They've got to catch me if they want me to hang [Ft. Keithan S.Kahara]

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MessageSujet: They've got to catch me if they want me to hang [Ft. Keithan S.Kahara] Lun 22 Aoû - 19:32

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They've got to catch me if they want me to hang




Enfin une mission. Enfin on te demande quelque chose, tu commençais à croire qu’on t’avait oubliée. En effet, depuis ton arrivée à Damned Town, pas un seul signe de vie n’avait été donné de la part du Paradis. Tu t’ennuyais ferme et heureusement qu’Alec était apparu dans ton quotidien pour te divertir ou tu aurais fini par penser que tu aurais mieux fait de rester dans le jardin d’Eden. Mais, finalement, la sécurité s’était manifestée. Tu avais reçu des ordres de là-haut.

C’est pourquoi tu te trouves devant ta porte en ce matin brumeux. Tu t’es levée tôt pour éviter de croiser des promeneurs. Il faut aussi avouer que tu avais peur de tomber – par hasard – sur Alec au détour d’une rue. Il n’aurait fait que te retarder. T’éloigner du rôle d’espionne qui t’incombe.

Il est six heures lorsque tu fais vrombir ta moto à travers les rues silencieuses. Il y a un brouillard dans le soleil à peine levant. L’aube se dessine à l’horizon, pointe le bout de son nez dans de discrets nuages orangés. Il fait encore froid mais on sent que ce sera une belle journée.

Arrivée au temple, tu descends de ton véhicule et retires ton casque pour aviser les lieux. Tu observes rapidement les alentours.

Personne. Bien. Go.

Tu dois venir espionner cet endroit peu fréquenté de la ville. Apparemment, des démons y feraient du grabuge. Quelque chose se trame dans ce lieu dédié à la prière. Juché dans les montagnes, le temple se trouve au bout d’un chemin tortueux. La bâtisse est gigantesque. On devine qu’elle a traversé les âges et son style architectural japonais te fait voyager quelques instants. Les sculptures sont absolument magnifiques. Impressionnée par l’endroit, tu te laisses absorber par son aura mystique. Puis tu te reprends et avances rapidement, continuant de vérifier à chaque mètre parcouru que personne ne peut te voir. Avant de franchir l’entrée, tu enfiles la capuche du gilet glissé sous ta veste en cuir. Tu essayes de passer incognito, qu’on ne puisse pas te dévisager.

Tu avances en silence, jetant de furtifs coups d’œil autour de toi, toute de noir vêtue. Un chemin pavé de pierres te mènent jusqu’à l’entrée. La grande porte est bien évidemment fermée, n’accueillant les adeptes qu’à partir de neuf heures. Tu longes le mur et arrives devant une petite porte en fer noir. Elle est un peu rouillée. Elle dénote avec le reste du bâtiment. Derrière les barreaux, tu aperçois une cour intérieure. Elle donne sur un autre temple, plus petit. Tu supposes qu’il s’agit du lieu de vie des prêtres. Tu te demandes s’ils sont encore à l’intérieur ou s’ils sont déjà partis prier.

Une seule façon de le savoir.

Tu fais le tour pour essayer de trouver un moyen d’entrer mais reviens à ton point de départ. Tu te résignes alors à te servir de cette vieille grille pour te hisser à l’intérieur de la cour. Tu te saisis des barreaux et coinces ton pied droit entre un d’entre eux et le mur pour te porter en hauteur. Tu dois t’y reprendre à plusieurs reprises mais tu finis par sauter assez loin pour attraper le haut de la grille et tirer sur tes bras pour t’assoir à califourchon par-dessus. Tu galères légèrement à passer ton autre jambe, évitant de t’écorcher et ne voulant surtout pas faire de bruit. Une fois assise, perchée sur la porte, tu hésites à sauter directement. Tu jettes un dernier regard douteux aux alentours, mais tu es seule. Tu te laisses glisser et atterris avec agilité sur le sol en pierre. Tu te hâtes de rejoindre l’ombre et longes les murs.

Il faut avouer que tu adores ce jeu du ninja, où tu ne fais qu’un avec l’obscurité et te sers de ta souplesse et de ta dextérité pour te faufiler telle une petite fouine. Ça t’excite, comme un jeu d’enfant. Etre une espionne te va comme un gant.

C’est drôle… tant qu’on se fait pas prendre bêtement.

A pas feutrés, tu arrives près du temple miniature. Pour être sûre de ne pas être vue depuis l’autre bâtiment, tu préfères passer par derrière. Là, tu repères deux petites fenêtres au rez-de-chaussée.

Une fois en dessous de la première, tu jettes un œil à l’intérieur, accroupie. Un homme habillé comme un moine bouddhiste est assis par terre, sur ce qui te semble être un tapis. Tu ne distingues pas réellement les détails à travers les carreaux légèrement colorés et plutôt crasseux, ce qui tranche avec les dorures.

Sans te relever, tu avances tel un chat, une panthère noire, pour t’agripper au deuxième rebord de fenêtre.

