Une journée comme les autres {feat. Alec Hamilton}

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MessageSujet: Une journée comme les autres {feat. Alec Hamilton} Mer 15 Fév - 3:45



Croyez-vous qu’il existe un monde souterrain. Un monde partagé entre ce que nous connaissons et ce que nous craignons?  ▬ Vanessa Ives


Depuis combien de temps étais-je restée enfermer à la maison ? Depuis combien de temps me comportais-je ainsi ? Depuis combien de temps étais-je seule dans ma tête ? Je l'ignorais, je dirais une à deux semaines environs... Mine de rien ce n'est rien comparée à ce que j'ai vécu depuis que j'ai commencé à vivre avec ma grand-mère. Tout ce temps passé ici me fait oublié la véritable raison du pourquoi j'ai atterri ici. Je commence à oublier le pêché de trop que j'ai commis, car oui c'est moi qui a tué mon propre père et certainement pas Ivy, j'ai peut-être oublié que c'était moi qui l'avait fait, mais Ivy voulait prouvé le contraire disant que c'était de sa faute à elle... De toute façon ce qui est fait est fait. Je ne peux pas retourner en arrière, même si je le désire intensément. Ivy est morte, la Avalon que tout le monde a connu est tout simplement endormie, enfouie quelque part dans tout ce bazar. Elle ne reviendra jamais, je m'en suis assurée de la garder à l'écart des autres... Jamais elle n'aurait survécu toute seule ici à Damned Town, trop gentille, trop serviable, trop de tout en fait. Je le vis bien, même si j'ai pris mes distances avec tout le monde, il fallait que je m'habitue à tout ce changement, même physiquement ça changé. Mes cheveux sont courts et j'ai perdu encore plus de poids, disons que je n'ai plus le poids santé recommandée par les spécialiste. Mes cicatrices y sont toujours, malheureusement, elles sont là pour y rester.

Pendant mon long moment de solitude, qui a durée deux semaines, j'avais usé plusieurs tubes de peintures, ce qui faisait en sorte qu'ils m'en manquaient pour mes futurs projets... Même si je met de côté la Avalon que tout le monde connait, je ne laisserais pas de côté ma passion pour la peinture, c'est quelque chose auquel je tiens le plus au monde, bien évidement après Itsuke, qui je n'avais pas vu depuis la dernière fois à la plage... Il me manquait terriblement, m'aimera-t-il même si j'ai quelque peu changé ? C'est ma seule crainte désormais, il ne faut pas qu'il me laisse maintenant, sinon je pourrais dire au revoir définitivement à mon seul côté "humain" qui me reste.

Il fallait que je sorte, que je prenne l'air pur avant que je devienne folle. Sans plus attendre je mettais des leggings noirs avec une jupe ainsi qu'un pull bien confortable avant de mettre mes bottes montant  jusqu'au genoux et pour finir je mettais mon manteau, car il faisait froid dehors avec de la neige en cette journée ensoleillée. Une fois prête je prenais mon sac et sortait de mon appartement d'un pas rapide. Le premier lieu où que j'allais était dans une boulangerie pour avoir des pains tout chaud sortit du four pour les grignoter en chemins, j'en avais acheté deux pour la cause. C'était si bon. Je mangeais le deuxième en route vers la boutique d'artisan, là où que je procure mes trucs de peinture et pinceaux, en même temps je vendais mes oeuvres pour faire "plus" d'argent, mais peu de personne en achetais parce que c'était pas à leurs goûts à eux, pourtant j'offre mes services.

J'arriverais à destination et d'achetais le nécessaire, dont beaucoup de tube de peinture, je vérifiais si ils n'avaient pas de fissure, car travailler avec la peinture sèche ce n'est pas mon fort. Je choisissais bien mes tubes avant de les acheter aux comptoirs-caisse. C'était quelqu'un d'autre qui tenait la boutique aujourd'hui, à croire que celui qui tient la boutique à la base veut prendre des journées de libre et a embauché ce jeune homme. Une fois la transaction finie, je le remerciais en quittant rapidement la boutique. J’enfouis mon sac de tube de peinture dans mon sac. Étrangement c'était silencieux comme journée... Trop silencieux... Je lâchais un soupir avant de mettre mes écouteurs pour mettre la musique à fond pendant ma promenade regardant dans les vitrines des boutiques au passage. Je glissais mes mains dans mes poches m’aventurant dans les rues du centre-ville. Que faire maintenant ? J'ai acheté ce que je voulais, mais je ne voulais pas nécessairement rentrer à l'appartement... Que faire à un moment pareille ? Je continuais de marcher malgré moi avant de m'arrêter et de m'asseoir sur banc, c'était quelque peu froid, mais c'était supportable. Je soufflais doucement en penchant ma tête vers l'arrière pour observer le ciel magnifiquement bleu parsemé de nuage un peu partout. Ça serait bien de voir un visage familier, j'aimerais bien voir Itsuke, mais je crois qu'il est occupé aujourd'hui, je n'ai même pas eu le courage d'aller le voir à l’hôpital, quelle petite amie que je fais... Je me souviens ! Ma première rencontre avec Alec, il m'a laissé un papier avec ses informations dessus... Non, je ne peux pas faire ça, pas comme ça... Il a été bien gentils et je ne pouvais pas tomber encore dans son panneau. C'était bel et bien un homme à femme et je ne voulais pas faire partir davantage de son palmarès. J'oublie facilement cette idée d'allée le voir... En y songeant, ce n'était pas une option.

Je me levais d'un bond du banc observant autour de moi avant de soupirer, pourquoi m'alarmais-je ainsi ? Il n'y a personne, tout le monde en profite pour cette journée pour rester à la maison et non à poireauté à l'extérieur à se geler le derrière. Je m’assoyais calmement écoutant toujours ma musique avant de sortir mon carnet à croquis pour observer mes vieux dessin depuis mon arrivée ici. Je souriais légèrement avant de me mettre sur une nouvelle page afin de dessiner quelque chose, un gribouillis, qui s'avère à être un chat...    

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MessageSujet: Re: Une journée comme les autres {feat. Alec Hamilton} Mer 15 Fév - 15:08


Une journée comme les autres.





Le verre se brisa sur le sol. Explosa. Des milliers de petits cristaux se déversèrent alors sous les meubles, dans les moindres recoins environnants, venant parfois même le narguer en revenant à ses pieds. Tu ne m’auras pas, semblaient-ils crier de leur pointe d’arrogance, de leur côté miroitant si agaçant. Le regard noir, le corps tremblant et l’esprit brûlant, le démon resta immobile, le regard rivé droit devant lui, à la recherche de la moindre trace sur le mur qu’il venait de viser. Rien. Pas la moindre égratignure. Un sursaut de volonté le fit bouger. Il marcha. Lentement, il revint à son placard. Leva le bras, prit mécaniquement deux autres verres. Revint à son point de départ. Et recommença. Même bruit de verre brisé, même geste rageur, même envie de faire tomber le mur, même envie de le voir saigner, de le voir reculer. Trois verres cassés. Et pas une once de sérénité pour venir l’entourer. Sale enfoirée. Ses tremblements s’accentuèrent, son cœur sembla s’arrêter à chaque inspiration peu assurée qu’il reprenait. Puis il repartait, cognant à sa poitrine comme le démon aimerait lui pouvoir frapper. Se prenant la tête entre les mains, il relâcha la tension de ses bras avec violence, tournant sur lui-même. Deux, trois fois. Un hurlement muet au fond de sa gorge nouée, il finit par se remettre en route, dans une autre direction. Il gagna la salle de bain à l’étage, laissa ses deux poings retomber sur le lavabo en marbre grisé. Il se fit mal. Ses articulations craquèrent. Il recommença, s’observant au passage. Le regard vide, les yeux secs, l’esprit éteint. Le teint blafard, les cheveux mal coiffés, une barbe de trois jours lui cachant l’épiderme, il faisait peur à voir. De longues cernes le balafraient en outre, apportant un petit côté sombre à son visage pourtant si lumineux. Ses cheveux blonds n’avait rien de leur petit côté indompté, ils donnaient l’impression de vouloir se barrer, ouais. Fuir l’ambiance nauséabonde qui régnait depuis trois putains de jours dans cet appartement qui chaque jour virait un peu plus au carnage. A chaque jour sa bataille, à chaque seconde son cri de rage. Ne tenant pas en place, il redescendit, finit par remonter, se rendit dans son dressing. D’un geste rageur, il vint tout faire tomber dans son dressing. Ses fringues déjà peu rangés finirent étalés au sol, furent bientôt piétinés, le tout dans un silence parfait. Et quand plus aucun vêtement n’occupa les étagères, il se tourna vers le mur, lui décrocha une droite. Laissa sa main venir caresser, que dis-je, heurter sa rugosité. Il lâcha un grognement de douleur, son cri de souffrance résonna dans son esprit vidé. Il réitéra, redescendit, les mains égratignées, les premiers sillons tracés. La chambre où Avalon avait dormi. Le lit fut retourné, la commode balancée, les tiroirs soigneusement et fort peu délicatement retirés. Jetés. A tous vents. L’un d’entre eux, fut même flanqué jusqu’au canapé. Quand rien ne fut plus à sa place, il se releva, claqua la porte sans prendre la peine d’éteindre la lumière. Sa ps3 fut rageusement débranchées, la table fut légèrement bougée quand il la frappa de son tibia.

Mais sa cage fut vite trop petite, le spectacle trop pitoyable pour que lui-même accepte de le regarder. Il n’avait rien fait. Un faiblard qui tentait d’extérioriser. Qui a planté les crocs dans les petits barreaux qui le retiennent prisonnier. Son grognement se mua en grondements. Le dos courbé, il s’empara de ses clés, les serrant comme s’il pouvait les broyer. Ses pas le menèrent droit à sa porte d’entrée. Qu’il claqua, pour ne pas changer. La course avait commencé. Sitôt le pied dehors, il se mit en route, se mit à galoper. Dévala les escaliers, se jeta contre la porte de l’immeuble pour sortir. Vint à l’encontre de cet air frais qui vint le gifler. Il se mit à sprinter, le regard fou.
La rue ne fut bientôt plus là, il n’entendait que ses pas. Tac. Tac. Tac. Tac. Déconnecté, débranché. Il se prit plusieurs personnes, faillit tomber en se prenant une vieille et son cabot de mes deux. Il ne s’excusa pas, se contenta de cracher à leurs pieds. Repartit. Il dut faire 700m à courir à en perdre haleine. Il atteint finalement un parc. Essoufflé, les muscles privés de suffisamment d’oxygène, il s’approcha du mobilier urbain, gagna le petit coin des crâneurs et attrapa la barre. En moins de deux secondes, il enchaîna les tractions, se hissant une fois, deux fois, dix fois, trente fois jusqu’à lâcher prise. Et repartir. Il reprit la piste, gagna le côté mignon du petit parc des démons. Il s’approcha des buissons, se cacha derrière le feuillage verdoyant. Observa ce qui se passait de l’autre côté. Il vit un jeune homme passer. Il bondit, lui fonça dessus et profitant de l’effet de surprise, se mit à le cogner. Balayette, poing dans le nez puis un peu mieux placé, il lui offrit un peu de sa tendresse, le frappant jusqu’à ce que ce dernier arrête de hurler. Terrorisé, il ne bougea plus et alors lassé de cette passivité, le démon se détourna. Tac, tac, tac. La course folle reprit. A coups sûrs, la voiture finirait dans le ravin, roulant trop vite pour anticiper. Ses amples foulées qui tendaient à se saccader l’amenèrent à un petit ponton. Des cadenas y étaient accrochés. Ranimant ce chardon ardent qui le brûlait, il se jeta au sol, se livra compulsivement à des pompes, ignorant les cris de douleurs de ses mains amochées. Il n’attendait que le signe de ses pensées pour lui dit d’arrêter. Signe qui ne vint jamais. Il n’avait plus contact avec la réalité. Livré, à sa propre folie, il repartit. Il fit plusieurs fois le tour du parc, ne s’arrêtant jamais, recroisant son pote au visage tuméfié.

Et puis, il y eut la limite, le bord du ravin qui approchait. Alors qu’il continuait de sillonner le gazon soigneusement coupé, il trébucha, se rétama. De tout son long. Son corps tremblant était à bout. Son ventre gargouilla, ses muscles semblèrent se replier sur eux-mêmes. Comme s’ils avaient peur qu’il ne reparte, les fasse souffrir encore plus qu’ils ne dégustaient déjà. De longs frémissements vinrent lécher son corps gelé. Et toujours aucune réflexion.  Dans un dernier effort, il se retourna, offrant son ventre à découvert au ciel qui le surplombait. Il plongea alors ses yeux dans l’immensité bleutée. La respiration sifflante, sa poitrine ne cessa de se soulever, rapidement, plus lentement. Aussi instable que le reste de son corps, il demeura pourtant droit. Rien ne l’atteignait. Ni la douleur corporelle, ni les regards qu’il attirait. Déconnecté. 1h qu’il se livrait à tout casser, pour que son environnement soit à l’effigie de son ressenti. Brisé, en milles morceaux, renversé, mis à genoux, sur le point de sombrer.

Le temps fit son effet. Son pouls se calma, retrouva un rythme régulier, sa respiration ne lui fut plus douloureuse, ses muscles se figèrent, profitant de sa tranquillité passagère. Il n’aurait de toute façon pas pu se lever. Pas maintenant. Il resta allongé de nombreuses heures, les yeux secs. Puis il se releva, lentement, en serrant les dents. Chaque parcelle de son corps le maudit, lui fit regretter de s’être ainsi emporté. Mais la lutte n’était pas finie. Il gagna à pas mesurée la section du parc qui l’intéressait désormais. Vérifiant s’il avait ce qu’il désirait dans la poche de son jogging, il découvrit avec soulagement que ce soir serait son soir. Gagnant un banc abandonné, point de ralliement, il attendit, martelant les planches de son trône du pouce. Au bout d’une dizaine de minutes, un jeune individu qui l’observait, capuche lui recouvrant la moitié de son visage mal rasé s’avança vers lui. Il lui offrit une phrase soigneusement formulée :

« Belle journée pour se promener. »

Ce auquel quoi Alec répondit avec un petit sourire, sans directement le regarder.

