certainement de faire le tour des ruines. Les deux collègues ou amis peut-être, avaient certainement de nombreuses choses à se dire. Rester dans les ruines désormais n'avait plus vraiment d’intérêt, à moins de revenir sur ses pas et d'explorer à nouveau le vestige. Que devaient-ils faire alors ? Retourner s'enfoncer dans les ténèbres antiques ou retourner à la clarté du jour, en passant dans l'autre salle d’auparavant, aux murs illustrés de peintures ?
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MessageSujet: Re: EVENT - Fouiller dans le passé aide t-il vraiment à avancer dans le temps présent? (Feat Tao Shin) Lun 24 Juil - 13:45

EVENT - Fouiller dans le passé aide t-il vraiment à avancer dans le temps présent?
Si mon cœur cognait contre ma poitrine tel un possédé, je n’en demeurais pas moins maîtresse incontestée de mes moyens, enfin.. plus ou moins. La pénombre dans laquelle je baignais n’avait juste pas les atouts nécessaires pour me rassurer. Elle déclenchait au contraire en moi des vagues d’adrénaline apeurée, et au fond, je me savais prête à faire demi-tour en sprintant si la moindre occasion de fuir se révélait finalement nécessaire. On ne peut pas dire que je sois très téméraire comme femme. Plutôt froussarde, je me méfiais sans arrêt de tout le monde, de tout, tout le temps. Cela ne faisait pas pour autant de moi une poule mouillée, le courage étant d’avoir peur mais d’y aller quand même. Or, j’aurais tremblé de ne pas savoir ce qui m’attendait, soumise à ses illusions qui déroutaient mes sens, et pourtant, j’étais toujours là, à avancer droit devant moi. A partir de là, comment me reprocher de posséder les faiblesses que j’avais ? Surtout que oui, j’avais peut-être avec moi la lampe, mais croyez moi, cela avantageait autant que cela handicapait. Alors certes, ma cadence était suffisamment soutenue, mon bijou doré éclairant mon passage, me permettant de voir où je marchais. Mais mes pupilles n’avaient justement pas l’occasion de s’habituer au noir ambiant tant et si bien que hormis ce que j’éclairais, je ne voyait que les ombres effrayantes se reflétant sur les murs des salles à chaque mouvement que j’effectuais. Mon champ de vision se réduisait seulement à ce petit cercle ambré qui projetait son énergie de feu au sol et toute personne qui aurait voulu me faire tomber dans un guet-apens y serait parvenu allégrement. Homme ou animal. A croire que j’avais un temps de retard à chaque fois.

Malgré ce désavantage, mes pieds endoloris continuaient de se poser, l’un après l’autre, dans un ballet incessant. Une nouvelle fois je me questionnais : Depuis combien de temps étions nous là, à « randonner » pour ainsi dire ? Mon petit doigt me soufflait que cela faisait bien longtemps déjà. Mais comment le vérifier ? Le temps ne paraissait pas s’écouler ici bas, les secondes se retrouvant piégée entre ces murs. Le seule repère qui me restait était mon ventre qui gargouillait de temps à autres. Il finit d’ailleurs par protester de plus en plus vivement, jusqu’à ce que je prenne enfin le temps de m’arrêter, prise de l’envie de manger. C’est ce que je fis, me posant deux minutes le temps de sortir de mon sac un sandwich empaqueté. Puis, sans m’attarder plus outre mesure, je repris ma « route », mon couloir si vous préférez, croquant de temps à autre dans mon casse-dalle. Les gargouillis de mon estomac finirent par cesser et je constatais que mon niveau d’inquiétude avait simultanément baissé. Tiens ? Les deux avaient-ils un lien ? En remontant à la surface, je ferais des petits tests. Loin de moi l’idée de vouloir faire une étude scientifique, avec protocole, expériences et rapport mais.. l’envie de pouvoir dompter mes sentiments, les apprivoiser ne me laissait pas indifférente. J’avais beaucoup à apprendre avant de pouvoir prétendre faire preuve d’un grand sang-froid. Il fallait bien commencer par quelque part après tout.