Merde.

Quelqu’un est aussi dans la deuxième pièce : deux hommes qui discutent. Tu profites qu’ils aient le dos tourné pour attraper la moulure qui décore le toit de fenêtre. Un coup de pied sur la colonne au coin et tu te propulses sur le toit. Tes acrobaties risquent de faire du bruit et tu veilles à placer le bout de tes bottes au bon endroit. Tu te glisses près de la vitre de l’étage. Cette fois, la pièce est vide. On dirait une sorte de bureau, tu n’en n’es pas certaine cependant. Tu attends quelques minutes mais personne ne vient et il n’y a pas de lumière dans cette salle obscure. Alors tu te décides à y entrer pour chercher des informations.

Tu sors un poignard de ta poche intérieure et tentes de le passer entre les deux pans de la fenêtre. Tu arrives au verrou. Tu places l’arme contre le mécanisme et ingénieusement, tu fais sauter le loquet. Les battants cèdent et s’ouvrent dans un léger grincement. Tu te recroquevilles pour passer, l’ouverture n’étant pas très grande – tu manques même de tomber, de justesse. Une fois les pieds sur le parquet, tu refermes derrière toi, histoire qu’on ne se rende pas compte de ta présence depuis l’extérieur. Tu balayes la pièce du regard : la décoration n’a rien à voir avec les salles précédentes et ne ressemble pas à ce qu’on trouve dans les temples. C’est un bureau. Une grande pièce avec une armoire, une bibliothèque, une petite table avec une bouteille d’alcool en cristal, un canapé en cuir rouge et un style qui te rappelle un peu le dix-neuvième siècle. Tu souris. On dirait un décor de cinéma, qui représenterait ce que s’imaginent les humains concernant les vampires et autres créatures obscures. Si c’est un repère de démon, tu dois être au bon endroit. Et ce démon a de l’humour visiblement.

Tu avances jusqu’au bureau. Tu t’assoies dans le fauteuil en soupirant. Tu ne sais pas vraiment ce que tu es censée chercher. On t’a demandé des informations sur qui conspirerait ici et à propos de quoi. En aucun cas on n’a été précis. Tu hausses les épaules et décides de commencer tes recherches. Tu ouvres les premiers tiroirs, choisissant de regarder sur le bureau en lui-même en dernier – il faut être complètement stupide pour laisser quelque chose de potentiellement compromettant bien en évidence. Tu fouilles. Des papiers. Des chiffres. Des listes. Des livres de prières, d’Histoire, des recueils de poésie. Ce n’est pas vraiment organisé. Mais on n’a l’impression que c’est volontaire. C’est assez étrange.

Tu fouines depuis une dizaine de minutes quand tu entends des pas dans la pièce d’à côté. On vient.

Putain de bordel de merde !

Tu entends une clef se glisser dans la serrure de la grosse porte en bois juste en face. Tu as uniquement le temps de refermer le tiroir et de te jeter sous le bureau avant que quelqu’un n’entre…

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MessageSujet: Re: They've got to catch me if they want me to hang [Ft. Keithan S.Kahara] Lun 12 Sep - 19:29




   
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Ton souffle est apaisé, tes paupières à peine closes. Tu es immobile, les jambes croisées en tailleur, Ton esprit vagabonde dans la pièce qui t’entoure, détaillant les arabesques noires qui parcourent les murs, les dorures d’or encadrant les fenêtres et les portes, les statues massives imposant leur présence. Le silence t’absorbe lentement. Les contours de ce paysage se floutent. Une impression de légèreté s’empare de ton être, et descend en toi, passant par ton cou, ton dos, ton ventre, tes bras, tes mains, tes doigts, tes jambes, tes mollets, tes pieds. Puis plus rien. Ta tête doucement se vide de tes idées, tu oublies le monde qui t’entoure, et te recentre sur toi-même. La sérénité te gagne peu à peu et un dernier profond soupir te permet d’évacuer le reste de tes émotions.
Sereinement vide. L’expression qui caractérise le mieux l’état dans lequel tu te trouves. Il fait bon méditer au temple, tu avais oublié ce loisir merveilleux que tu adorais exercer. Maintenant, tu ne regrettes point, tu te sens si bien. Si tranquille, juste toi et ta solitude. Tu laisses tes épaules retomber et continue à travailler ce rien qui occupe ton esprit. Tu tiens à conserver ce sentiment lacunaire aussi longtemps que possible, tu ne sais pas quand la prochaine occasion se présentera. Ainsi te voici, au milieu d’une salle de prière vidée de ses habitants. Lorsque tu gravis les marches qui mènent à ce temple, t usais déjà que tu ne seras pas dérangé. En général, les moines sont rapidement au courant de ta venue ; ils font de leur mieux pour rester invisible et ne jamais croiser ta route, si bien que tu pourrais presque te croire seul dan l’immense bâtisse de style traditionnel japonais. La douceur immuable de l’individualité, comment ne point apprécier cela ? Tu ne comprends pas ces êtres, qui se réunissent toujours, agglutinés entre eux, à toujours devoir se parler et se rencontrer, pour des occasions plus stupides les unes que les autres. Non, toi tu préfère le divin toucher du silence et de la solitude, si reposants à tes yeux.