« Oui, suffisamment pour pleinement en profiter. »

Toujours sans un regard, il sortit l’argent, récupéra son paquet, s’en retourna. Il marcha rapidement, ignorant les lancements de ses cuisses enflammées. Il gagna un petit coin tranquille où il le déballa. Inspira lentement. Attendant quelques secondes, que cela fasse effet, il oublia rapidement le fruit de ses soucis. Il sentit la chaleur venir reprendre possession de ses veines, son âme se détendre peu à peu. Revigoré, il se passa alors la langue sur ses babines et avec un petit rire cruel repartit. En traque. Il courut silencieusement à travers les rues désertes, se fiant à chaque odeur qui lui parvenait, à chaque petit bruit qui pouvait être émis. Il ne rencontra personne. Insatisfait, il poursuivit sa chasse, ne comptant pas rentrer les mains vides. Au détour d’une ruelle, il tomba finalement sur un chat. Un magnifique félin au pelage tacheté. Alec s’approcha sans hésiter. De sa voix doucereuse, il l’appela. Le minou, confiant s’approcha, se laissa caresser, parût apprécier le côté doux et tactile du jeune homme. Ce dernier finit par abréger leur échange, sortant son couteau suisse, il finit par le planter dans le flanc de l’animal. Miaulant de fureur, ce dernier eut tôt fait de se retourner. Hérissant l’échine, sortant ses griffes, il bondit sur le jeune homme dans une tentative désespérée pour s’en aller. Le griffant aussi violement que possible, il lui refit le portrait, s’attaquant à son torse tandis qu’Alec tentait de le maitriser. Ni l’un ni l’autre n’eut le dessus. Le matou finit par s’enfuir, laissant une traînée de sang derrière lui, mais semblant aussi frais qu’à son arrivée. Le t-shirt blanc lacéré, de nouveaux sillons rougeâtres l’ornant, le démon se releva, un sourire satisfait. Il contempla ses mains réchauffées du liquide convoité. Avec une minutie évidente, signe d’une envie méticuleuse de bien faire, il vint récupérer du bout de sa lame chaque goutte qui maculait ses doigts. Debout, face à une ruelle qui de plus en plus s’assombrissait, le démon sourit, de son petit rictus bestial. Oh oui, inutile de rentrer les bras chargés, le voilà qui revivait. C’était bien assez. Du plat de la main, il essuya l’écume qui se formait au coin de ses lèvres, se passa une main ensanglantée dans ses cheveux immaculés. Puis il s’en retourna, abandonna son paquet au bas du mur où il l’avait laissé, le couteau à la main. Humant l’air qui l’entourait, il rentra chez lui, l’esprit encore hagard de cette bouffée d’oxygène.
Il ne marcha pas toujours droit jusqu’à revenir chez lui. En montant dans les escaliers, il faillit à nouveau tomber mais finalement, il parvint sans encombre jusque chez lui et d’une main assurée ouvrit la porte qu’il avait violemment laissée se refermer. Le dos droit, le regard serein, il laissa son esprit embrumé continuer de se délecter et se laissa tomber dans son canapé de quelque peu décalé. Entre deux hallucinations, entre deux mirages forts agréables, il sombra, fermant les yeux pour une nuit bien méritée. De l’opium bien plus bénéfique venait de lui être donnée. Il se laissa tomber avec délice dans cette tranquillité artificielle, dans cette mise en veille momentanée. Il se calma alors totalement. Tout tremblement le quitta, sa respiration retrouva totalement son tempo. Ses traits se détendirent, son esprit cessa de se livrer aux aléas des substances consommées. Il dormit comme un bébé.

Le lendemain, il se réveilla, fort peu frais. Sans comprendre où il était, il porta une main à son crâne qui le lançait. Aïe. Avec une surprise non dissimulée, il balaya son appartement du regard, incompréhensif. Bon Dieu Alec, mais il s’est passé quoi chez toi ? T’as invité du monde ? Tu t’es fais cambriolé ? Une lionne est-elle venue te combler ? Ce questionnement intérieur réveilla la blessure béante qui fissurait sa poitrine. Ah non. Aucune chance qu’une tigresse n’ait passé la nuit avec moi. Un sourire triste effaça le souvenir de son rictus de la veille et il se leva péniblement, gémissant pitoyablement aux protestations de son corps ankylosé. Il marcha péniblement jusqu’à la cuisine, la tête aussi lourde que des lestes de 20kg. Se prenant délicatement la tête entre les mains, il marcha parmi les débris de verres, grimaçant un peu plus quand ils atteignaient sa peau et le charcutaient. Mais il récupéra un des verres survivants et se prit un grand goulée d’eau, pour clarifier ses idées.
Bon. T’as du passer une sale soirée vu l’état dans lequel tu es. Chaque pas te paraît être le dernier, tu n’es pas totalement maître de ce que tu fais. Alcool ? Drogue ? Qu’as-tu fait mon mignon ? Il tenta de se remémorer. En fut incapable. Alors il abandonna, jetant l’éponge et monta. Il se prit une bonne douche chaude pour délier ses muscles vexés. Il y resta beaucoup plus longtemps que prévu mais sût apprécier le contact de l’eau vivifiante avant de ressortir et de se sécher. Puis il gagna son monticule de vêtements, se demanda découragé combien de temps il lui faudrait pour tout ranger et haussant finalement les épaules, indifférent, il attrapa un bas et un haut qu’il enfila. Sweat à capuche, jean noir, il redescendit, enfila sa veste en cuir. Avalant un petit bout pour calmer ses cris affamés, il ressortit, en pleine possession de ses moyens cette fois. Change toi les idées mon vieux. N’y pense pas. Fort de ce constat, il aligna les pas devant lui, un par un. Jusqu’à gagner le centre-ville. Etait-il seulement préparé à y aller ? Assurément non. Il commença donc par retirer de l’argent. Beaucoup. La farouche envie de lui faire regretter. Ne te contente plus d’être un démon. Un sourire refait sur les lèvres, il s’avança parmi les boutiques, souffrant encore de temps à autres de vertiges, qui, lorsqu’il s’arrêtait quelques minutes, finissaient tout de même par passer. Bon, tout projet entamé doit être mené à bout.

°Alice, tu vas regretter de m’avoir laissé filer.°

Ses yeux à nouveau emplis de vitalité farfouillèrent parmi les enseignes grossièrement mises en avant. Une finit par attirer son attention. Il s’avança, entra, et se retrouva plongé dans une ambiance qui lui plût immédiatement. Lumière tamisée, odeur masculine fort prononcée, il marcha parmi les costumes soigneusement exposés. Il finit par en repérer un, qu’il s’empressa d’aller essayer. Se déshabillant dans la cabine d’essayage, il repéra avec ébahissement la peau de son torse jusqu’à sa ceinture abdominale lacérée. De longues et fines déchirures rougeâtres se battaient à qui prendrait le plus de place. D’un doigt tremblant, les sourcils froncés, le démon les caressa, tentant à nouveau vainement de se rappeler.

°Foutu toi Alec. Putain, tu peux pas agir comme un grand, arrêter de sans cesse vouloir tout oublier. Voilà où tu en es mené. Tu aurais pu avoir failli te faire brûler vivant que tu ne t’en rappellerais même pas. Abruti va.°  

Chassant ses envies de vérité, il poursuivit son essai, enfilant tout de même la chemise blanche qui vint camoufler son corps légèrement endommagé. Il enfila ensuite le pantalon et le blazer avant de nouer rapidement et efficacement la cravate qui l’accompagnait. Il coiffa ses cheveux débarrassés de toute tâche gênante et admira sa silhouette dans la glace qui l’observait silencieusement. Il fit rouler ses épaules, ajusta le tissu et observa sous toutes les coutures cette pièce qui lui plaisait. Beau gosse jeune homme ne put-il s’empêcher de se complimenter. Il le prit. Dans sa globalité, ne se souciant pas du prix. Il serait toujours temps de se trouver un job quand ses économies auraient trop filé. Il ressortit un peu plus confiant, reprenant sa route, rabattant sa capuche sur ses cheveux ébouriffés. En descendant les marches du magasin, ses yeux se posèrent distraitement sur une jeune blonde en train de dessiner. Tiens, elle a les mêmes traits qu’Avalon. Baissant les yeux pour se concentrer afin ne pas louper de marches, il releva immédiatement le regard pour le reporter sur la jeune femme, se plissant légèrement pour mieux la distinguer. Mais… ne serait-ce pas justement la miss Avalon, elle-même?

Indécis, il continua tout droit avant de pivoter dans sa direction pour qu’elle ne le voie pas arriver. Il put ainsi l’observer à loisir. Oui, les mêmes traits. En plus fins. Les mêmes vêtements, en plus resserrés, en mieux choisis. Des cheveux moins longs, beaucoup plus courts même. Carrément. Une coupe qui était à deux doigts de se retrouver à la garçonne, une concentration extrême sur ce que ses doigts étaient en train de créer, Alec ne cessa d’avancer jusqu’à se retrouver derrière elle. Son regard azuré dépassant de sa capuche rabattue, il observa la créature qu’elle dessinait. Un chat. Et là, il se souvint. Il se revit avec son petit couteau suisse d’enfant à la main, il ressentit brièvement la brûlure des griffures. Puis il revit le chat simplement esquissé. Se raclant la gorge, il étouffa une petite toux, heureux d’avoir repris un peu connaissance de ce qu’il avait bien pu faire de sa soirée. Laissant son sac tomber en bas du banc sur lequel elle était assise, il fit de même, s’asseyant à ses côtés, les yeux toujours rivés sur le dessin qui à chaque seconde se complétait. D’une voix emplie de reproche, il lui sortit de but en blanc :

« Tu ne m’as pas appelé. Deux semaines, c’est long pour quelqu’un qui attend. »




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MessageSujet: Re: Une journée comme les autres {feat. Alec Hamilton} Mer 15 Fév - 17:10



Croyez-vous qu’il existe un monde souterrain. Un monde partagé entre ce que nous connaissons et ce que nous craignons?  ▬ Vanessa Ives


Je sentie la présence de quelqu'un juste en face de moi, mais je ne levais pas mon regard pour autant. Ce n'était pas un inconnu, car je crois qu'il aurait réagit différemment à mon égard. Il était silencieux, peut-être regardait-il ce que je dessinais ? Peut-être, sinon il n'y avait rien d'intéressant à regarder... Moi ? Oh que non, je n'étais rien, une simple civile qui essai de vivre dans une ville peu ordinaire dès le départ. La personne laissait tomber son sac à ses pieds proche du banc avant de s'y asseoir à son tour. Je reconnaissais cette odeur, je mettrais la main au feu, c'était bel et bien Alec. Que faisait-il ici à cette heure ? Je pensais qu'il aurait d'autre chat à fouetter que de perdre son temps avec une fille sans intérêt, car oui je l'admet je n'ai aucun intérêt pour qu'il soit à mes côtés. Je ne me laissais pas déconcentrée, je continuais de dessiner mon chat, qui fût ma première idée en tête.

Tu ne m’as pas appelé. Deux semaines, c’est long pour quelqu’un qui attend.

Dit-il d'un ton emplie de reproche. Voulait-il que je me sente coupable pour ne pas l'avoir contacté depuis deux semaines ? Pardonnez-moi, monsieur, mais j'avais d'autres priorité il y a deux semaines... Dont me reprocher sur le fait que Itsuke est blessé à cause de moi, du moins, qu'il n'avait plus le contrôle sur la situation et cette Casey en a profité. Je m'enrageais, ce qui se résumais à serrer un peu plus fort le crayon que je tenais dans ma main. Un simple petit craquement se firent entendre... J'avais brisé mon crayon... Bien joué Avalon ! Il va falloir que j'apprenne à me contrôler, mais c'est quelque peu difficile ces derniers temps.

Pardonne-moi de ne pas t'avoir donner de mes nouvelles depuis deux semaines, disons que j'ai été très occupée... Oui occupée... Tout d'abord j'ai eu un rendez-vous avec mon petit ami, que la situation a changé, nous avons été interrompu par une jeune femme au nom de Casey... Et disons que ça c'est mal terminé pour Itsuke, à cause de moi qui voulait être pacifique, mais ça c'est retourné contre moi également. Ensuite, quelque jours après, j'ai éliminé Ivy... Ça c'est passé tellement rapidement que je n'ai pas vu le temps passé... Pour finir je me suis enfermée chez moi ne voulant pas voir le monde extérieur, alors disons que pendant ces deux semaines tu n'as pas été ma priorité.

Dis-je en gardant mon calme en expliquant la situation. Pourquoi devait-il le savoir ? Très honnêtement, je ne sais pas, mais au fond de moi je voulais qu'il comprenne qu'il n'est pas le seul à qui je pense constamment, surtout que depuis qu'Ivy n'est plus de ce monde, je n'ai aucune pensé pour lui... Je pense que ça ferait du mal à son ego d'apprendre que je ne pense pas du tout à lui et que j'ai carrément oublié qu'il m'a donné ses coordonnées.  Une part de moi voulait oubliée et voulait passée à autre chose, mais le voilà qui se trouve sur le même banc et à mes côtés. Je jetais mon crayon brisé dans la poubelle pas loin de nous  avant que je ferme mon carnet à croquis en fermant soigneusement mon sac. Comment ai-je pu l'entendre puisque j'ai mes écouteurs ? Je regardais mon portable et remarquais que l'application avait cessé de fonctionné... Haha... Je retirais mes écouteurs et les enroulais sur mon portable avant de le mettre dans ma poche tournant légèrement mon regard vers Alec.

Mais je suis sûr que tu t'es bien occupé pendant ces deux semaines, non ? Je veux dire... Tu es un jeune homme à femme, c'est sûr que tu n'as pas été totalement seul et que je ne suis pas non plus ta priorité en ce moment même... Je me trompe ?

Demandais-je en penchant légèrement ma tête sur le côté. Quelque peu curieuse à cet instant... J'avais été honnête, trop honnête même, je n'avais pas de remord face à ce que je venais de dire. Dire qu'avant j'en aurais eu... Ça fait du bien de faire le bilan en peu de temps, changer quelque peu mon apparence également, je le devais, sinon je crois je serais devenue folle et j'aurais commis le pire...  

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MessageSujet: Re: Une journée comme les autres {feat. Alec Hamilton} Mer 15 Fév - 18:52


Une journée comme les autres.