Ma prudence extrême, se résumant à serrer toujours plus fort la dague contre moi, au point que la lame aurait pu venir m’en entailler les flancs, ne me servit au final à presque rien. Je ne croisais pas âme qui vive, mon souffle seul emplissait les lieux d’un bruit régulier, l’écho l’amplifiant sans précédent. Si au début, la perception m’avait parue étrange, inconnue, j’avais vite compris que ce bruit assourdissant provenait de moi et de moi seulement. En somme, pas de quoi en faire tout un plat. Je n’étais ni suivie ni précédée et de constater telle vérité m’avait considérablement soulagée, mes muscles s’en étant violemment décontractés. Bien, je risquais à présent moins de me contracturer au niveau du cou, les torticolis, on avait connu mieux comme bobo… Mes pensées dérivaient, passant du coq à l’âne, en passant par la baleine. Tel état de concentration, alors même que nos recherches nous demandaient un minimum de réflexion, aurait du être blamé. Mais il fallait bien s’occuper, tuer le temps comme on pouvait. A un moment donné, je m’extirpai tout de même de mon cocon cérébral, constatant que le cliquetis et ce sentiment général d’oppressement diminuaient, tendant à s’éteindre à petit feu. Tiens ? La seule fois où telle tranquillité d’esprit s’ était fait sentir, c’était au moment où nous entamions nos recherches, à l’entrée des ruines. Se pourrait-il que ces impressions désagréables s’en tiennent au cœur des ruines ? Si tel était le cas, alors soit je revenais vers l’entrée, soit je me rapprochais de la sortie. Ce que j’ignorais, c’est que les deux étaient confondues. Quoi qu’il en soit, je retins une unique chose, ces chimères perceptives s’estompaient à mesure que j’avançais et cela suffisait à me faire hâter le pas, mon coeur bienheureux exprimant sa joie violemment. Punaise, mes fréquences cardiaques auront été au summum pendant toute mon expédition ! Cela m’étonnais que je sois encore sur mes jambes, qu’il ne m’ait pas à un moment donné abandonné, ayant donné tout ce qu’il pouvait. Cela dit, faire une crise cardiaque en plein milieu de cet endroit, c’était mourir définitivement et à coups sûrs. Personne ne pouvait porter assistance là dedans.

Je finis par entrer dans une petite salle où l’obscurité était toujours reine. Pourtant, un sentiment de luminosité plus important m’incita a éteindre ma lampe qui de toute façon commençait à grésiller. La fin était proche pour notre, enfin ma, fidèle accompagnatrice. Puisque tout paraissait s’arrangeait, je me dis que je pouvais me permettre de l’éteindre quelques minutes, essayant de me débrouiller autrement. Dès que le soleil artificiel se fut tu, je constatai que quelque rayons timides se battaient en duel au centre de cette nouvelle pièce et un sourire vint relever les commissures de mes lèvres. Tiens tiens… Mon pressentiment se confirmait-il ? Plus nous nous étions enfoncés dans les ruines, plus la lumière en venait à manquer. Bien que cela ne soit pas l’éclairage aveuglant, cela restait encourageant. Restant de longues minutes dans la semi-pénombre, je laissai mes iris s’adapter, avant de tourner sur moi-même, observant cette nouvelle étape. Je ne dérogeais pas à ma petite prise de note devenue habituelle et avant de me remettre en route, je constatai que face à moi se dressaient deux possibilités. Ou m’engager à gauche, ou à droite. Jusque là, j’avais toujours choisi la droite, et cette direction m’avait toujours inspirée, je choisis donc de continuer sur cette voie, repensant à mon enfance et aux nombreux labyrinthe dans lesquels j’avais pu gambader. Toujours à droite m’avait-on sans cesse répété. Je ne savais pas si cela était vérifié mais en tout cas, cela avait développé chez moi un goût prononcé pour cette petite décision. Je m’engageai donc vers la dite direction, butant de temps à autres sur quelques pierres que je n’avais su éviter. Qu’il était difficile de se passer de sa vue ! Et encore, dans mon cas, c’était à demi au vu des quelques faisceaux lumineux qui m’accompagnaient. Dès que j’eus fait quatre pas, une vague d’odeurs vinrent me submerger. Pouaaah ! Ça cocotais là dedans, moi je vous le dis… Me bouchant brièvement le nez, je m’habituait petit à petit à cette agression nasale, relâchant au fur et à mesure la pression qu’exerçaient mes doigts jusqu’à ce que ma tête ne cesse de tourner, prise d’assauts par toutes ces nouvelles informations qu’elle avait à analyser. Finalement, je continuai ma route, essayant de me concentrer sur autre chose que sur ce trop plein d’odeurs. On s’y perdait presque dans tout ça ! Cela sentait si fort que mes yeux m’en piquaient, tant et si bien que je fus obligée de fermer les yeux, mon ouïe ne percevant plus le moindre bruit, pas même celui de mon souffle qui jusque ici m’avait finalement bercée. Quant à mon palais, il n’aurait pu transcrire le moindre goût tant mon encéphale était déjà occupé avec tous ces fumets d’encens. Ça en devenait écoeurant de sentir à ce point toutes ces senteurs. Un peu, okay, mais là.. ça donnait la nausée. En tout cas, je n’aurais aimé m’y attarder.