Tu restes un long moment dans cette position. Pas besoin d’ouvrir les yeux, tu sais déjà que l’encens de lotus s’est épuisé. Depuis le temps que tu pratiques l’art millénaire de la méditation, tu connais par cœur la durée de ces bâtons parfumés. Il est donc venu le moment de réfléchir. Tu rassembles tes capacités cognitives et des images défilent dans ton esprit. Damned Town, voici un mois que tu connais cette ville. Tu as déjà arpenté les rues principales, et les bois. Tu connais la montagne comme ta poche, et seul les mystères de quelques lieux persistent en ta connaissance. Tu as déjà revu Abra. A ton arrivée, elle t’a trouvé, pour soi-disant te faire payer ta venue mais… tu ne t’es pas laissé faire. Pugilat, affrontement, duel, tous les mots sont bons, mais malheureusement… il y a eu cet incident. Tu soulève ton index, mais le repose. Ce n’est pas le moment de ressasser des mauvais souvenirs. Alors tu décides d’analyser la situation et tes relations actuelles. Par la bouche de Luke, les noms d’Itsuke, d’Avalon, de Keichi, de Shiiro, d’Alec et surtout d’Alizée, ne sont plus inconnus. Tu sais néanmoins que d’autres arrivants sillonnent la ville de leurs pas. Julian, l’ange déchu, Casey, la diseuse de bonne aventure, Alexander, dont les rumeurs de son départ te sont parvenus de part son père, lors d’une réunion tu ne sais plus trop quand. Tu es persuadé que d’autres visages vivent dans cette cité, et tu espères rapidement faire leur connaissance, afin de pouvoir les ranger dans la catégorie qui te convient le mieux. Cela d’ailleurs t’étonne, car pour le moment, tu n’as parlé avec aucun démon, ce qui est fâcheux pour un roi des démons. Enfin, tu ne peux être partout à la fois, tu as suffisamment de travail à fournir depuis le palais. Pour le moment, pas de nouvelles d’Hannah, elle doit encore te chercher en Enfers. Quelle tête fera-t-elle le jour où elle débarquera ici ? Tu te le demandes bien…

Quand quelque chose vient de déranger dans ta sérénité. Un frisson, situé derrière cou. Une impression de froid au niveau des lombaires. Hum… tu n’aimes pas cela. Il va se passer quelque chose de négatif, qui ne va pas te plaire du tout. Mauvais sentiment qui se confirme lorsque tu comprends d’où provient la sensation. Une aura. Une aura… hautement pure, mais qui contient comme des interférences. Pas du même gabarit qu’un déchu. Non, plutôt comme si une tâche noire s’était écrasée sur une toile blanche. Intéressant. Sauf que l’aura semble se déplacer rapidement. Tu rouvres les yeux, de toute façon il te sera impossible de continuer la séance, tant cette impression t’intrigue. Tu te relève doucement, récupère ton Uchigatana et le porte à ta ceinture avant de traverser la pièce d’un pas ferme et décidé. Tu arpentes les couloirs, en suivant tes perceptions. Tu bouscules un homme saint au passage, le faisant tomber à terre. L’autre à ses côté baisse les yeux devant toi, de peur de subir ta colère. Tu file à toute allure, et tes pas résonnent dans les couloirs étroits. Puis tu t’arrêtes et changes de direction. Mais le chemin que tu empruntes ne te convient pas du tout. A cette vitesse, tu atteindras vite ton bureau, et tu sens qu’à chaque pas qui t’en sépare, la sensation s’amplifie. Quelqu’un n’a tout de même pas osé ?
En moins de deux, tu es devant la porte de ton repaire. Elle est fermée mais pas verrouillée à clé. Aucun son ne s’en échappe. Tu serres déjà les poings, et tu pousses doucement la porte. Il fait sombre à l’intérieur, tu n’aimes pas la luminosité. Tu entres sans te presser, tes yeux parcourant à toute vitesse les quatre coins de la pièce. Personne. Pourtant la sensation est toujours là, elle imprègne les murs, les meubles, les objets. Quelqu’un est dans ton bureau, tu en es persuadé. Tu ouvres le placard. Vide lui aussi. Tu ne comprends pas, il n’existe aucune cachette où l’entité aurait pu disparaitre. Tu avances encore, devant ton bureau. Les papiers dessus sont en désordre, les tiroirs sont ouverts. Tu fais un autre pas en avant, mais ton pied rencontre… un obstacle inattendu. Il n’y a pourtant rien sous ton bureau normalement. Tu donnes un petit coup, et touches une chose… molle. Molle ? Qu’est e qui pourrait bien être mou et se trouver sous... tu sais déjà la réponse. L’espèce d’ange est là-dessous !