Le démon venait de l’aborder, posait déjà les bases de leur conversation. S’il avait directement voulu attaquer, c’est qu’il avait besoin de se défouler. Animal blessé qu’il était, il en voulait au monde entier. Son petit ton simplet empli de reproches n’avait pourtant rien de la violence dont il pouvait être capable. Avalon n’en prit pas la moindre mesure. Son regard se figea, fixa de longues minutes le même bout de son carnet, à croire qu’elle en était absorbée. Elle ne prononça mot, toute la tension qu’il venait de réveiller se retrouvant entre ses poings enserrées et.. Crac. Le mal était fait. Le fragile crayon qu’elle tenait se brisa en deux. Geste banal, purement anodin mais fort prégnant. Était-ce vraiment Avalon qui venait de mutiler un pauvre crayon qui ne lui avait absolument rien fait ? A n’en pas douter. Le démon ne trouva pas quoi dire. Il n’y avait rien à dire. Mais quand même, il aurait pu réagir. Tilter sur le fait que quelque chose clochait. Il y a deux semaines de cela, jamais elle n’aurait fait cela. Elle était à ce moment telle une souris effrayée face au rat qu’il était et qui la surplombait. Ce geste brutal le stoppa net dans son avancée. Le coupa de quelques peu dans ces idées.
Tiens.. En deux semaines, elle avait eu le temps d’évoluer à ce qu’il pouvait constater et fort heureusement, le changement n’avait pas été qu’apparent. Peut-être sa personnalité en avait-elle aussi été altérée ? Était-elle devenue aussi provocatrice que son changement soudain de physique ? Car oui, admettons, bien que son style demeura toujours assez neutre, pour ceux qui l’avez au moins connu auparavant, ou du moins seulement aperçue, ils y voyaient un radical changement. Une rupture totale avec l’être qu’elle était.

°Enfin... Peut-être t’étais-tu trompé Alec sur elle. On ne connait jamais mieux les autres que l’on se connaît nous même. Tu ne te connais pas même toi abruti, comment oses tu prétendre tout savoir sur les autres ?°

Néanmoins, son instinct visa juste. L’afflux de paroles qui s’ensuivit le lui prouvant milles fois mieux qu’il n’aurait pu l’imaginer. Car en plus d’avoir gagné en impulsivité, sa langue s’était considérablement déliée. Savais-tu désormais comment la manier douce Avalon ?

▬ Pardonne-moi de ne pas t'avoir donné de mes nouvelles depuis deux semaines, disons que j'ai été très occupée... Oui occupée... Tout d'abord j'ai eu un rendez-vous avec mon petit ami, que la situation a changé, nous avons été interrompus par une jeune femme au nom de Casey... Et disons que ça c'est mal terminé pour Itsuke, à cause de moi qui voulait être pacifique, mais ça c'est retourné contre moi également. Ensuite, quelques jours après, j'ai éliminé Ivy... Ça c'est passé tellement rapidement que je n'ai pas vu le temps passer... Pour finir je me suis enfermée chez moi ne voulant pas voir le monde extérieur, alors disons que pendant ces deux semaines tu n'as pas été ma priorité.

Le besoin pressant de se livrer, de ne rien cacher, de tout dévoiler. Etait-ce ses nerfs qui craquaient ? Son isolement marqué qui la poussait ainsi à se justifier ? Non, se justifier n’est pas le mot qui convienait. Elle ne se trouvait pas d’excuses, n’avait pas à s’excuser et elle le savait. Comme une manière d’exprimer ce qu’elle avait tout bas pu penser, une façon de faire table rase sur ce qui l’avait imprégnée. Avalon était passé par deux semaines fortes en émotions, du moins c’est ce qu’il supposa, sans plus s’y attarder. Compatir n’était pas ce qu’il préférait. Il eut néanmoins un sentiment distingué et épuré en éprouvant une satisfaction extrême face au sort réservé à Itsuke. Blessé. Dans ta face. Riant intérieurement et se frottant les mains en imaginant le jeune homme au tapis, Alec entendit également un nom qui lui était familier. Qui flottait dans sa mémoire comme à demi-effacé. Casey. Ah oui, la petite ange insolente. Aux obus fort valorisés, et à sa manière gênante de se comporter. Toujours dans l’abus. Oui, Avalon avait dû en voir de toutes les couleurs. En même temps, si elle ne gravitait pas autour des mauvaises personnes tel un chien qui s’évertue à couvrir les arrières d’un maître qui le bat, elle n’en serait peut-être pas là. Fréquenter Itsuke. Non mais, quelle erreur, mais quelle erreur ! Tout mais pas lui. Même Dragon en valait plus la peine. Oui Dragon, profite de ce demi-compliment, avant que la réalité ne m’explose en pleine face et que je regrette mes mots, que je les oublie pour me consacrer tout entier à la haine que je te vouerai.

Il fut déçu en entendant parler de la disparition d’Ivy, même s’il ne la crût pas totalement. Comment couper les ponts aussi facilement avec une facette de sa personnalité ? Impossible. Du moins à ses yeux. Ivy reviendrait, ce n’était qu’une question de temps. Elle était d’ailleurs déjà là, s’exprimant à travers Avalon. Qui d’autre aurait pu casser ce crayon ? Alec émit immédiatement une petite hypothèse. Et si Ivy ne s’en était pas allée ? Et si Avalon et Ivy n’avait pas tout simplement fusionné ? L’animosité qui animait cette dernière se retrouvait à présent bloquée et intégrée dans le tempérament de la jeune blondinette. Et, il est toujours plus facile de nier. Alors elle avait supposé l’avoir écartée de sa route, l’avoir poussée dans le bas-côté pour ne plus trébucher, en tentant ridiculement de reprendre sa vie en main.

°Cela semble fonctionner tiens…° pensa t-il en ricanant.

Se redressant légèrement, comme piqué par ses derniers mots, il réagit immédiatement, crachant violemment intérieurement :

°Mais toi non plus t’as pas été ma priorité, beauté. La vérité, je t’ai oubliée. °


Il ravala ses pensées et la suite acide qui l’accompagnait, levant simplement les yeux quand elle se leva pour jeter la carcasse de son stylo. RIP pauvre petit jouet. A la manière de celle qui n’a pas terminé, elle enleva entement ses deux écouteurs, peut-être pour continuer sur sa lancée et mieux le piquer. Ne m’échauffe pas, Bella. Je suis à cran moi aussi, alors fait attention au chemin sur lequel tu t’engages. Il est peut-être beaucoup trop glissant pour toi. Et pour moi. Un avertissement muet qui perça dans ses yeux glacés. Elle ne l’aperçut pas, bien que son regard croisa le sien. Ah la peste, elle jouait. Elle avait pris en assurance, n’avait plus peur de s’exprimer. La preuve étant qu’elle s’était levée, le surplombait, s’arrachant au banc duquel il la chassait indirectement.

▬ Mais je suis sûr que tu t'es bien occupé pendant ces deux semaines, non ? Je veux dire... Tu es un jeune homme à femme, c'est sûr que tu n'as pas été totalement seul et que je ne suis pas non plus ta priorité en ce moment même... Je me trompe ?

La flèche l’atteignit, ouvrit un peu plus cette faille qu’il tentait désespérément de combler, de recoller. Un marin qui s’arme de son saut pour vider la cale. Qui tente ridiculement de sauver la barque alors qu’il sait déjà qu’il va couler. La lame s’enfonça, il grimaça. Sa mâchoire se contracta, tandis qu’il se redressait à son tour, refusant de se laisser regarder de haut. Son regard farouche ne se fit pas prier pour venir heurter le sien tandis qu’il s’approchait, jusqu’à s’emparer de son menton pour lui faire lever les yeux. Sans douceur, sans penser  au spectacle de rue auquel il s’adonnait. Lui aussi pencha de quelque peu la tête sur le côté, attendant peut-être que la lueur à demi-fanfaronne d’Avalon ne cesse. Lui ne desserra pas les dents, ne tenta pas de retirer la pointe qu’elle venait de lui lancer mais laissa le sang goûter, et s’engouffra dans cette brèche qu’elle avait volontairement ouverte. Cette fois, rien ne fut filtré. Pas même son acidité.

« T’as cru que t’étais la seule à avoir passer des journées de merde ? Je ne crois pas non. Et ces derniers jours m’ont d’ailleurs mis de sacrément mauvaise humeur, alors à ta place, je ne jouerais pas à la plus maligne. Je suis du genre pas patient. Demande à ton crétin de chéri. Je lui dois encore une patate. Mais monsieur est trop lâche pour venir me défier.
Oh après tout, maintenant que je t’ai sous le coude, je pourrais me venger. Il est blessé, pourquoi ne pas lui envoyer tout mon soutien en abimant ce joli minois. Belle preuve de solidarité que de souffrir en même temps que ton homme, non ? »


Resserrant un peu ses doigts autour de sa mâchoire, il ne la laissa pas filer quand elle tenta de se dégager. De sa main libre, il vint au contraire caresser sa joue, suivant le contour de ses traits, tantôt glissant le long des arrêtes de son nez, tantôt effleurant le haut de ses pommettes rosées.

« Et puis tu sembles curieuse. Voire jalouse ? Non je n’ai vu personne depuis 3 putains de jours. Non je ne me suis tapé personne. Satisfaite hein ? Ou déçue ? Que sais-je. Et puis je m’en fous. Ne me cherche pas Avalon. Premier et dernier avertissement. Quel gentleman. »

Réfléchissant aux propos qu’elle venait de formuler, à la pique directe qu’elle lui avait envoyé, il se rapprocha encore un peu d’elle jusqu’à coller son corps au sien, dans le genre du mec bien lourd qui ne comptait pas la laisser s’éclipser. Sa main délaissa son visage pour venir caresser sa hanche droite, glissant volontairement sous sont pull soigneusement enfilé. Sa voix redescendit de quelque peu pour susurrer à demi-mots.

« C’est vrai. Trois jours d’abstinence, c’est long. Peut-être que je pourrais y remédier ? Après tout, si tu as croisé ma route, c’est que peut-être on m’envoie enfin un jouet pour m’amuser. Je suis sûre que je te comblerai beaucoup mieux que ton abruti de petit ami. Et je suis sûre que tu es beaucoup plus sauvage que tu n’en as l’air. Alors Avalon ? Toujours déterminée à me défier ? »



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MessageSujet: Re: Une journée comme les autres {feat. Alec Hamilton} Mer 15 Fév - 19:44



Croyez-vous qu’il existe un monde souterrain. Un monde partagé entre ce que nous connaissons et ce que nous craignons?  ▬ Vanessa Ives


Avais-je été trop loin dans mes propos ? Peut-être... Je sentais que j'allais regretter ce que je venais de dire, vraiment regretter même... Je ne pouvais plus reculer, je le connais peu, mais la première fois que je l'ai rencontré ça n'a pas été aussi pire que maintenant. La tension est immense, je venais de dire quelques paroles que je n'aurais pas du, parfois c'était bien de ne rien dire et de ne pas attirer l'attention, je devrais garder ça en tête quand je rencontre quelqu'un de nouveau, mais Alec n'était pas nouveau c'était ça le problème. Il se levait du banc pour se mettre en face moi, je sens que cette situation va mal se terminer et ce n'est juste qu'un pressentiment. Il s'emparait de mon menton et me forçait à le regarder. Il penchait également la tête sur le côté, geste que j'avais fait il y a quelques secondes plus tôt.

T’as cru que t’étais la seule à avoir passer des journées de merde ? Je ne crois pas non. Et ces derniers jours m’ont d’ailleurs mis de sacrément mauvaise humeur, alors à ta place, je ne jouerais pas à la plus maligne. Je suis du genre pas patient. Demande à ton crétin de chéri. Je lui dois encore une patate. Mais monsieur est trop lâche pour venir me défier.
Oh après tout, maintenant que je t’ai sous le coude, je pourrais me venger. Il est blessé, pourquoi ne pas lui envoyer tout mon soutien en abimant ce joli minois. Belle preuve de solidarité que de souffrir en même temps que ton homme, non ?


Dit-il en resserrant ses doigts au niveau de ma mâchoir. Et merde... Que faire ? De son autre main il vint caresser ma joue en suivant le contour de mes traits, du moins d'après la direction que prenait sa main... Je le regardais avec moins d'assurance que j'avais il y a quelque minutes, je regrettais et nous étions seuls dans les environs. J'étais toute seule. Peut-être que je n'aurais pas du aller si loin dans mes propos. Je ne pouvais pas lui échapper, du moins pas maintenant.

Et puis tu sembles curieuse. Voire jalouse ? Non je n’ai vu personne depuis 3 putains de jours. Non je ne me suis tapé personne. Satisfaite hein ? Ou déçue ? Que sais-je. Et puis je m’en fous. Ne me cherche pas Avalon. Premier et dernier avertissement. Quel gentleman.

Ajouta-t-il en s'approchant de moi. Corps collé au miens, je pouvais à peine respirer correctement. Il me rendait nerveuse, c'est pour ça que j'avais agit comme ça avec lui, mais maintenant je connaissais la véritable raison derrière ce visage quelque peu angélique. Il aurait fallu que je continue d'agir normalement et non de l'affronter, quelle idiote que je fais... Il retira sa main, celle qui caressait mon visage, pour la glisser au niveau de ma hanche droite. Il l'a glissait en dessous de mon pull. Je sentais mes joues devenir de plus en plus rouge, rouge de honte.


C’est vrai. Trois jours d’abstinence, c’est long. Peut-être que je pourrais y remédier ? Après tout, si tu as croisé ma route, c’est que peut-être on m’envoie enfin un jouet pour m’amuser. Je suis sûre que je te comblerai beaucoup mieux que ton abruti de petit ami. Et je suis sûre que tu es beaucoup plus sauvage que tu n’en as l’air. Alors Avalon ? Toujours déterminée à me défier ?

Dit-il en susurrant chaque parole qu'il venait de me dire. Je me laisserais en aucun cas me faire rabaisser de la sorte. Il a bien cherché ! Je ne le laisserais pas faire un toucher de plus. Il ne gagnera pas. Pas cette fois. Je continuais de le regarder en fronçant les sourcils en lui montrant mon air tout à fait neutre, je m'étais calmée et je pouvais parfaitement contrôler ma folie. Je le regardais d'un air de défi, oui j'étais déterminée à le défier davantage, je ne sais pas comment cette situation va se terminer, mais je doute que ce soit en bon terme.  

Oui, je suis prête à prendre ce risque. Pour l'amour que j'éprouve envers Itsuke, jamais je me ferais rabaisser de la sorte encore une fois, une fois c'est assez et pas une deuxième encore moins une troisième fois.