Je ne m’y attardai donc pas, loin de là, reprenant mon chemin, qui, en l’occurrence, était la seule option qui s’offrait à moi. Un nouvel arche de pierre se dessina sous mes yeux plissés, et je passai en dessous, courbant brièvement l’échine de peur de m’y cogner. Nouvelle salle et.. OH ! Tao se tenait devant moi, me tournant le dos, comme concentré sur le socle vide que nous avions déjà eu l’occasion d’observer. Un immense sourire s’empara de moi, tandis que mes yeux s’allumèrent d’une furieuse envie de me jeter sur lui. Ce que je fis, alors qu’il se retournait vers moi. Sans lui laisser l’occasion de m’esquiver, je lui sautais dans les bras, exprimant le soulagement qui perça. Μ

« Tao ! Punaise j’ai cru qu’on se retrouverait jamais ! »

Me reculant tout aussi tôt pour ne pas le mettre dans l’embarras, je ne le quittai pourtant pas des yeux, redevenant le moulin à paroles qu’il avait du supporter jusqu’à ce que nos routes ne se séparent.

« Ce que je suis contente de te revoir, j’ai cru que tu avais eu un problème, ou que sais-je. Je sais pas pour toi, mais ces maudits cercles mauves et ce cliquetis n’ont eu de cesse de me rendre folle. Par contre, je suis désolée, j’ai pas pu prendre de photos du coup et… Oh ! Mais tu as peut-être faim ? Ou soif ? »

Ouvrant la bouche de surprise, je me rendis bien compte que lui avait certes le confort des preuves numériques, mais à côté de ça, je me rappelais m’être dit que de mon côté j’avais le ravitaillement. Sans tarder, je déposai mon sac à mes pieds, sortant gourde et de quoi se sustenter. Lui tendant plus que rapidement, je poursuivai sur ma lancée.

« Néanmoins, j’ai pris quelques notes de l’agencement des pièces, le tout me semblait interminable, et... »

Posant ma dague le long de mon tibia, je détachai celle trouvée et la lui montrai.

« Je crois que quelqu’un a perdu ça. Et toi ? De ton côté ? »

Me taisant enfin, je laissai mon regard venir le détailler, ses yeux brillant d’une lueur inquiète que je ne lui avais pas connu au début. Qu’est-ce qui le tourmentait ?

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MessageSujet: Re: EVENT - Fouiller dans le passé aide t-il vraiment à avancer dans le temps présent? (Feat Tao Shin) Lun 24 Juil - 19:25



Event ~ Dans les ruines...