Le sang bouillonne dans tes veines, tes pupilles se dilatent de mépris et de frénésie. Jamais tu ne pourras tolérer qu’un être divin de cette race aussi exécrable se soit introduit dans ton bureau et l’ai souillé de sa présence. Maudite créature ! Tes mains se posent fermement sur les bords de ton bureau, et c’est sans grande difficulté que tu le soulèves et le repousse de côté. Une forme, toute recroquevillée, tremble doucement. De longs cheveux noirs, des poignets et des bras plutôt fins… une femme ! Non seulement un ange, mais en plus une femme ! Trop, c’est trop. Sans aucune douceur, tu soulève de tes paumes le corps de la jeune demoiselle et le plaque contre la bibliothèque, laissant quelques livres tomber à terre. Ta main se colle à son cou et tu serres un peu. Tes yeux brillent d’une lueur malsaine, l’agate est presque ambre. Ton visage néanmoins reste presque équanime, à l’exception de ce sourcil un peu relevé, seul signe extérieur de ta colère immense qui fait rage à l’intérieur. Ton regard se plante dans celui sombre de l’intrus et tes doigts saisissent ses le bas de ses joues, comme pour forcer sa bouche à s’ouvrir et à te délivrer la réponse à cette question que tu vas prononcer, calmement, mais la voix teintée d’une octave extrêmement menaçante.

   
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MessageSujet: Re: They've got to catch me if they want me to hang [Ft. Keithan S.Kahara] Jeu 27 Oct - 19:57

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A peine les pas ont-ils franchi la porte que tu te raidis. Une aura opaque et intense envahit la pièce. Une sensation âpre, dure, lourde qui t’étouffe instantanément. C’est un démon. Il n’y a aucun doute à avoir là-dessus ; et à en juger par les frissons qui te parcourent, ce n’est pas un de ces vauriens qui venaient vous narguer aux portes du Paradis, non là c’est autre chose, un autre niveau, tu as changé de cour. Cette aura te rappelle celle d’Alec et tu fermes les yeux quelques secondes pour te concentrer, il n’est pas question de se mettre à penser à lui maintenant.

La créature s’approche, son aura t’enveloppe un peu plus, écrasante. Cette fois, tu rectifies ce que tu as pu penser. C’est similaire certes, mais différent de l’impression qui te submerge quand tu es avec Alec. Cette fois, c’est beaucoup plus concentré de mauvaises intentions. Tu n’as pas encore vu le visage de celui ou celle qui arpente le bureau que tu peux déjà affirmer que c’est quelqu’un de terriblement cruel. Ton expérience et tes sens affutés analysent les pas appuyés sur le sol, tu penses qu’il s’agit d’un homme. Il arrive d’ailleurs près du bureau et tu aperçois le bas de ses jambes et ses pieds, ce qui confirme tes prédictions. Tu te recroquevilles le plus possible contre la paroi du meuble, te faisant violence pour retenir ta respiration. Ton cœur s’emballe quand il fait un pas en avant et que son pied vient rencontrer le tien.

Putain. Fait chier.

Son pied s’avance, te donne un coup dans la hanche et tu réprimes un juron. Tu sais désormais que tu ne peux plus te cacher, il t’a forcément découverte. Et soudain, le bureau se met à flotter au-dessus de toi. L’homme s’en est saisi et le déplace pour te mettre à nu. Sortie de ta cachette, tu restes pourtant recroquevillée sur le sol, attendant la suite des événements sans appréhension. Tu sais que tu es dans la merde, pas besoin de stresser. Pourtant, cette satanée aura te fait trembler légèrement et tu n’arrives pas à contrôler ce réflex physique.

Le démon n’a pas l’air content. Du moins, c’est ce qui te paraît évident quand il t’attrape avec force et violence pour te plaquer contre la bibliothèque. Cette dernière tremble sur le coup, ébranler par le choc de ton dos contre ses étagères qui laissent tomber plusieurs livres sur le sol. Une de ses mains se loge sous ton cou et se resserre, t’empêchant de respirer convenablement. Tu viens resserrer tes poings autour de son avant-bras qui te maintient sans que tu ne contrôles tes mouvements, sur la défensive. Tu essayes de te dégager, même si tu sais déjà que tu devras user d’autre chose que de la force pour parvenir à te défaire de son emprise.

Le démon essaie de se contenir mais tu sais qu’il bout intérieurement d’une colère dévastatrice. Pas besoin d’être un expert pour le remarquer, ses yeux brillent largement dans la pénombre, le feu fulminant dans ses iris. Un sourcil arqué te juge sévèrement. Son visage est crispé, ses mâchoires serrées, il a l'air impassible. Et pour la deuxième fois de ta vie, tu te confrontes à cette beauté agaçante que semblent posséder les créatures de l’ombre. Ce type est beau, c’est infernal. C’est un grand brun, aux traits dur, avec un regard ambré qui te transperce. Un frisson parcourt ton dos. Pourquoi es-tu si sensible au charme de tes ennemis naturels ? Ça aurait tellement plus simple de se battre contre des monstres plein de dents avec une haleine putride comme on le voit dans les films.