Dis-je en le regardant toujours en reprenant l'usage de mes membres. Je lui envoyais une bonne baffe sur sa joue avant de le repousser pour laisser le temps à moi de déguerpir à toute vitesse. Je serrais mon sac contre moi et courrais très rapidement, mais pour aller où ? Où devrais-je me rendre dans cette situation ? Je l'avais énervé et il l'est davantage maintenant. J'empruntais des raccourcis en sautant à quelques reprises, je perds mon souffle trop rapidement et je savais qu'il allait me rattraper sous peu, du moins si il est rapide à la course. Je ne pouvais pas aller chez moi en plus je ne voulais pas qu'il sache où que j'habite. Où ? Continuer à courir sans but ? Je vais m'épuisée à force de courir comme une cinglée. J'accourais dans une ruelle, peut-être pas la meilleure idée du siècle, mais en attendant... Je vis un escalier menant au toit, était-ce une bonne idée ? Peut-être pas, mais il fallait que je tente ma chance. Je grimpais rapidement l'échelle menant au toit et me baissait rapidement pour me cacher davantage. Il y avait une porte pas loin, donc je pouvais descendre par là ou même sauter de toit en toit... Je reprenais mon souffle en fixant le sol... Qu'avais-je fait ? Il était trop tard pour regretter quoique ce soit... J'espérais qu'il ne me trouve pas aussi facilement... J'aurais peut-être du chercher de l'aide, mais qui ? Je ne connais personne et je pourrais très bien tomber sur une personne encore pire que Alec, car oui ça pouvait être possible que quelqu'un soit pire que ce jeune homme. Je tremblais quelque peu, si jamais il le faut, je sauterais, dans les films ils le font bien, alors pourquoi moi je ne pourrais pas ? Drôle de question, si je fais un faux pas, s'en aura fini pour moi... Peut-être que c'était mieux ainsi ? D'en finir aussi rapidement ? Je me démoralise trop rapidement ces derniers temps... Il faut croire que j'aurais dû me laisser mourir chez moi, dans ma taverne.   

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MessageSujet: Re: Une journée comme les autres {feat. Alec Hamilton} Mer 22 Fév - 11:20


Une journée comme les autres.





Sous son air affamé, il la sentit nettement se raidir, ses muscles se repliant sur eux-mêmes avec cette piteuse illusion qu’ils pourraient lui échapper. Ses joues s’enflammèrent simultanément, incontrôlables. Ravi de la voir se soumettre aussi rapidement, s’abaissant face à sa simple venue, comme retenant un souffle tout aussi mal maitrisé, il profita de chaque tressaillement qu’il provoquait, de chaque nouveau dégradé qui venait colorer ses joues déjà cramoisies. Peut-être pensait-elle actuellement à Itsuke ou peut-être l’avait-elle immédiatement oublié, il n’en savait rien. Ce dont il était sûr, c’est que la jeune femme avait perdu cette assurance détestable, celle qu’il avait eu tant envie de briser. Avalon n’avait jamais été aussi sereine, aussi droite qu’elle ne l’avait été quelques minutes auparavant. Il ne voyait pas en quoi cela changerait. Sa timidité devait demeurer. Du moins, avec lui. Question de principe. Et de fierté. Accessoirement. Objectif atteint mon mignon, tu peux la laisser tranquille.

°Oh ça non..° se susurra t-il intérieurement.

Ma vie part en vrille, n’a jamais suivi le chemin que j’aurais voulu lui donner. Alors pourquoi laisser leur paysage doré à ceux qui m’entourent ? Je vais briser leur stupide illusions, leur enlever leur idylle à trois sous et leur ouvrir les yeux. Je veux qu’ils souffrent autant que moi je peux souffrir. Œil pour œil, dent pour dent.

Le changement de comportement de la jeune femme le surprit en revanche radicalement, balayant pour le moment ses envies de la déstabiliser en se vengeant. Trop absorbé par les pensées qu’il emboîtait une à une pour leur donner une suite suffisamment cohérente pour pouvoir les réaliser, il ne vit pas la vitalité revenir habiter les prunelles d’une Avalon plus ambitieuse que jamais. Il ne vit pas sa mimine lentement se lever, hésitante encore quant à le frapper. Il l’aperçut une seconde trop tard, juste avant qu’elle ne vienne s’écraser contre sa joue. Grondant sourdement face à l’affront, il l’entendit débiter ses paroles à la noix, affirmant toujours plus sa soi-disant fidélité à son Itsuke. Pitoyable. Détestable. Il rit cruellement, se refusant à gober telle ânerie.

▬Oui, je suis prête à prendre ce risque. Pour l'amour que j'éprouve envers Itsuke, jamais je me ferais rabaisser de la sorte encore une fois, une fois c'est assez et pas une deuxième encore moins une troisième fois.

La menace savamment dissimulée n’avait rien pour l’interpeller. Il s’en foutait comme de l’an quarante et se focalisa uniquement sur la suite de ses niaiserie : « Pour l'amour que j'éprouve envers Itsuke ». Il eut envie de hurler ce qu’il lui pensait, de lui cracher à la figure qu’elle se trompait. Qu’elle n’avait rien compris à la vie qu’elle menait, bête mouton qui suivait. « Pour l’amour que j’éprouve… » Mais n’importe quoi ! Comment peux-tu affirmer cette vérité générale sans un seul tressaillement, sans douter une seule fois ?! A la manière de celle qui jure fidélité à son homme pour l’éternité. Un mensonge éhonté dans lequel tout le monde saute à pied joint sans jamais se méfier. Mais bordel était-il le seul conscient parmi ses putains de cerveaux enguimauvés ? Il n’y a pas pire que l’amour pour te briser. Au début, cela te galvanise, te donne le smile pour la journée, te porte lentement vers de petits nuages qui te font voleter vers des cieux tant désirés. Et puis, peu à peu, le ver est dans la pomme. Le poison s’infiltre d’abord dans ton sang et finit par atteindre ton cœur trop fragilisé par un putain de sentiment immatériel dont tu ne garderas peut-être aucun trace hormis de vieilles cicatrices qui vont te balafrer, te défigurer. Tu vois la femme de ta vie se faire approcher par tant de gratinés qui tentent de la draguer, sous tes yeux. Tu as confiance en elle, alors tu la laisse faire, tu la laisse gérer ces chiens tout juste bons à être bouffer. Oui, tu veux lui faire plaisir, la laisser montrer que dans sa vie, il n’y a que toi. Et puis, dès que tu as le dos tourné, tu te retrouves trompé, à constater qu’un autre a pris ta place dans votre lit.
L’amour, c’est de la merde, de la publicité qu’on vous vend en boîte, qu’on ressort du placard le jour de la St-Valentin histoire de laisser le mirage perdurer. Des drogués qui se piquent régulièrement pour ne pas se laisser soigner, qui oublient quelques instants les effets secondaires assimilés, qui oublient qu’ils se détruisent un peu plus à chaque dose injectée. Le matin où tu te réveilles les yeux trop bouffis pour avoir simplement dormi, le ventre noué de la peur de ne jamais la retrouver. Ouais, ce putain de sentiment est la pire arnaque du monde. Tu l’admires, tu rêves de le posséder, et quand tu y es, tu découvres que le tout est superficiel au point de t’écœurer. De te dégoûter. A chaque histoire tu crois que c’est la bonne. Que vous vivrez dans le meilleur du monde, à deux. Que rien ne pourra vous séparer, vous résistez. Deux inconscients qui se croient tout puissants. Ça se murmure des mots doux, ça se câline en se promettant que jamais rien ne pourra vous arriver, et le jour d’après, tout est terminé. Le verre brisé, la glace fendue. Le reflet n’est plus la douce romance imaginée mais le fruit implacable de la réalité. Et à chaque rupture, c’est ton cœur qui se brise un peu plus. Il te faut récupérer ce que l’autre t’a piqué, effacer vos putains de souvenirs qui te hantent jours et nuits, qui t’empêchent de dormir.
L’amour est une faiblesse. Un poison, une maladie dont il vaut mieux se tenir éloigné pour ne pas se laisser entraver. Car une fois que tu es dans ses filets, adieu la tranquilité. Il faut cajoler l’autre, le couvrir de cadeaux pour que, flatté dans son ego trop mesuré, il prenne mesure que personne ne le rendra plus heureux que toi. Rien qu’une hypocrite surenchère en somme. Cela se fait en faveur du plus offrant. Et tout peux y passer. Mais au final, t’es le premier et le dernier à y passer. Le premier à te plier en quatre pour que tout fonctionne, le dernier couillon à souffrir à la fin, pendant que tu guettes les photos de ton ex. Tu y retrouves quelques temps seulement après le sourire, tu revois les fossettes se dessiner, la soif de vivre allumer les yeux de l’autre. De cet autre que tu as tant choyé pour la contenter. Sauf que ce n’est plus toi qui les fait briller. Tu n’es plus que celui qui peut venir ombrer le tableau. Tu deviens le méchant loup, le tueur en série qui risque à tout moment de tout faire foirer. L’autre se met à t’éviter comme si tu avais la peste, ne veut plus te parler alors que vous vous étiez juré de ne pas vous éloigner. Tu sors de sa vie encore plus vite que tu n’y ais entrés. On te flanque dehors et tes hurlements d’homme blessé n’attirent que des bêtes affamées qui croient bêtement que tu es en train d’agoniser. Pendant que toi, des années après, tes rêves sont encore hantés de vos baisers, de chaque frôlement qui a pu vous électriser.
L’amour, c’est de la merde. Sous sa coupe, tu n’es qu’une victime, un pantin désarticulé qui ne voit même pas ce qu’il fait. L’amour rend aveugle. C’est pire que cela. Il te prive de tous tes sens, ce salaud. Plus aucun contrôle sur rien. Plus de maitrise sur ton tempérament déjà fort peu civilisé, plus d’emprise sur tes pensées qui ne cessent de dévier. Une victime.
Et Alec, les victimes, il n’aime pas cela. Encore plus quand il sait qu’il s’en octroie peu à peu le statut. Oui, il souffrait, oui son cœur se déchirait lentement, cette pouffiasse aillant rouvert des blessures à peine suturés. S’il avait su que ce n’était que le début. Il aurait continué de se droguer. Jusqu’à l’overdose. Ou non. Il se serait piqué une unique fois, à haute dose. Pour ne garder que le positif. Mourir avec l’esprit embrumé de ce sentiment malsain qui sur le coup lui aurait paru dès plus sain. Ahah, mais la passion est une drogue dure. Tu as beau avoir cette envie dévorante d’arrêter, tu ne peux t’en empêcher. Et chaque fois que quelqu’un d’attrayant croise ton chemin de damné, tu ne peux t’empêcher de le regarder passer, le ventre gargouillant de celui qui n’a rien mangé.

Se félicitant de son mode de vie d’antan, à consommer sans s’attacher, le démon se mit lentement en marche, absorbé dans sa réflexion. Oui, les paroles d’Avalon déclenchaient en lui une déferlante de haine face aux chaines qui l’écrouaient, le faisait prendre conscience de sa propre dépendance, et en même temps le confrontaient dans son choix de s’en éloigner. De ne plus y toucher. Mais ça… impossible de totalement le réaliser hormis en devenant moine bouddhiste perdu quelque part dans des montagnes arriérées et dépeuplées. Ce qui était hors de question. Retourner aux enfers ? Oui, une bonne solution. Laisser la folie totalement le consumer. Se détacher de toute rationalité et totalement s’abandonner à ses envies qui se profilaient, se bousculaient dans une tête surchauffée qui, pourtant, tentait de les brider. Car Alec n’était pas aussi rustre qu’on le croyait. Il se contrôlait toujours plu ou moins, ne laissant que ses projets les moins imposants se concrétiser. Il était conscient que s’il lâchait tout, laissait ses sentiments l’aveugler, rien ni personne ne pourrait le contrôler. Il sèmerait le chaos tout autour de lui sans jamais ne pouvoir ressentir aucune satisfaction. Et qui parle de déplaisir parle bien souvent de cercle vicieux. Tout s’enchaînerait, recommencerait sans jamais s’arrêter, lui se mutilant toujours plus, perdant de son humanité, les autres subissant l’animal déchainé qu’il serait.

Mais il est tellement plus facile de desserrer la bride, de laisser le soin aux autres de réparer les dégâts que l’on commet soi-même. Que cela est plaisant de laisser toute sa puissance s’exprimer, de voir la peur dans le regard, de sentir l’influence que l’on possède sur l’autre. Jouer de son angoisse, de son envie. Oui, le pouvoir aussi est moisi. Jusqu’à la moelle. Mais tu es déjà pourri Alec. Alors va y mon chaton. Desserre la bride, mon chéri. Amuse-toi au lieu de te forcer à te contrôler. Vois où cela te mène. A rien justement. Un cul de sac d’où te narguent les autres d’en haut. Arrête de chercher à être courtois. Pense à toi. Pas aux autres. T’es le seul que tu supporteras de ton premier jusqu’à ton dernier souffle. Vis en paix avec toi-même. Pas avec les autres. Tue les pour ce qu’ils t’ont fait.

Un grondement intérieur faisait vibrer ses cordes vocales à chaque fois qu’une pensée un peu trop plaisante forçait jusqu’à venir emplir toute son attention et le narguait. De longs frémissements le parcouraient, signe incontestable du désir qui montait. Les yeux fermés, il s’arrêta quelques instants. Respirant lentement, une deux, une deux, il reprit le contrôle de son cœur emballé, serra son poing trop doucement délié. Ils allaient payer. Tous. A commencer par toi. Et quand tu les auras tous butés, tu pourras aller te reposer, l’air de ceux qui ont bien bossé. Un long rire cruel ébranla ses lèvres figées dans le rictus malsain et mesquin qu’il affichait ostensiblement. S’ébrouant comme un chien qui prend conscience des saletés qui le maculent, il balança son joli costume dans le pot de fleur le plus proche et pivota lentement, humant l’air pollué de la ville à peine réveillée. Le chasseur s’éveillait. Lentement. S’échauffa. Lentement. Prenant conscience de chacun de ses muscles, il les étira. Lentement. Les sentant se délier, il fit craquer ses articulations, son regard commençant à fouiller les environs, sans tarder. Avalon n’avait pas pu filer très loin, il le sentait. Sa peur imprégnait chaque centimètre carré de cet espace à peine fréquenté. Son odeur putride d’humaine lui revint, lui soulevant un haut le cœur malgré le petit côté ébène qui y perlait.
Confiant, il se mit à avancer, en marchant. Laissant sa capuche masquer ses traits tirés, il enchaîna les pas, ne se pressant pas pour un sou. Silencieux et froid. Il ne croisa le regard de personne, n’adressa la parole à personne. D’abord parce qu’il n’y avait personne et puis ensuite parce qu’il était concentré. Depuis longtemps il n’avait pas ressenti ce plaisir vivifiant de traquer quelqu’un. Ses premières chasses lui revinrent brièvement en mémoire. La première tournait autour de la petite Adeline. Maline la gamine. Elle l’avait fait tourner un bon bout de temps, jusqu’à ce qu’il devienne fou. Il avait fallu toute sa bonne volonté pour qu’il retrouve sa tranquillité, puisse vraiment se concentrer. Il l’avait bien évidemment retrouvée. Cachée dans l’immense barbecue familial. Il se doutait qu’elle avait du changer bon nombre de fois de cachette mais restant à proximité de son lieu d’approvisionnement, il avait fini par la retrouver. Je ne vous dirais pas comment cela a fini. Mais cela sentait fortement le brûlé quand il quitta la maison, retournant rejoindre ses démons. Depuis, il avait appris à de quelque peu se contenir quand un animal il cherchait. Implacable, méthodique, ses hypothèses défilaient devant ses paupières plissées.