Linnéa Krämer & Tao ShinTao avait fait un choix particulièrement judicieux. Se rendre dans une grande salle éclairée, remplie d'un trésor inestimable et d'un socle vide en son centre et... De quoi ? Le moine se figea un court instant et observa mieux les alentours. Il réalisait enfin... Qu'il était revenu à son point de départ ! Il soupira longuement, presque hilare. Il avait erré si profondément dans les ruines... Qu'il n'en pouvait plus, et ce malgré sa méditation rapide. Il fit quelques pas vers le socle vide, gardant ses mains sur ses hanches et prenant le temps de réfléchir. Linnéa était partit sous une arche mais laquelle ? Il ne parvenait plus à se souvenir de ce détail fâcheux, et contre toute attente, il n'eut plus besoin de s'y consacrer. Derrière lui, il entendit des pas se rapprocher, d'abord silencieux, puis de plus en plus vite. Tao se retourna et constata avec soulagement que la jeune femme revenait elle aussi de sa virée souterraine, se jetant à corps perdu dans ses bras, sans lui laisser le temps de réagir davantage. « Tao ! Punaise j’ai cru qu’on se retrouverait jamais ! » La surprise s'empara du moine, qui ne se sentait pas de la serrer à son tour. De toutes manières, elle l'avait relâché aussitôt, reculant un peu pour le dévisager de ses grands yeux. Elle arborait un sourire ravi, ce à quoi il rendit un clin d’œil complice.

« Ce que je suis contente de te revoir, j’ai cru que tu avais eu un problème, ou que sais-je. Je sais pas pour toi, mais ces maudits cercles mauves et ce cliquetis n’ont eu de cesse de me rendre folle. Par contre, je suis désolée, j’ai pas pu prendre de photos du coup et… Oh ! Mais tu as peut-être faim ? Ou soif ? »

Elle était loin du compte la p'tite ! Entre les salles vides et le peu de clichés pris au passage... Il n'avait rien de très important à lui raconter. Sans plus tarder, elle se précipita sur son sac, l'ouvrit et tendit à Tao de quoi se sustenter. Il s'en empara assez rapidement et prit une gorgée d'eau. Sa gorge le remerciait vivement. Une fois encore, sa bêtise d'avoir oublié son propre matériel lui revint en mémoire de plein fouet, lui rappelant à quel point il avait été stupide plus qu'autre chose. Linnéa reprit la parole.

« Néanmoins, j’ai pris quelques notes de l’agencement des pièces, le tout me semblait interminable, et... Je crois que quelqu’un a perdu ça. Et toi, de ton côté ? »

Elle décocha quelque chose de sa chaussure, le long de son tibia. Une très jolie dague, il devait l'avouer. La jeune femme se taisait enfin. Un vrai moulin à parole cette fille ! Mais après avoir passé plusieurs heures dans un silence à glacer le sang, il n'était pas mécontent, et même plus que ravi. Cependant, elle remarqua que quelque chose le dérangeait. Sans lui donner d'explications sur ses tracas passagers, il lui rendit la bouteille d'eau et la collation qu'il n'avait pas touché. Il n'avait pas faim, son estomac restait quelque peu noué malgré sa retrouvaille avec Linnéa.

« J'ai bien cru devenir dingue ! J'ai arpenté tellement de couloirs... Impossible de les compter. J'ai horreur de ces machins-là. Heureusement qu'il n'y avait pas ces maudits cercles mauves... »

Tao se retourna en direction du corridor en question. Pour avoir arpenter les ruines, il savait de source sûre qu'il fallait repasser par là pour s'en aller. D'ailleurs, c'était une idée plus qu'intéressante. Chacun des protagonistes avait fait sa part du contrat, pourquoi rester une minute de plus ? Souriant nerveusement, il se concentra à nouveau sur sa partenaire du jour, sortant de sa poche le bijou.