Il plante ses yeux dans les tiens et son autre main vient se saisir de ta mâchoire comme pour t’obliger à parler. Quand sa voix menaçante résonne dans le silence de la pièce, tu arrêtes de gigoter. De toute façon, tu ne parviendras pas à t’enfuir, vu sa carrure élancée et musclée, tu ne feras pas le poids. Cependant, tes doigts continuent de serrer son poignet, t’assurant une prise.

Tu n'as rien à faire ici. Comment oses-tu entrer dans mon bureau sans ma permission petite fouineuse ?

Avec impertinence, tu pouffes, le défiant du regard.

Nan mais il s’est pris pour qui celui là ?

Il a une allure imposante, une autorité qui semble naturelle chez lui, un brin de prétention dans son attitude. Tu souris. Tu connais ce genre de comportement. Pendant quelques secondes, tu te demandes si tous les démons se comportent ainsi. Enfin, les puissants. Tu sais qu’il existe des créatures de bas étages qui ne ressemblent qu’à des ivrognes agressifs ou à des chiens affamés. Mais, ce genre de personne, imprimant leur présence et leur caractère dans leur posture et leurs paroles avec autant de facilité, avec une si forte influence, avec une aura puissante, c’est la première fois que tu en rencontres. Pourquoi au paradis ne t’a-t-on donné comme image que cette fausse réalité d’un monde décadent et avide d’horreur ? Pour éviter que tu ne tombes dans leur piège, certainement. Mais lequel ? Une chevelure blonde et deux océans agités vagabondent dans ton esprit et tu clignes des yeux pour les éloigner de tes songes.

Ça commence à vraiment me saouler de penser à lui. Je me fais pitié.

Tu réponds du tac au tac, ne cherchant pas à réfléchir à la situation. Comme à ton habitude, ton fort caractère et ton impulsivité parlent pour toi. Tu n’as pas peur de ce type, qui qu’il soit. Il ne te fait pas peur, tu ne vas pas trembler pour lui, même si son aura te pique les yeux. Tu ne vas pas ployer devant lui tel un serviteur soumis. Tu as conscience qu’il s’agit certainement de quelqu’un d’important au vue de la teneur de ta mission. Mais qu’importe. Tu sais que c’est très imprudent, surtout dans cette position, alors qu’il pourrait t’étrangler et mettre fin à ta courte vie d’une minute à l’autre. Mais tu agis.

Désolée, je faisais que passer. Mais si je dérange, je repasserai !

Tu dis ça avec ironie dans la voix, bien que tu aies du mal à parler facilement, sa poigne sur ton petit cou appuyant sur ta gorge et ses doigts contre tes joues t’empêchant d’articuler. Néanmoins, contre toute attente, tu souris.

Tu pourrais me lâcher maintenant ? C’est pas que tu me fais mal mais presque.

Tu sais que tu joues avec le feu, toi-même tu t’étonnes de montrer autant d’insolence. Tu imagines que la plupart des anges se seraient déjà fait dessus. Tu aurais pu comprendre, ce démon a l’air vraiment puissant. Tu te rappelles de tes propres parents, toujours inquiets de ton travail, admirant ton courage d’oser te frotter au mal. Tu méprisais leur peur. Toi tu ne ressentais que de l’émerveillement pour cet univers inconnu, telle une enfant découvrant le monde des bêtises. Tu n’as jamais compris ce besoin de paix hypocrite des anges. L’assurance dont faisaient preuve ces démons que tu croisais à Damned Town – certes au nombre réduit de deux – étaient nettement plus intéressante.

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MessageSujet: Re: They've got to catch me if they want me to hang [Ft. Keithan S.Kahara] Ven 28 Oct - 22:31




   
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Ta proie se débat, usant vainement de ses forces pour tenter d'esquiver à ton emprise. Elle gigote, prise dans la toile tissée par ton aura, ne prenant point conscience que chacun de ses mouvements l'épuise, et que bientôt ses forces l'échapperont. Ta captive te caresse les poignets de ses doigts fins, espérant desserrer un peu ce carcan formé de tes phalanges autour de son cou. Espérant ridiculement que ta colère soit passagère, espérant futilement t"échapper au plus vite. Elle fait erreur. Elle ne quittera pas cet endroit indemne.

Déjà, ton esprit se charge d'images délectables. Oui, tu lui feras regretter éternellement cet affront. Quiconque affronte le seigneur des démons en personne est voué au châtiment. Et tu ne te contenteras pas d'une douce punition. Non, tu la feras souffrir, aussi longtemps qu'il te plaira, jouant de ses nerfs avec le plus grand des plaisirs. Lentement, tu graveras dans son esprit le mot douleur et frustration. Quitte à la sculpter à nouveau, à remodeler son être selon tes désirs.