Il finit par s’arrêter, au bout de quelques minutes à peine de marche. Le regard vrillé sur l’artère principale qui se dessinait, il se demanda où elle avait pu filer. Avant, il ne lui aurait jamais couru après. Pas que ça à foutre de poursuivre une catin un peu trop malpolie pour se dompter. Et puis.. Constatant qu’il n’avait rien de prévu pour sa journée, il se dit que cela pouvait être amusant. Voire carrément drôle de se livrer à une petite chasse au trésor telle qu’elle le lui proposait. Sauf.. Qu’il n’y avait pas de trésor. Ou peut-être celui simple de chasser ? Ne vous méprenez pas, il ne traquait pas la femme, mais le gibier. Pas pour le relâcher, mais pour pouvoir apprécier sa peau refroidie, son sang glacé, la peur dans les yeux, les derniers soubresauts qui l’agitaient. Un cinéma vivant en fait. Qui n’épargnait ni les bruits peu ragoûtant, ni les odeurs écœurantes. Qui vous permet de rentrer dans cet état second si semblable à une transe, si essentielle pour vous sentir récompensé. Avant même de la trouver, il savait qu’il ne la tuerait pas. Ce serait bien plus drôle de jouer avec elle. Un chat blanc qui s’amuse de la souris qui est partie se terrer. Qui se donne le simple défi de la dénicher avant de lui donner quelques coups de pattes et la laisser filer. Jusqu’à la prochaine fois, réitérer jusqu’à ce, qu’épuisée, elle disparaisse à tout jamais, de quelque façon que cela soit. Revenant à la rue principale qu’il dominait encore, se tenant en haut de la pente qui descendait, il se dit que le plus intelligent aurait été d’y filer. Quoique la foule n’était pas si dense que cela. Une antilope en pleine steppe. Facile à repérer. Vu que la rue commerçante s’étendait sur quelques kilomètres et qu’il savait pertinemment, à juger par son expérience de coureur des bois, qu’il était impossible qu’elle lui ait déjà mis quelques kilomètres dans les dents, il laissa ses yeux observer méthodiquement les mouvements qui se passaient en contrebas. Personne ne se hâtait. Elle n’était pas là. Elle aurait pu marcher, pour mieux se fondre dans la masse. Mais Avalon n’avait pas ce côté méthodique. Soumise à sa peur. Gibier parfait, ses coups étaient déjà anticipés. Enfin, à moitié. Se détournant de la grande rue, il se tourna ensuite vers la première ruelle, la dévisageant à la dérobée. Cul de sac. A première vue, une ruelle peut engageante pour y aller. Même pour quelqu’un qui désire se cacher, ce n’était pas à première vue le lieu ou s’engager. Avalon n’avait pas eu le temps de se questionner. Ou alors, son intelligence de surdouée lui avait échappée. Il pivota donc lentement sur 180°C et se questionna quant à la légitimité de la seconde ruelle qui faisait face à la première. Sombre, assez étroite, elle n’avait rien de plaisant si ce n’est le noir compact qui l’accompagnait. Un lieu idéal pour aller se cacher. Cela dit, le démon ne négligea pas les autres ruelles qui pouvaient se situer le long de l’artère principale. Mais il se dit que dans tous les cas, sachant que grand nombres d’entre elles se finissaient soient en cul de sac comme la première, soient communiquaient avec une autre grande rue ou ruelle, il aurait soit l’occasion de relancer sa réflexion, soit continuer sans se questionner, suivant les relents déjà presque effacés de son aura effrayée et pourtant si déterminée. Envisageant le potentiel de la venelle qu’il observait à la va-vite, ses yeux grimpèrent lentement le long des pierres parfois mal posée jusqu’à atteindre le premier palier. D’une échelle extérieure.

Un petit sourire remplaça le rictus concentré de l’Homme qui réfléchissait, et il démarra au quart de tour, attrapant la barre qui maintenait l’équilibre entre les deux piliers, déterminant également la moitié de la hauteur jusqu’au premier palier. Sans souci, il s’y hissa, préférant de loin faire le singe que d’emprunter sagement les échelons qui l’attendaient. Il attrapa la barre suivante qui constituait également la barrière de la plate-forme, là pour assurer la sécurité aux pas doués qui peut-être ne voyaient pas le vide qui se profilait et étaient ainsi incapable de l’éviter. Parfois, il ne comprenait pas tout, m’enfin. Constatant le boucan qu’il avait fait en se hissant, il finit tout de même par docilement grimper comme un homme civilisé jusqu’à atteindre la hauteur convoitée. Il émergea sur le toit du bâtiment, laissant le vent beaucoup moins entravé venir le gifler. Il apprécia ses caresses et s’arrêta à nouveau. Bon, point de vue atteint. En forêt, on voit bien de petits miradors qui servent d’observatoire non ? Et bien les charpentes allaient l’aider à retrouver sa proie. De là haut, il pourrait la repérer, courant en contrebas comme une brebis égarée qui tente vainement de retrouver la bergerie sans trop savoir si elle doit y retourner pour ne pas amener avec elle le prédateur tant redouté. Bref, il évalua tout d’abord l’aspect solide des matériaux qu’il foulait, avançant parfois de quelque peu pour évaluer les distances qui séparaient les différents toits qui l’entouraient. Parfait, il pourrait switcher à souhait. Il se voyait déjà à la suivre de haut, condescendant, en sachant pertinnemment qu’il finirait par la récupérer. Mais sur ce coup là, elle l’avait sifflée. Il ne se doutait pas qu’elle se trouvait là, à quelques toits seulement de là. Lui la pensait bêtement en bas, peut-être trop influencé par son égo de mâle qui ne la pensait pas capable de s’élever vers le danger. Il s’avança donc vers le vide et d’un pas léger sauta sur le toit suivant, pliant les genoux au moment de la réception pour pouvoir encaisser le choc produit. Bien que la hauteur ne soit pas toujours très signifiante entre chaque charpente, le démon préférait jouer la sûreté, ne se souciant nullement du bruit qu’il faisait. Se mouvant lentement tant qu’il ne l’avait pas trouvée, il se répéta plusieurs fois que prudence était mère de sûreté, non pas par peur de se rétamer, ça, au point où il en était, il s’en foutait, quoique devoir abandonner une traque à peine entamée ne lui plairait guère. Non, il repensait à la petite Adeline dont la chasse avait duré beaucoup plus longtemps qu’elle n’aurait du, simplement parce qu’il s’était stupidement laissé emporté par l’impatience qui l’agitait. Pas deux fois la même erreur, mon chou. Avance tes pions en réfléchissant, doucement. Garde ton souffle pour le moment où tu bondiras pour aller la choper. En attendant, rampe parmi les fougères qui abritent ton chemin.

Tout en réfléchissant, il finit par atteindre le toit où Avalon se terrait, sans tiquer. Il ne l’avait ni vue, ni ne l’entendait, ce qui justifiait sa propension à continuer. Pourtant, le vent changea soudainement, lui apportant une bribe de fumet. Il se figea totalement, le front plissé. Avalon était passée par là, il le sentait. Les effluves et de son parfum, et un peu de sa peur vinrent l’entourer brièvement avant de s’en aller. Immobile, il réfléchit. Si de telles odeurs pouvaient venir lui chatouiller le nez, c’est que soit, il était déjà totalement tombé dans une folie démentielle qui risquait de virer à l’obsession, soit, option plus rationnelle, il l’avait sous-estimée. Avalon s’était hissée sur les auteurs et continuait d’avancer. Il s’accroupit pour ne plus être la proie du vent tumultueux qui risquait de lui faire perdre l’équilibre et laissa ses sens analyser ce qui l’entourait. Lentement, il quadrilla d’abord le terrain avant de continuer à avancer. Il dénicha ainsi une porte qui, il supposa, conduisait à des escaliers intérieurs. Avalon s’y était-elle aventurée ? Il se redressa et s’avança tout droit vers la porte, marchant désormais plus silencieusement, serein félin qu’il était. Arrivée à la hauteur de l’objet de sa venue, il tourna la poignée, constatant vite qu’elle était verrouillée. Soit Avalon habitait dans ce bâtiment et possédait peut-être la clé, soit elle ne s’y était pas rendue. La deuxième option lui parut être la bonne. En partant du principe qu’Avalon possédait la clé, elle ne se serait pas donnée la peine de monter pour passer par la porte du haut alors qu’il y avait plus simplement et rapidement une porte.. en bas. Elle n’aurait pas pris le risque de rallonger son chemin avec l’éventuelle possibilité de se voir rattrapée. Elle n’était donc pas descendue. Bien, cela aurait compliqué le tout pour le démon. Il pivota donc lentement sur ses talons pour retrouver une vue d’ensemble sur le toit qu’il piétinait silencieusement. Avalon, Avalon, où te caches-tu ma douce ?




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MessageSujet: Re: Une journée comme les autres {feat. Alec Hamilton} Mer 22 Fév - 17:33



Croyez-vous qu’il existe un monde souterrain. Un monde partagé entre ce que nous connaissons et ce que nous craignons?  ▬ Vanessa Ives


Reprend-toi Avalon, pensais-je en me tapant les joues. Il ne fallait pas que j'abandonne, du moins pas aussi facilement, peut-être était-ce aussi le souhait de Alec ? Il prenait certainement son temps et je ne savais pas si c'était une bonne chose. Il était clair que je jouais à son jeu sans que je le sache. Il n'allait pas gagné, du moins pas maintenant. Il fallait que je cache et je n'avais pas le choix de me rendre à la maison, car je ne pouvais pas me rendre à mon lieu de travail encore moins de me rendre chez Itsuke. Je ne voulais pas prendre le risque de me chercher de l'aide et de toute manière pour dire quoi ? Que je me fais suivre par un jeune homme ? Oh ça non... Tôt ou tard il allait me retrouver c'était une question de temps, bien évidement. Pas une minute de plus, je me reculais et prenais un élan avant de courir pour sauter sur l'autre toit en face de moi. J’atterrissais sur mes pieds sans difficulté, heureusement qu'il n'y avait pas tant de distance que ça entre les toits. Sans ralentir ma cadence je continuais de sauter de toit en toit en prenant bien des élans pour ne pas manquer un toit et de tomber bêtement du toit. À force de sauter ainsi, je perdais tout de même ma force de pouvoir continuer... C'était un effort physique qui me manquait, je n'étais pas très athlétique, ça paraissait à mon souffle court. Perdu dans mes pensées, je sautais, mais je manquais mon coup et je tombais pas comme je l'aurais voulu... Je m'accrochais rapidement au rebord du toit, je usais toute mes forces pour grimper sur le toit. Je me laissais rouler sur le côté avant de me relever et m'arrêtant quelque peu pour regarder autour de moi pour savoir où était mon chez moi. Je constatais qu'il restait au moins deux toit pour arriver à destination. Finalement ! Mais devrais-je ? Devrais-je plutôt l'affronter et lui montrer ce que j'avais dans le ventre ? J'ignorais, jusqu'à maintenant, ce que Alec pouvait faire... C'était probablement une mauvaise idée... Surtout qu'il veut faire ça pour se venger de Itsuke qui n'est pas revenu pour le confronter... Qu'avait fait Itsuke pour qu'il le mette en colère ? Je serrais les poings avant de frapper durement le murs de brique qu'il y avait sur le toit, une autre sortie pour se rendre sur le toit, du moins pour les habitants qui vivent ici. Je regardais l'état de mon poing et je saignais quelque peu, pourtant je ne sentais pas la douleur, du moins pas pour le moment. Je rebaissais mon poing penchant légèrement la tête sur le côté fixant le vide. Mon regard était sombre. Qu'aurait fait Ivy à ma place ? Non, Ivy ce qu'elle aurait fait, elle aurait profité de la situation et l'aurait laissé faire, puisqu'elle "l'aimait" si on peut dire ça comme ça. Elle n'est plus là, puisque je l'ai éliminé de mon plein gré, disons que Berserk l'a fait à ma place.  