« Je n'ai visité que des pièces vides, même si peu d'entre elles avaient des peintures sur les murs. Aucune ne se ressemble, je te les montrerai. Et... il y avait ce pendentif aussi. Je ne sais pas ce qu'il fichait là, ni à qui il appartenait. Dans tous les cas, je n'ai pas trouvé de piste, comme celle avec mes pierres. Je pense qu'elle continue dehors, à mon grand désarroi... »

Le moine rangea le bijou dans sa poche et se gratta la tête. Dans la précipitation, il n'avait pas demandé à sa coéquipière si ça allait. Quel manque de savoir-être vraiment ! Histoire de rectifier le tir, il l'attrapa par le bras et l'emmena tout droit vers la sortie de la pièce, conscient du calvaire à venir. Il prenait son temps, inutile de se jeter dans le noir, même avec une jolie fille. Il voulut vérifier l'heure sur son cellulaire, mais il n'avait plus de batterie. Super... Il le négligea donc et arrêta l'allure avec sa partenaire.

« « Toi ça a l'air d'aller à ce que je vois ? On fait vraiment une fine équipe... Avoir réussi à fouiller ces ruines de fond en comble à deux, quelle prouesse tu ne crois pas ? Voilà ce que je te propose. Partons d'ici ! On en a assez pour faire notre rapport à Seraphina. On pourra débriefer à l'air frais, ou même autour d'un café tient ! Qu'en dis-tu ? »
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MessageSujet: Re: EVENT - Fouiller dans le passé aide t-il vraiment à avancer dans le temps présent? (Feat Tao Shin) Mar 25 Juil - 17:38



Indice final


Journal de bord de Séraphina Fabulosa :

Tandis que les deux compagnons d'aventure se retrouvaient joyeusement, ils traversèrent les salles déjà explorées en vue de rejoindre la sortie. Leurs chemins recroisèrent la pièce aux peintures, puis ils finirent par déboucher sur le hall d'entrée. Là, une jeune femme aux longs cheveux roses les attendait. Ses ongles étaient portés à ses lèvres, et ses fines canines les rongeaient nerveusement. Le bruit de pas des deux enquêteurs fit mouvoir son visage, et elle leur sauta dessus, affolée.

♦ Enfin je vous retrouve ! Je ne vous dis pas, je me suis vraiment inquiété, ne vous voyant ni l'un ni l'autre à l'entrée, et j'ai eu beau vous appeler je n'obtenais pas de réponse. Ce n'est pas faute d'avoir fait du bruit pourtant. Mais vous êtes seins et saufs, je suis rassurée. Enfin, vous avez le teint pâle, vous explorez les ruines depuis un long moment désormais.

Dehors, la lumière était devenue ombre. Impossible de savoir comment l'extérieur était, mais le vent glacial qui parcourait les ruines semblait en indiquer long sur le climat qui régnait là-bas. Après un instant pour reprendre son souffle, la demoiselle effectua une courbure et reprit la parole.

♦ Séraphina m'envoie pour vous trouver. Le témoins s'est réveillé, et elle aimerait l'interroger. Une autre équipe est déjà sur place, elle s'occupe de récupérer un maximum d'informations. Le temps presse, dehors souffle une tempête incroyable, je n'avais jamais rien vu de tel. Des trombes d'eau ininterrompues, un orage bruyant et des éclairs spectaculaires, ce n'est vraiment pas rassurant. Foncez tout de suite à l'hôpital rejoindre Séraphina, mais n'entrez pas dans la chambre, restez dans la salle d'attente, trop de monde risquerait d'effrayer le blessé. Je ne pourrais malheureusement pas vous guider, j'ai une troisième équipe à aller prévenir. Des chevaux vous attendent, ils ne craignent pas le ciel, ils vous amèneront en peu de temps en ville. Foncez !

La messagère effectua quelques mouvements de mains pour appuyer ses dires, puis les observa repartir à toute vitesse. Elle jeta un dernier coup d’œil dans les ruines, frissonna, et lorsque les enquêteurs furent assez éloignés, elle quitta les lieux, déploya ses ailes blanches et fila dans le ciel vers la ville, tel un rayon de lumière.
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MessageSujet: Re: EVENT - Fouiller dans le passé aide t-il vraiment à avancer dans le temps présent? (Feat Tao Shin)

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