Tu sens ses membres trembler, sa peur qui se dégage. Son aura pure se débat face à la tienne. Mais son impuissance est dérisoire. Ton aura sinistre l'empoisonne déjà, s'infiltrant dans ses veines. Tu connais l'influence de la noirceur sur les êtres purs. Pourtant, tu la trouves peu résistante. Son âme se défend peu, elle accepte tes ténèbres avec une simplicité qui te décontenance. Enveloppe pure, mais intérieur pourri ? Non, plus complexe. Comme si quelqu'un t'avait devancé. Comme si quelqu'un de plus rapide avait déjà inscrit en elle les germes du Mal. Un travail prémâché, en apparence. Il ne te reste qu'à nourrir ces pousses, pour que l'arbre mort naisse en elle. Tu t'apprêtes à la corrompre un peu plus, quand une violent choc spirituel te percute. Pas si prête au final. Il te reste à faire. Décidément, ton prédécesseur est un incapable. Tu es tombé sur une proie coriace. Qui sait ce que te réserves cette charmante victime, dont le destin fut celui de s'offrir en sacrifice ?

Elle pouffe. Elle ose te défier de son regard. Et toi tu entres dans le eu, la fixant avec machiavélisme. Elle se présente à tes yeux, fraîche et ardente. Son visage dépeint son arrogance, illustrant certainement un caractère enflammé. Il ne te sera que plus amusant de la briser. De serrer ses ailes dans tes doigts et de les lui arracher. Puis sa voix file à toute vitesse, trahissant l'adrénaline qui se déverse en elle.

   
Désolée, je faisais que passer. Mais si je dérange, je repasserai ! Tu pourrais me lâcher maintenant ? C’est pas que tu me fais mal mais presque.


Un ton bien trop ironique et franc à ton goût. Elle manque de manière, sa politesse laisser à désirer. Un peu d'éducation en lui ferait pas de mal. Mais sait-elle seulement à qui elle s'adresse ? Aurait-elle seulement idée de la personne qui se tient devant elle ? Tu ne crois pas. Les anges sont de misérables ignorants, et de piètres apprentis. A toi de t'occuper de son cas. La main qui broyait les os de sa mâchoire s'élève, et vient gifler sa joue avec une force spectaculaire. Tu en décroche même une étagère, qui vient se fracasser au sol. Tes doigts se resserrent autour de son maigre cou, encore un peu plus, encore un peu plus. La tentation de l'étouffer est si grande.

   
J'espère bien te faire mal. C'est la maigre compensation en échange de ton arrogance. Non seulement, tu t'introduis dans mon bureau, mais en plus tu as l'audace de te moquer de moi. Et puis, tu empestes l'ange.


Oui, la faconde te vient avec la colère et le mépris. Encore une de tes habitudes cauchemardesques. Mais rien n'est joué. Ton genoux vient appuyer sur la cuisse de la demoiselle, là même où se situe la fameuse artère fémorale, moins connues que l'aorte ou la jugulaire, mais tellement plus efficace lorsqu'elle est tranchée. Appuyer dessus un petit moment l'empêchera de courir pour une dizaine de minutes. Elle fuira moins vite, la rattraper deviendra beaucoup plus amusant.

D'une voix semblable à l'obscurité, tu débutes son éducation.

   
Peu importe quel supérieur jugea bon de t'affecter sur cette mission, il voulait avec certitude que tu périsses. Les échecs précédents ne suffisaient-ils donc pas ? Quelle manie intrigante...  Vous les anges, jamais vous ne donnez toutes les informations. Dis moi qui t'envoies ? Seul une personne voulant ta mort serait capable de t'envoyer sur mon territoire.


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MessageSujet: Re: They've got to catch me if they want me to hang [Ft. Keithan S.Kahara] Ven 11 Nov - 0:25

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Tu sens l’aura qui l’entoure t’envelopper, venir te caresser et s’inviter dans ton âme. Elle essaie de corrompre un peu plus la fleur empoisonnée de ton cœur qui ne résiste pas. Tu ne peux pas t’empêcher d’être attirée par cette délicieuse tentation au mal même si tu trouves cet homme malsain. Dans un dernier appel de lumière, il se confronte à la candeur qui fait de toi un ange. Tu ne te laisses pas encore avoir si facilement, tu as de l’entraînement. Et cette aura transpire la malveillance. Tu l’entends encore murmurer des choses à ton oreille mais tu fais barrière tant bien que mal, utilisant les quelques ressources de pureté qu’il te reste.

Tu étais en train de fixer ses yeux luisants dans la pénombre quand sa main vient gifler violemment ta joue. Il a lâché ta mâchoire pour venir te frapper. C’est une brute sévère qui te malmène et une étagère se décroche sous la force du coup qu’il te porte. Elle s’écrase sur le sol dans un fracas. Ton visage est projeté sur le côté, des mèches de cheveux noirs venant fouetter ton front. Ta peau te brûle et ta mâchoire te fait mal. Tu sens le goût métallique du sang poindre sur ta langue, le bord de ta lèvre saignant légèrement. Tu te redresses, désormais très en colère. Tu expires bruyamment en le fusillant du regard, la fureur faisant pulser ton sang dans tes tempes. Tu resserres ton emprise sur son bras qui t’étrangles. Tu te mords la lèvre inférieure en ricanant. Tu sens alors ses mains encercler ton cou un peu plus fort, sa poigne appuyant sur ta gorge et te coupant davantage l’accès à l’oxygène.