Je lâchais un soupir avant de prendre un autre élan et sautait sur le toit en face de moi et je sautais une nouvelle fois sur un autre toit pour atterrir à mon bloc d'appartement. Il allait savoir où que j'habite s'il arrive à me retracer jusqu'ici... Je n'allais plus fuir et de toute manière je savais où qu'il habitait, peut-être que ce n'était pas plus mal que ça ? Mais qu'est-ce que je dis moi ? Oui c'est mal ! J'aime Itsuke et je ne vois pas de bonne raison pour qu'un autre homme sache où que je vis... Mais ça faisait un bail que je n'ai pas vu Itsuke... J'espérais qu'il s'en sortait. Il m'avait promit qu'il viendrait me voir pour m'expliquer les propos de Casey et ce qu'elle voulait insinuée, mais il n'est jamais venu, peut-être ne suis-je pas assez importante pour lui. Sur le coup de colère j'empoignais la poignée de la porte menant sur le toit et le serrait très fortement. J'appuyais mon front contre la porte en fermant les yeux, serrant les dents. Sans plus attendre, j'ouvrais la porte à l'aide de ma clé et pénétrait dans le bâtiment, fermant bien derrière moi. Je descendais l'escalier, tranquillement jusqu'à mon niveau. Je marchais lentement vers ma porte avant de l'ouvrir et la refermer verrouillant la porte. Je m'appuyais contre celle-ci et me laissait glisser pour m'asseoir sur le sol. Ma frange couvrait mes yeux tandis que je posais mes mains sur moi et allongeais mes jambes pour être tout de même confortable. Je laissais de côté mon sac qui contenait tout.. Qu'il me retrouve, je l'attend de toute façon je n'ai plus le choix de l'affronter, ayant nulle part ailleurs où me rendre, c'était ma dernière solution. Je restais dans cette position avant de me relever sans difficulté regardant la porte qui était derrière moi. Je ne savais pas où me rendre, mon appartement n'était assez large... Je décidais de rester debout en plein milieu de la pièce fixant le sol. Ma frange couvrait toujours mes yeux. Je songeais à la dernière fois que j'avais vu mon petit ami, c'était à la plage sur le ponton et que Casey est apparue de nulle part et nous avaient dérangés, Itsuke l'avait mit chaos, mais je l'ai arrêté avant qu'il aille plus loin, mais elle en avait profité pour se venger en particulier sur le cas de Itsuke. Moi, elle m'avait juste calmé en calant ma tête dans l'eau, elle aurait pu me tuer, car elle avait littéralement ma vie entre sa main, mais elle ne l'a pas fait. Elle a torturé Itsuke avec ses lames qu'elle possède dans sa canne, mais je me suis vengée d'une quelconque façon, je tenais son cou dans mes yeux, un peu plus et elle n'y serait plus, mais non, je ne suis pas comme elle, je ne tue pas les gens... Après elle est partie acheté des trucs de premiers soins tandis que Itsuke l'avait laissé filer, ça aurait fait plaisir à Alec de le voir dans cet état. Par la suite il m'avait demandé de partir puisqu'il voulait lui parlé seul à seul... Et plus de nouvelle, je ne suis pas mieux, je ne suis pas allée le voir à l’hôpital, c'était à cause de moi si il a été blessé. Je m'en suis voulue après tout ce temps, je m'en veux toujours, car je n'ai pas pu faire grand chose. Peut-être lui avait-il oublié ou même décidé de laisser ce qui s'est passé de côté ? Je l'ignorais, mais il a quand même oublié qu'il avait une embrouille avec Alec et qu'ils devaient arrangés ça sur des coups de poings, pourquoi suis-je dans cette histoire déjà ? Ah... Parce que je suis la petite amie de Itsuke, voilà pourquoi. Peu importe, pendant le temps de ma réflexion je restais toujours debout en plein milieu de l'appartement, où plutôt dire en plein milieu du salon, peut-être même Alec allait réussir à me trouver ici, qui sait ? Je l'attendais.    

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MessageSujet: Re: Une journée comme les autres {feat. Alec Hamilton} Dim 12 Mar - 12:53


Une journée comme les autres.





Il avança, prit le parti de continuer plein Nord mais fit rapidement demi-tour. Aucune piste de ce côté là. Le vent tournait, mais son odorat percevait tout de même les effluves d'Avalon. Et là… elles n'y étaient clairement pas. En l'approchant de très près toute à l'heure, il avait eu l'occasion d'ancrer son odeur dans un coin de sa mémoire, et il s'en servait désormais pour la retrouver. Pivotant lentement, il essaya les trois autres directions avant de se résigner. La jeune demoiselle s'était arrêtée ici et n'avait pas continué sur sa lancée. A n'en pas douter. Et à moins d'avoir sauté en bas au risque certain de se casser le cou et de se fracasser au sol… elle était toujours ici. Il balaya donc les lieux des yeux, se mit à fouiller les moindres recoins, s'avançant vers les bâches qui parfois obstruaient sa vision, soulevant, humant. Rien. Elle avait filé. Il du donc se résigner à la dernière option qui se présentait. La porte verrouillée. Elle avait dû l'emprunter. Revenant jusqu'à elle, il essaya une nouvelle fois de l'ouvrir, appuyant violemment sur la poignée, avant de finalement caresser le verrou d'un air pensif. Pouvait-il le crocheter ? S'accroupissant, il examina la sécurité, envisageant les possibilités de réussite qu'il avait. Elles étaient maigres. Il n'était pas un spécialiste du crochetage, mais se débrouillait quand même. Un petit peu. Il fouilla dans sa poche, attrapa les quelques outils qui constituaient son kit de crochetage et entreprit de s'attaquer à la porte. Même si la demoiselle n'était pas dans l'immeuble là, au moins, il aurait tenté. Introduisant les bouts d'acier et triturant la sécurité pour la faire céder, il demeura un petit moment ainsi positionné, concentré sur la tâche qu'il effectuait. Le verrou n'était pas de qualité extrêmement poussée, en même temps, la porte se trouvait sur le toit. Pas de quoi attirer l'attention. Mais, il galéra quand même suffisamment pour que la situation commence à l'échauffer lentement. Une fois qu'il eut réussi, il sauta sur ses pieds, laissant un cri de joie rauque lui échapper :

« BOOOOM ! »

Un sourire victorieux se peignit sur ses lèvres que l'écume commençait déjà à venir occupait. D'une main, il s'en débarrassa, pénétrant dans le bâtiment sans prendre la peine de vérifier que la porte s'était bien refermée. Si certains ou certaines voulaient en profiter pour s'inviter à la fête, que grand bien leur en fasse. Il descendit donc les marches en trottinant, aussi silencieux que possible, son regard fouillant les couloirs sombres environnant. Des dizaines de portes se dessinaient dans la pénombre ambiante et Alec savait pertinemment qu'il n'irait pas toquer à chaque entrée qu'il croisait. Non, le démon fila au contraire directement au rez de chaussée, pour pouvoir aller faire le fouineur du côté des boîtes aux lettres. Situées dans le sas juste avant le portillon qui menait à l'extérieur, il parcourut du doigt les étiquettes qui les ornaient, jusqu'à tomber sur le nom qu'il cherchait. Avalon I. White. Un petit rire le secoua tandis qu'il s'ébrouait, avant de se remettre à marcher. Je te tiens ma petite. Bien entendu, cette dernière habitait au troisième, et il allait, de ce fait, se taper à nouveau les escaliers. Mais… grand bien lui fasse, il aimait s'exercer. Tout heureux d'avoir retrouvé sa piste, il monta les escaliers en courant, ne ralentissant  pas lorsqu'il croisait des gens. Ils n'avaient qu'à croire qu'il remontait chez lui pour récupérer son portefeuille, son porte-monnaie, que sais-je, oublié. Sa respiration se fit de plus en plus haletante au fur et à mesure de son ascension, et quand il fut au bon étage, il se stoppa. Prit le temps de reprendre son souffle, de réajuster convenablement ses vêtements, de repasser une main dans ses cheveux en bataille, qui tombaient dans ses yeux agités. Le numéro 23. A pas lents pour ne pas qu'elle puisse l'entendre venir, il s'avança dans le corridor, s'enfonçant volontairement dans les ténèbres qui l'environnaient. Entre les murs impeccablement peints, il reconnut les fragrances de son parfum, et son épiderme frémit, satisfait de ne pas avoir perdu son nez, son impeccable aiguilleur lors de l'ensemble de ses traques. Le démon cultivait ce côté légèrement particulier, prenait soin de cette sensibilité qui lui permettait presque de jouer au chien. Ne nous y méprenons pas, il n'avait pas leur niveau et leur précision, mais à force de s'entraîner, il avait développé un état d'esprit particulier, une sorte de transe qui lui permettait de faire abstraction du monde qui l'entourait, de se concentrer uniquement sur les perceptions utiles que son corps recevaient, d'analyser seulement les sensations liées à ses folles courses-poursuites. Gagnant ainsi en efficacité, depuis qu'il s'y était essayé, jamais le démon ne l'avait regretté. Mais depuis qu'il s'était calmé, il avait craint d'avoir perdu, de s'être de quelque peu rouillé. Vraisemblablement pas assez pour qu'elle ne puisse le semer. Dommage, Bella.

Face à la porte, il hésita un fragment de secondes quant à l'attitude qu'il devait adopter et finalement, décida de sonner. Ce qu'il fit sans tarder, le timbre strident résonnant dans le calme mitoyen. Il se tut, ne prononça mot, se concentrant sur les bruits environnant sitôt que le son criant eut fini de retentir. Il n'entendait néanmoins rien. Pas un chat. Était-elle là ? Avait-elle déjà fui ? Il n'en savait rien. Attendant deux bonnes minutes, il réitéra pourtant, tout en plongeant déjà simultanément sa main dans la poche qui contenait toujours ses outils. Pourquoi ne pas s'essayer à d'autres types de verrou ? Après tout, c'est en forgeant qu'on devient forgeron, alors pourquoi refuser de s'exercer un peu plus ? Pas une minute de plus, et il se retrouva à nouveau accroupi, à crocheter un verrou, qui, cette fois n'était pas éclairé. Il procéda donc en fonction du toucher, s'habituant au côté rugueux des matériaux, à ne se fier qu'à ses doigts et à son oreille.

Clac. Ce petit bruit suffit à le faire rosir de plaisir. Décidément, rien ne lui résistait en cette matinée ! Satisfait, il laissa la porte pivoter lentement sur ses gonds, restant un instant dans la pénombre, pour ne pas trahir sa présence. Le soleil qui pénétrait dans l'appartement vint éclairer ses pieds, venant jusqu'à lécher son buste, mais fuyant son visage comme s'il faisait partie des empestés. Tant mieux. Par le faible visuel que l'ouverture de la porte lui laissa, il aperçut néanmoins le début de l'appartement d'Avalon. Face à lui, l'encadrement d'une grande baie vitrée se dessinait, dont le rideau cachait la moitié de la vue que cette dernière pouvait octroyer. A l'extérieur, il reconnut les silhouettes délicates de planches de bois recouvrant le petit balcon qui la bordait. Ses yeux perçurent un tantinet plus prêt le dressing de l'entrée, mais ne purent capter plus, les murs obstruant son champs vision. Et toujours aucun bruit, un silence religieux tombant sur les lieux. Le démon douta vraiment de sa présence ici, sa joie de la retrouver étant si grande qu'il en oublia de s'en référer à son nez. Avec un petit haussement d'épaules, il se dit qu'il pourrait toujours saccager l'appartement, tout retourner pour qu'à son retour, elle trouve sa marque et comprenne qu'il était passé. Qu'il l'avait cherchée, et qu'il reviendrait, maintenant qu'il savait où elle résidait. A la manière de laisser un message sur le répondeur quoi…



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MessageSujet: Re: Une journée comme les autres {feat. Alec Hamilton} Lun 13 Mar - 0:49



Croyez-vous qu’il existe un monde souterrain. Un monde partagé entre ce que nous connaissons et ce que nous craignons?  ▬ Vanessa Ives


Je n'avais pas bougé d'un poil. J'étais toujours là en plein milieu du salon fixant le vide. Un sourire avait naquit sur mes lèvres. Je glissais une main sur mon visage tandis que j'écartais mes doigts pour observer droit devant moi. Quelques minutes de plus avant que je ne contrôle aucune émotion, aucun de mes gestes, cela risque d'être intéressant. De ne plus se souvenir de rien... Je ne garantissais pas le fait que je puisse m'en souvenir un peu plus tard. Je retirais ma main pivotant sur moi-même pour regarder la porte. Il était là. Il avait même prit le temps de presser sur la sonnette. Je penchais légèrement la tête sur le côté souriant davantage m'éloignant quelque peu sans faire de bruit. Il fallait se faire discrète, n'est-ce pas ? Je me cachais dans le recoin de la pièce ne faisant aucunement de bruit. J'entendis des bruits au niveau de la serrure... Essayait-il réellement de crocheter le verrou comme ça ? Si il réussit il a mon chapeau. Un simple clac se firent entendre. Ah, il avait réussit. Il se permet d'ouvrir un peu la porte... C'était le moment pour moi d’interagir. Je me faufilais doucement derrière à porte avant de l'ouvrir brutalement, ce qui devait certainement surprendre Alec, je le tirais vers l'intérieur fermant derrière lui. Il était au sol et je m'approchais de lui d'un regard totalement neutre.

Tu comptais rester accroupis pendant longtemps ? Maintenant tu sais où que je vis, on est quitte puisque je sais également où que tu vis.

Dis-je en m'approchant de ce dernier. Je le regardais toujours m'abaissant à son niveau penchant légèrement la tête sur le côté. J'appuyais mes coudes sur mes genoux tandis que je soutenais mon menton aux creux de mes mains.

Tu en a mis du temps par contre... Je commençais à m'ennuyer, tient. Revenons aux choses sérieuses, veux-tu ? Une part de moi veux nier que Ivy n'est plus là pour faire sa maligne, mais l'autre part de moi, si je suis comme ça aujourd'hui ça veut dire uniquement une chose : Ivy et moi-même avions fusionné, mais cela restera notre secret.

J'émettais un ricanement avant de sourire en coin, mon sourire était malsain, oui, Ivy était toujours là, on formait qu'une désormais, cela pouvait expliquer certaine chose... Par contre ma démence, c'est totalement moi-même, pas Ivy, moi. Je l'admet que parfois je peux lâcher prise rien qu'en une fraction de seconde, que je veux tout détruire, jusqu'à brûler des bâtiments et oui j'irais jusque là. Du moins si c'était possible.

Cela explique pourquoi je ne pourrais pas te détester éternellement. Que je te déteste ou que je t'admire ça ne doit pas faire grand chose pour toi.

Soufflais-je presque à moi-même surtout la dernière phrase. Je me redressais finalement sur toute ma grandeur tendant gentiment ma main vers Alec, qu'il accepte ou non, ça m'était égal. Il était chez moi, donc je devais faire preuve de courtoisie à moins qu'il désire continuer ce qu'il avait commencé. Alec était mystérieux, je ne pouvais pas deviné ce qu'il avait en tête et en plus c'était un homme. Sans perdre une seconde de plus, je prenais sa main et l'aidait à se redresser, ouais je n'avais pas demander son avis, mais il ne pouvait pas éternellement rester sur le sol, si ?

 ▬ Maintenant que tu m'as trouvés, que comptes-tu faire ?

Demandais-je directement fonçant droit au but, car oui je désirais de le savoir. J'allais peut-être regretter lui avoir demandé, mais je ne voulais pas encore tourner encore du pot. J'étais prête mentalement et physiquement. Je ne sais même pas si c'est nécessaire... Il fallait que je m'y prépare. J'ignorais si c'était une bonne idée de lui dire qu'effectivement que Ivy et moi avions fusionné ? Ivy a toujours préféré Alec que Itsuke, la preuve elle arrêtait pas d'y penser... Par contre je ne peux plus lui parler, fusionner avec quelqu'un c'est avoir son vécu, ses expériences, sans parler des gens avec qui elle s'entendait bien ou non. Ni plus, ni moins. J'étais tout simplement la vraie moi.  