J'espère bien te faire mal. C'est la maigre compensation en échange de ton arrogance. Non seulement, tu t'introduis dans mon bureau, mais en plus tu as l'audace de te moquer de moi. Et puis, tu empestes l'ange.

Tu souris à cette remarque et lèves les yeux au ciel d’un air ennuyé.

S’il croit qu’il sent la rose lui avec son odeur de démon assoiffé de sang !

Tu le défies toujours du regard, ne te laissant pas aller dans son petit jeu de soumission. Mais la colère fait désormais partie intégrante de ton être et t’étreint sévèrement, honteuse de s’être fait frapper. Tu ne supportes pas qu’il puisse lever la main sur toi. Il n’a absolument aucun droit sur ta personne.

C’est alors qu’il se rapproche de toi, te surplombant de plusieurs centimètres. Tu lèves les yeux vers lui, sans même ciller. Un frisson hérisse la peau de ton dos, le long de ta colonne vertébrale malgré cela. Ton impression est divisée face à lui, tu le crains sans le vouloir, ta peur devenant un réflexe naturel face au danger qu’il semble représenter. Mais ton esprit téméraire continue de le défier, de se rebeller sans cesse sans jamais vouloir accepter le traitement qu’il veut t’infliger.

Son genou vient s’appuyer sur ta cuisse gauche, au niveau de l’artère fémorale. L’afflux de sang se coupe sous l’effet de la pression à la manière d’un garrot. Tu sens ton muscle s’endormir. Tu serres les mâchoires en perdant ton sourire quand tu comprends ce qu’il est en train de faire. Tes yeux chocolat envoient des éclairs.

Peu importe quel supérieur jugea bon de t'affecter sur cette mission, il voulait avec certitude que tu périsses. Les échecs précédents ne suffisaient-ils donc pas ? Quelle manie intrigante...  Vous les anges, jamais vous ne donnez toutes les informations. Dis-moi qui t'envoies ? Seule une personne voulant ta mort serait capable de t'envoyer sur mon territoire.

Un petit sourire en coin vient souligner tes lèvres, tordant ton visage d’une moue mesquine. Tu réalises donc que tu n’es pas la première à venir ici. Il a cru bon de souligner les échecs précédents de tes collègues. Des incapables selon toi, tu n’oses imaginer la peur qui a dû les consumer lorsqu’ils ont dû se confronter à ce personnage. Tu te doutes que certains ont pu tout de même se trahir en essayant de résister, mais c’était peine perdue. Tu as pu le constater durant tes années de service à la sécurité du Paradis, la plupart des anges craignent les démons. Ils les haïssent, il n’y a pas l’ombre d’un doute là-dessus, mais ils ont souvent une angoisse latente qui les empêche de faire leur travail correctement. Votre formation consiste d’ailleurs à se défaire le plus possible de cette crainte. Chacun parvient à son degré de tolérance, de courage et de maîtrise. Pour cela, tu les surpassais majoritairement. Tu avais tes défauts comme ton manque de discipline, ton impulsivité et cette fâcheuse tendance à braver tous les dangers sans te soucier des conséquences. Mais on ne pouvait pas te reprocher d’être lâche, d’avoir peur et de manquer de sang-froid. Tu te demandes donc pourquoi on ne t’as pas envoyée sur le terrain plus tôt, cela fait des mois que tu es arrivée à Damned Town sans que l’on ne te donne de mission. Aujourd’hui tu apprends que plusieurs ont tenté le coup face à ce puissant démon dont, visiblement, la sécurité connaissait l’existence. Tu ne comprends pas pour quelles raisons elle a jugé bon d’envoyer d’autres agents que toi. Tu fronces les sourcils un moment, plongée dans tes réflexions.

Ce que tu ne sais pas, c’est que tu es leur dernier recours après tous ces échecs. On ne voulait pas se hasarder à te confier cette mission, le risque que tu te laisses corrompre dû à tes origines était trop grand, on a préféré d’abord tenter cette épreuve avec d’autres membres. Mais c’était peine perdue. Alors on s’est décidé à essayer avec toi, en croisant les doigts pour que tu en ressortes vivante et toujours aussi angélique.

Tu finis par revenir à la réalité et dévisages quelques secondes ton adversaire. Il faut que tu t’échappes, toute cette comédie a assez duré. Le fait qu’il insiste sur tes employeurs, sur ton destin tragique, sur tes agissements, te fait réaliser qu’il ne faut vraiment pas que tu laisses ce démon t’avoir. Tu es à la fois honorée de voir qu’on pense à toi pour une mission aussi difficile, même si ce n’était pas le cas en apparence, mais aussi très contrariée de constater que tu n’es qu’un second choix. Tu repousses ces pensées et te concentres sur la situation pour trouver un moyen de fuir. Tu visualises la planche de l’étagère à vos pieds et tu te souviens alors de la bibliothèque juste derrière toi. Tu sens une planche dans le bas de ton dos, au-dessus de tes fesses. Tes yeux analysent la scène à toute vitesse et ton cerveau tranche. Tu t’exécutes rapidement sans une once d’hésitation.