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MessageSujet: Re: Une journée comme les autres {feat. Alec Hamilton} Jeu 13 Avr - 9:56


Une journée comme les autres.





Assez fier de lui, le démon s'apprêta à se redresser. Bien que ce crochetage ne fasse pas parti de ses meilleurs temps, il trouva le timing plutôt passable et sourit, content de ne pas y avoir passé vingt ans. Alors qu'il s'apprêtait à se redresser, bandant déjà ses muscles, la porte s'ouvrit en grand, ce qui ne manqua pas de le faire sursauter. Immédiatement, ses yeux se levèrent vers l'actrice de ce geste. Avalon, ni plus ni moins. Cela ne pouvait être qu'elle. Fronçant les sourcils, il constata son silence et sa discrétion extrême. Hum.. Comme quoi, pas si blonde la jeune. Elle n'était peut-être pas qu'un boulet finalement. Il n'eut pourtant pas le temps de plus poursuivre sa réflexion. La main de l'ombre qui se tenait face à lui attrapa le pan de sa veste et le fit basculer en avant. Ses genoux rencontrèrent le sol rapidement et le démon lâcha un grognement sourd. Pouffiasse. Il ne se releva pas mais ses sourcils ne prirent non pas la forme d'incompréhension qu'ils avaient pu arborer jusqu'à maintenant mais l'envie dévorante de la baffer. Il sentit presque sous ses doigts la chaleur de sa peau, s'imagina presque les fumets de son sang qui se déversait. Un éclair fugace traversa ses yeux. Une flamme de désir s'embrasa alors que ses poings se serraient. Sa respiration devint haletante et saccadée. Ses yeux demeurèrent baissés. L'animal se réveillait. A la suite de toute traque, il venait toujours s'invitait, mais encore plus lorsqu'on le provoquait. Et Avalon n'était plus dans le camp des pacifistes vraisemblablement. Donc elle le cherchait. Irréfutablement. Se concentrant sur son souffle qui se hâtait, il ne la regarda pas. Même quand elle lui parla. Qu'elle aille se faire foutre cette petite pédante. Cette histoire d'Ivy, Avalon, Ivlon, il n'en avait que faire. Pas sa faute si cette fille n'était qu'une folle à lier, tout juste bonne à enfermer. Qu'elles fusionnent si cela leur chantait, qu'elles se cassent chacune de leur côté, grand bien lui en fasse, leur en fasse. Il ne tenait pas à ce que cette enfoirée devienne l'une de ses meilleures amies comme dans les contes de fées. Il s'en tapait. Elle était avant tout la copine d'un crétin, n'avait de cesse de fuir ses personnalités, changeait comme une girouette. Bref, pas de personnalité. Alors l'une, l'autre, ou les deux. Haussant les épaules, il grimaça, tentant de se rendre hermétique au baratin qu'elle lui desservait.

Il sentit uniquement sa présence, proche de lui. A deux pas. Son imagination le laissa croire au souffle de la jeune femme qui parvenait jusqu'à lui. Pourtant, malgré la distance qu'elle avait comblé petit à petit, il ne releva pas les yeux, ne desserra pas les poings. Il resta au sol, intérieurement recroquevillé sur lui-même, tentant de se maîtriser. Le ton calme d'Avalon l'y aida grandement. Elle ne chercha pas à attiser son fanatisme. Au contraire, sa voix posée résonna dans l'appartement. Elle se redressa lentement, tendit la main pour prendre la sienne, finit par s'en emparer sans lui demander son reste et il fut debout en moins de temps qu'il ne'en fut pour la réfuter et l'emmener promener. Sa main quant à elle se balada. Et en sprintant qui plus est. Sa paume vint claquer contre la joue d'Avalon alors qu'il la giflait, encore énervé de son propre coup sur la joue au centre-ville. Ils étaient quittes. Ses yeux se relevèrent alors qu'il recula de deux pas, précipitamment pour se mettre hors de sa portée. Ils se portèrent sur la marque rouge qui lentement se dessinait sous la violence du coup. Avalon s'était stoppée net dans ce qu'elle faisait. Il aurait pu regretter, mais cela aurait été gentillet. Or il ne l'était pas. Elle ne s'adressait pas à n'importe qui, mais à lui. Elle voulait jouer à venir le gifler. Il y en avait une qui l'avait frappé. Il avait répliqué. Mais cette personne n'était autre que Alice, c'était différent. Avalon n'avait aucun droit sur lui et si elle voulait s'amuser à celui qui cognerait le plus fort, il était partant. Ivlon ou pas, il dominait. Il le savait. Plus grand, plus lourd, plus sauvage qu'elle, il avait tout pour triompher. Avalon n'avait plus qu'à se jeter dans la mêlée pour se faire écraser. Un vague sourire se dessina sur les lèvres du démon alors qu'il écoutait la dernière phrase de la jeune femme. Ce qu'il comptait faire ? Cela ne dépendait que d'elle. Il ne prévoyait jamais les tournures que les événements prendraient. Il faisait partie de ceux qui ne prévoyaient jamais rien, vivaient au jour le jour, à la seconde près. Si elle faisait mine de répliquer, il l'attaquerait, ne la laisserait pas s'en aller intacte, déjà que cette garce avait voulu se jouer de son ego un peu plus tôt. Si elle reculait, la queue entre les jambes, il se calmerait, serait-peut-être apte à discuter. Si rien de tout cela ne se faisait, il n'en savait rien. Il verrait, s'adapterait.

Il se rappelait néanmoins de l'une de ses dernières phrases. L'une d'entre elles s'était détachée de tout ce qu'elle avait pu lui livrer. Elle le détestait et l'admirait à la fois. Quel curieux mélange. Il en fut néanmoins ravi. Cela induisait méfiance mais en même temps une certaine forme d’allégeance. Oui, non vous me direz mais si, il s'était compris. Avalon sombrait peu à peu, perdait de sa pureté, se souillait à chaque fois un peu plus. Le changement radical qui s'opérait chez elle le prouvait. Sa chevelure coupée, la proximité qu'elle même réduisait, sa capacité à trancher rapidement, son rythme d'élocution qui s'était accéléré. Autant de traits qu'il découvrait, qu'il ne reconnaissait pas chez l'ancienne Avalon. Dont il s'étonnait. L'ancienne Avalon se serait terrée sous le lit, aurait attendu qu'il s'en aille, déçu de ne pas l'avoir trouvée. Elle non, elle était venue lui ouvrir et c'est à peine si elle ne lui proposait pas une tasse de thé. La peur l'avait quittée. Il ne sentit pas une once de nervosité en son être. Ce constat le fit sourire, véritablement. Bientôt dans leurs rangs. Elle s'endurcissait, quittait sa timidité dévorante pour s'affirmer. Qui sait si le mélange final ne serait carrément pas mal ?

« J'en sais rien. Je me tâte encore quant à l'idée de t'en remettre une. La droite s'est défoulée, mais me reste la gauche, alors j'hésite. Tu me conseilles quoi ? »


Le démon vint machinalement s'adosser à l'encadrement de la porte, se plaçant nonchalamment dans le chemin de ce qui menait à la sortie. Son regard narquois vint sonder celui d'Avalon, curieux d'entendre de sa répartie.


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MessageSujet: Re: Une journée comme les autres {feat. Alec Hamilton} Dim 16 Avr - 2:10



Croyez-vous qu’il existe un monde souterrain. Un monde partagé entre ce que nous connaissons et ce que nous craignons?  ▬ Vanessa Ives


Tandis que je regardais le jeune homme aux cheveux blonds, sa main que j'avais prise pour l'aider à se redresser se baladait et atterrissait sur ma joue, l'écho du claquement de sa paume se firent entendre dans l'appartement. Je tournais ma tête sur le côté avant je porte une main sur ma joue. S'était-il vengé de la gifle que je lui avais donné tout à l'heure au parc ? Si c'était le cas, cet homme était terriblement rancunier et je l'ai giflé pour me défendre tout simplement, aurais-je pu me laisser faire en plein milieu du parc en question ? J'avais encore un amour propre envers moi-même, Itsuke n'était qu'une partie du fait que je refuse de même que je l'avais repoussé, mais au final à quoi cela avait servit ? À rien du tout. Il se reculait de deux pas, probablement de peur que je réplique, mais comparé à lui je n'était aucunement rancunière malgré mes nombreux défauts.

Je fixais longuement le vide tenant ma joue avant de tourner mon regard vers Alec tout en laissant tomber ma main le long de mon corps penchant légèrement la tête sur le côté. Je le regardais de mon air neutre avant de redresser ma tête pour me mettre bien droite, mais tout à fait confortablement. Si il pensait que j'allais me cachée en pleurant, il se trompait, cette Avalon qui était terrifiée est morte, enterrée, enfermée quelque part dont je ne veux même pas chercher, ça c'est fait en même temps que la mort de Ivy, du moins le fait que nous ayons fusionner. Toute cette histoire était compliqué pour rien et pourtant la Avalon que tout le monde a connu n'y ait plus. Je sombrais dans la folie quand je m'emportais un peu et j'appréciais moins certaine chose qu'auparavant, seul Itsuke qui me gardait vers la réalité que de la folie, sans lui je n'aurais pas pu proprement me contrôler et j'aurais définitivement sombrer dans cette folie, tout comme mon père en fait. Mes pensées aurait été sombre et folle. Je serais bonne pour l'asile, je l'ai toujours été et ce depuis que Ivy est au monde. J'ai coupé les ponts avec certains détails de mon passé et ça continue de jours en jours jusqu'à ce que je dise que le passé ne compte plus pour moi, mais le futur, oui. Bientôt ça sera le cas, il fallait que je sois patiente, mais curieusement si j'atteins cette folie je ne serais plus en mesure de me souvenir grand chose.  

J'en sais rien. Je me tâte encore quant à l'idée de t'en remettre une. La droite s'est défoulée, mais me reste la gauche, alors j'hésite. Tu me conseilles quoi ? .

Je glissais une main sur ma hanche tandis qu'il s'adossait contre l'encadrement de la porte, qui était celle de la sortie. Avait-il peur que je prenne la fuite ? C'était chez moi ici, pas chez lui. Je ne fuirais pas, j'étais prête à l'affronter, mais pas l'énervé encore une fois, j'ai retenu la leçon d'aujourd'hui.  

Je ne t'en veux pas, Alec, tout le contraire je comprend parfaitement... Disons que j'ai dépassé les bornes tout à l'heure tandis que tu ne semblais pas être totalement toi-même, du moins pas comme la dernière fois que nous sommes vus. J'ai joué un peu sur les mots et je le regrette en partie, mais comprend moi, comme toi j'ai eu des semaines assez alourdissant... Et je me suis malheureusement projeté sur la première personne que j'ai croisé, crois-moi ça l'aurait pu être une autre personne. Je ne dis pas ça pour que tu prennes en pitié ou quelque chose de ce genre, je tenais à te dire les faits uniquement.

Je le regardais retirant ma main sur ma hanche avant de détourner légèrement mon regard, ma joue chauffait toujours à cause du contact de ce dernier, ça m'apprendra pour la prochaine fois, je le mérite amplement, je mérite tout en fait. Je tournais à nouveau mon regard vers Alec restant totalement neutre.

Alors si ta main gauche veut également s'exprimer, fais-le. Je ne t'en voudrais pas du tout puisque je te le permet et si ça peut t'aider d'une quelconque façon de te défouler ne te gêne surtout pas. Surtout si tu as eu des journées assez merdique, vas-y défoule toi autant que tu le veux. Je suis rendue à un stade que de ressentir quelque chose est minible, mais lorsque je sortirais de ce stade il se peut que je me souvienne de rien de ce qu'il se produira.

Je lâchais un soupir entre mes lèvres en fermant les yeux et laissant le silence régner dans l'appartement pour laisser Alec réfléchir à ce que je venais de lui révéler. En gros mon sort m'importait peu, je me souciais toujours autant pour les autres que mon bien-être. Il pouvait faire ce qui me semble de mon être ça m'importait peu, comparée à avant je voulais toujours m'éloigner de cette emprise qu'il avait sur moi, mais tout ça à changer, j'étais prête à traverser humblement les événements que la vie mettait sur mon chemin, plus jamais je reculerais. Je les affronterais.

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MessageSujet: Re: Une journée comme les autres {feat. Alec Hamilton} Jeu 25 Mai - 23:25


Une journée comme les autres.




Le démon avait certes l’habitude de laisser de pesants silences venir s’immiscer au sein de ses conversations mais pour une fois, ce fut au contraire son interlocutrice qui l’initia. A la suite de la gifle qu’il venait de lui imposer, cette dernière se tut, radicalement. Tout son visage exprima l’incompréhension qui la traversa, et le démon ne lui en voulut pas. Il est vrai qu’il n’avait pas non plus comme coutume de battre les personnes féminines qu’il côtoyait. Voyez-y alors une manière de se réaffirmer auprès de cette Avalon métamorphosée. Qu’elle ait changé ou non, cela ne l’autorisait pas à l’attaquer. Quiconque prendrait la décision forte imprudente de s’en prendre à lui se verrait contraint d’en accepter les conséquences. Alec n’était pas du genre à laisser passer ce genre d’écarts. Avalon n’échappait pas à la règle, avec ou sans Ivy et il ne comprenait pas qu’elle ait pu lever la main sur lui. Alors oui, il était rancunier, alors oui, sa priorité était toujours de se venger de ce qu’on lui avait fait. Œil pour œil, dent pour dent.

Les doigts de la jeune humaine caressèrent lentement la zone qui fut agressée, prenant sûrement conscience de ce qui avait été fait. Bon, il n’y avait pas de quoi en faire tout un plat, ce n’est pas comme s’il l’avait battue à mort ou que sais-je, mutilée. Néanmoins, cela la marqua. Son regard déjà fort peu assuré vira à un vide affirmé. Ses yeux se perdirent dans la vague, le démon ne pouvant deviner ce qui la traversait.

Pour tout de même poursuivre leur petite conversation, désireux de toujours plus montrer qu’il ne se laisserait pas démonter par la petite sauvageonne qu’elle était, il formula ses pensées. Oui, il était toujours prêt à cogner, si l’envie de réitérer la reprenait, il ne se ferait pas prier pour répliquer. Il se pourrait même que par ce geste, Avalon soulage une pulsion insoupçonnée. Depuis combien de temps ne s’était-il pas battu ? Réellement battu ? Bien trop longtemps. L’envie ressurgissait peu à peu, venant réclamer son dû. Il aurait tant préféré voir Itsuke à ses côtés, que ce petit morveux vienne prendre la défense de sa chère dulcinée. Mais une fois de plus, il était absent. Fort dommage. Cela enlevait du piment. Itsuke était déjà bien baraqué, le combat en aurait été plus équilibré. Là, par la finesse du corps d’Avalon, il se savait large dominant. Et la jeune femme parut s’en être rendue compte au vu des paroles qu’elle choisit de formuler.

[color:7d67=#FFB6C1.]▬ Je ne t'en veux pas, Alec, tout le contraire je comprend parfaitement... Disons que j'ai dépassé les bornes tout à l'heure tandis que tu ne semblais pas être totalement toi-même, du moins pas comme la dernière fois que nous sommes vus. J'ai joué un peu sur les mots et je le regrette en partie, mais comprend moi, comme toi j'ai eu des semaines assez alourdissant... Et je me suis malheureusement projeté sur la première personne que j'ai croisé, crois-moi ça l'aurait pu être une autre personne. Je ne dis pas ça pour que tu prennes en pitié ou quelque chose de ce genre, je tenais à te dire les faits uniquement.

Quel changement radical ma beauté ? Alors avant tu voulais m’étriper, me fuyais comme la peste comme si je pouvais te tuer, et maintenant quoi ? Tu éprouves de la compassion pour moi. Quel retournement de camp en un simple coup de vent.

La jeune demoiselle lui servit ce qu’il prit pour des excuses mais les mots, bien que bien choisis, ne trouvèrent pas le cœur du démon qui ne s’en soucia pas plus que cela. Des semaines assez harassantes… Mais il fallait dormir, et non pas se traîner d’un bout à l’autre de la ville telle une hystérique, qui ne savait contrôler ses débordements d’émotions. La pitié du suédois ne fut pas, il ne la comprit pas. Du moins, ne voulût pas la comprendre. Qui était-il pour partager les douleurs d’autrui ? Chacun avait ses problèmes et cela lui convenait très bien comme cela. Il n’était pas du genre à vouloir endosser les souffrances des autres et encore moins compatir piteusement, à la manière d’une bonne âme suffisamment crétine pour vouloir venir en aide à la terre entière. Ce genre de personne qui n’a pas compris que les gens ne sont que sympathiques lorsqu’ils sont dans le besoin. Qu’une fois que leur ventre est rassasié, leur envie de boire douchée, se font la malle sans demander leur reste, sans s’enquérir de votre état à vous. Non, il n’était pas non plus l’un de ces petits anges lumineux débiles qui passent leur temps au service de la population. Il avait bien mieux à faire. Du moins… Pas à DT, il est vrai. Triste vérité.

Sa main se mouvant le long de ses hanches puis tombant définitivement le long de son corps, elle poursuivit :

▬ Alors si ta main gauche veut également s'exprimer, fais-le. Je ne t'en voudrais pas du tout puisque je te le permet et si ça peut t'aider d'une quelconque façon de te défouler ne te gêne surtout pas. Surtout si tu as eu des journées assez merdique, vas-y défoule toi autant que tu le veux. Je suis rendue à un stade que de ressentir quelque chose est minible, mais lorsque je sortirais de ce stade il se peut que je me souvienne de rien de ce qu'il se produira.

Le regard déterminé d’Avalon croisa celui du démon. Il ne lui avait pas connu pareille détermination et fut franchement surpris de sa proposition. Etait-ce lui où elle lui indiquait qu’il pouvait la frapper ? Hum… Etait-elle consciente de ce qu’il adviendrait s’il s’exécutait ? Il n’était pas certain qu’elle pourrait se relever. Mais.. il est vrai que les fourmis le démangeaient. Rien qu’un tout petit peu ne ferait de mal à personne, surtout pas à lui. Il ne pouvait en revanche l’assurer pour tout le monde. Le soupir qui s’ensuivit, dépassant les lèvres de la jeune humaine résonna dans l’intégralité de l’appartement. Et bien ? Où était la résignation, la résolution de ne pas plier qui quelques minutes encore auparavant l’occupait ? Elle s’était totalement envolée, vers quelque contrées encore inexplorées. Se raclant la gorge, le démon prit une voix suave et douce. Fausse amie, bien évidemment.

« Je suis déçu que tu me perçoives comme cela, comme un être assoiffé de sang, qui ne penserait qu’à te frapper. »

Sa main gauche bougea effectivement, dans le but de venir caresser la seconde joue d’Avalon, celle encore fraîche et préservée. Ces deux gestes simultanés, si opposés, représentaient à merveille le paradoxe qui l’habitait. Des gestes d’une extrême douceur lorsqu’il le désirait, le contraire violent et savamment balancé quand il ne désirait se masquer derrière quelques masques façonnés. A partir de là, comment démêler le vrai du faux ? Comment avoir un véritable aperçu de cette personnalité si changeante et déroutante ? Lui-même ne connaissait pas la véritable nature dont il était constitué ? Réduit à des instincts primaires, à une imprévisibilité qu’il devait aussi apprivoiser, il ne savait jamais sur quel pied danser. Aucun contrôle exercé. Pour quelqu’un qui était à ce point instable, mieux valait que les émotions qui le traversent ne soient des plus violentes. Sinon, certains quartiers de la ville risquaient de finir à feu et à sang, mis sens dessus dessous par de telles incivilités et ce assez rapidement. Nous cependant parlons bien gentiment du petit démon, mais au vu de l’évolution progressive d’Avalon, il allait pouvoir très bientôt en être de même avec elle. Son regard fou en disait long, ses muscles qui se crispaient de manière récurrente approuvaient ce qui ne cessait de sauter aux yeux de quiconque prenait le temps d’observer. Son âme glissait vers un chemin qui lui paraissait avoir spécialement été creusé, façonné pour que les marches adhèrent à son pied. Il n’y avait plus qu’à avancer. Qui sait si bientôt ils ne détruiraient pas ensemble ce qui pouvait constituer un temps durant leur quotidien bien aimé ? En y repensant les démons en général avaient cette capacité à ne rien laisser ordonné. Partout, il fallait qu’ils viennent fourrer leur grain de sel, passent tels de petits ouragans, qui, bout à bout, peuvent dépasser cet apriori d’impuissance que l’on pourrait au premier abord leur attribuer. Et les dégâts alors réalisés prennent rapidement quelques proportions inimaginables.

La différence entre Avalon et l’un de ces mini-ouragans était à ce jour son aptitude à vouloir se justifier, s’excuser. Bien qu’elle n’attendit aucune réponse particulière, aucun acquiescement du démon qui la toisait, le simple fait de l’avoir formué, d’avoir pu regretter l’avoir offensé le prouvait. Comme quoi, le sommet de la montagne était encore loin d’avoir été atteint. Mais le suédois pouvait faire confiance à la jeune femme, qui se dirigeait lentement mais sûrement vers la caste qu’il connaissait depuis maintenant quelques années. L’idée l’effleura de suivre la jeune femme jusqu’au bout. De ce fait s’empressa t-il de lui proposer :

« Tu as besoin de te défouler. Tu viens une fois avec mi à la boxe ? Ça te ferais du bien. Je te sens tendue. »

Proposition bien aimable pour un intérêt déguisé.




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MessageSujet: Re: Une journée comme les autres {feat. Alec Hamilton} Ven 23 Juin - 23:12



Croyez-vous qu’il existe un monde souterrain. Un monde partagé entre ce que nous connaissons et ce que nous craignons?  ▬ Vanessa Ives


Je m'étais en quelque sorte excuser de mon comportement à son égard. Je m'étais excusée de l'avoir frapper, mais il fallait qu'il comprenne que je n'avais pas apprécier son approche, donc le gifler était la seule chose qui m'étais venue à l'esprit. Ça n'a pas été la meilleure des solutions, je le savais très bien... Mais ce geste a été plus fort que moi. Un mauvais réflexe, mais je détestais de me faire toucher de la sorte par un homme qui n'était pas mon petit ami. Ivy l'aurait très bien prit, mais elle n'est plus là, donc ça me dérange énormément. Je voulais que ça fonctionne entre Itsuke et moi, pas d'embrouille, rien. C'était mon premier petit ami et j'avais peur de faire un faux pas... Je m'étais un peu égarée dans mes pensées et c'est Alec qui m'a ramené dans la réalité en se raclant la gorge.

Je suis déçu que tu me perçoives comme cela, comme un être assoiffé de sang, qui ne penserait qu’à te frapper..

Pourtant tu l'as bien fait, mais en même temps je le méritais, pensais-je en ne cessant pas de le regarder. On dirait que j'en avais de besoin, donc je ne pouvais pas être frustrée contre Alec pour toujours, c'était impossible. Une part de moi détestait ce jeune homme, mais l'autre l'adorait au plus haut point. Probablement le désir de Ivy, un sentiment que m'a laissé Ivy avant qu'elle disparaisse. La mains gauche de Alec bougeait, allait-il le faire ? Je m'attendais à une gifle, mais j'eu une caresse à la place. Il me caressait la joue, un geste bien différent que sur mon autre joue qui me faisait encore mal. Bon, ça ne me faisait pas si mal que ça, la douleur en elle-même se dissipait peu à peu. La "colère" qui était surgit de nul part c'était complètement dissipé. J'étais à nouveau calme, presque sereine juste au geste du jeune homme, incroyable n'est-ce pas ? Parfois je ne me comprenais pas moi-même, que je voudrais me gifler comme l'a si bien fait Alec.

Depuis la disparition de Ivy, je ne comprenais plus. Quelque chose en moi se formait, une forme inconnue, une bête enragée bouillonnait et espérait secrètement que je la fasse sortir en m'énervant. Je surnomme cette bête Berserk, du moins Casey la prénomme ainsi et j'ai commencé à comprendre pourquoi. Plus que je me perd, plus qu'elle prend place et me change en une personne que je ne suis pas. Je me met facilement en colère pour des idioties. C'était Berserk qui avait agit tout à l'heure, qui avait giflé Alec, je me suis mise en colère et parfois quand je le suis je peux oubliée certaine chose voir même ce qu'il va se produire... Bien évidement ces souvenirs me reviennent un peu plus tard, comme dans un flashback et j'ai également des flashback de Ivy quand je n'étais pas là, quand j'étais endormie. Je l'avoue. Je m'ennuie terriblement de Ivy, avec elle je me sentais moins seule plus productive... Sans elle on dirait que je broie du noir dans mes peintures que je fais présentement. Chaque œuvres représente quelque chose qui s'est produit voir même ce que je ressens, mais ceux qui les regardent ne voient qu'une oeuvre, rien de plus. Je peux être bien entourée, mais je me sens seule à l'intérieur. Cette Berserk me ronge de l'intérieur. Je la déteste. Elle a tué Ivy. Je lui ai dit des choses terrible, mais jamais je ne voulais qu'elle disparaisse pour vrai. Vivement que je trouve un moyen pour la faire revenir... On dirait qu'elle est là, quelque part en attendant que je la trouve, j'en étais certaine. Je sentais que ce n'étais pas le bon moment pour le faire. Je savais que si je ne le fais pas bientôt, c'est ma démence qui le remportera. Je ne serais plus moi. Je ne serais plus la Avalon que tout le monde connait. Je ne serais plus celle qui apprécie le moment présent tout en essayant d'oubliée le passer. Je ne serais plus celle avec qui on pourra rigoler. Je ne serais plus celle qui sait aimer... Si je ne fais rien, il sera trop tard et je peux uniquement le faire moi-même, personne ne peux m'aider, c'est impossible. Encore une fois je m'emporte un peu trop facilement que j'oublie la présence de Alec.

Tu as besoin de te défouler. Tu viens une fois avec mi à la boxe ? Ça te ferais du bien. Je te sens tendue. .

Tu as sans doute raison. Peut-être que j'ai besoin de me défouler...

Mes paroles était sur un ton peu détachée comme si je commençais à disparaître. Peut-être avais-je réellement besoin de me défouler sur quelque chose et non sur une personne... Je glissais une main dans ma chevelure avant de la déposer sur ma nuque soufflant quelque peu. Si je me déconnectais maintenant, ça risquait de ne pas être très jolie et Alec ne méritait pas ça, personne ne le méritait. Je voulais revenir comme avant, mais je devais avancer pour pouvoir le faire... C'était une proposition intéressante. Pourquoi refuser ? J'esquissais un bref sourire tout en ancrant mon regard dans celui de Alec penchant légèrement ma tête sur le côté glissant mes mains derrière mon dos.

Est-ce que tu te rends souvent au gymnase ? Si je me souviens bien, je n'y ai jamais mis les pieds là-bas. Comme tu peux le constater, le sport n'est pas quelque chose qui m'attire personnellement. Même à l'école je ne faisais jamais de sport par peur que les autres découvrent les cicatrices ainsi que les bleus que me laissait mon père... Pourtant je suis en forme, peut-être parce que je marche beaucoup ou comme tout à l'heure... Courir et sauter sur les toits... Quelles idées stupides que j'ai eu. Oui, je l'admet. J'en avais peut-être de besoin après tout...

Je repensais au fait que j'avais faillit tomber en bas du toit, quel magnifique mort n'est-ce pas ? J'ai le don de tomber n'importe où et n'importe comment. Toujours en vie malgré tout. Ce n'est pas comme si j'avais envie de vivre, mais ça me rappelait que j'étais à deux doigts de ne plus en être en vie. C'était ce coup de pied que j'avais de besoin pour me faire sentir que j'étais toujours en vie après ce que j'avais traversé. Je n'étais pas la seule qui avait un lourd passé, tous ici en avait un. Je n'exclu personne. Tous un passé douloureux que l'on tente d'oublié en faisant des choses que l'on n'aurait jamais songé.

Une telle proposition ne se refuse pas. Je veux bien. Quand voudrais-tu aller ?

Probablement maintenant puisqu'il l'a proposé, qui sait ? Que ça soit maintenant, plus tard ou demain cela ne me dérangeait pas, oui j'avais besoin de me défouler. Je regardais discrètement mon poing que j'avais frappé sur le mur, un peu blessé, quelques grafignes voir même un bleu, mais ça ne me faisait pas mal, du moins pas pour l'instant. Je détournais mon regard de mon poing pour regarder Alec en attendant sa réponse.

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