Tu ricanes à nouveau sans quitter son regard. Tu agis avec une célérité détonante pour être certaine qu’il ne puisse pas t’arrêter. Il ne doit pas vraiment s’attendre à un tel revirement de situation, toi qui jouais les frêles amusées. L’adrénaline pulse dans tes veines.

C’est ta mère qui m’envoie !

Tu lâches prise en même temps que les paroles assassines sortent de ta bouche, tu lèves les bras et attrapes un des livres restés au-dessus de ta tête. Tu le lances à la figure du démon pour attirer son attention sur l’objet et le déstabiliser. Automatiquement, il desserre légèrement sa poigne. Tu en profites pour saisir l’étagère dans ton dos et t’en servir d’appui. Tu te hisses avec rapidité et projettes tes jambes vers le haut pour les faire passer par-dessus son bras. Les heures passées à t’entraîner et à te battre te sont utiles. Sous ton poids, son bras plie et te lâche. Passant sur le côté tu lui décoches un coup de coude fulgurant dans les côtes avant de détaler. Tu passes la porte du bureau que tu voyais derrière lui depuis tout à l’heure, t’appelant à sortir.

Une fois dans les couloirs, tu cours le plus vite possible pour essayer de trouver une issue. Mais ta jambe te fait mal, cette pression qu’elle a subie et tes mouvements rapides pour t’enfuir l’ont affaiblie et tu te mets à boiter. Mal irriguée, elle te semble lourde et une douleur lancinante remonte jusque dans ton bassin et se ressent jusqu’on ton pied. Tu jures en serrant les dents.

Putain de merde c’est pas le moment !

Paniquée par cette blessure qui te ralentit, tu bouscules les moines qui croisent ta route sans t’excuser, leur hurlant de bouger. Tu avises une porte au fond du couloir qui semble mener dehors, tu te rue dessus en maltraitant le loquet. Mais elle refuse catégoriquement de céder malgré les coups que tu lui infliges. Tu sens l’aura du démon se rapprocher, il est forcément à ta poursuite. Tu prends alors un escalier dans la descente et tombes en voulant aller plus vite que ta jambe ne te le permet. Tu sens ta cheville se tordre, tes muscles se lamentant d’être ainsi brusqués et tu pousses un cri de douleur.

Putain de bordel !

Tu te relèves tant bien que mal et avances le plus vite possible en t’aidant du mur pour te soutenir. Tu arrives dans un autre couloir, le temple est un véritable labyrinthe. De peur que le démon ne te rattrape, tu décides de te cacher à nouveau, c’est ta seule solution alors que tu entends des pas se précipiter dans les escaliers, leur bruit menaçant résonnant dans le couloir désert. Tu pousses la première double porte et atterris dans une grande salle ressemblant à un gigantesque salon, une immense cheminée trône sur le mur sombre. Ta jambe te fait beaucoup trop mal pour que tu parviennes à trouver un endroit où te planquer. Il n’y a aucune issue et il est déjà trop tard, tu ne pourras pas lui échapper. Tu te traînes douloureusement jusqu’à un des canapés en tissu pourpre et te laisses tomber dedans en prenant ta cuisse entre tes mains pour la masser, essayant vainement de rétablir un semblant de circulation sanguine.

Le bruit du feu qui crépite dans la cheminée ne parvient pas à couvrir le bruit des pas de ton tortionnaire qui arrive à l’entrée de la pièce. Tu ne lui adresses pas un regard.

Je vais le tuer ce fils de pute.


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MessageSujet: Re: They've got to catch me if they want me to hang [Ft. Keithan S.Kahara] Dim 27 Nov - 18:40




   
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Comme ta proie se montre touchante à tes yeux ! Tu jouis de percevoir dans son regard une colère incommensurable mêlée à la peur que naturellement tu provoques. Son visage crispé dépeint parfaitement les sentiments contradictoires qui anime ce pauvre petit être enfermé entre tes doigts, tel un oiseau à l'aile blessée. Toi qui tiens sa vie au creux de ta main, ne t'emporte pas. L'ange s'acharne à te faire face, à te prouver dans son orgueil, que tu ne l'effraies point.
Mais d'autres sont venus, et tous se ressemblent. Gestes, attitudes, croyances, espoirs et peurs. Ils ne sont qu'une masse informe, moulés tour à tour dans le même matériau. Sans personnalité, sans désirs, sans rêves. Tu te dois de les supprimer pour les sauver de la fadeur de leur existence.

Pourrais-tu le croire ? Cela ne te ressembles pas, mais tu pourrais presque te contredire. La jeune femme que tu menaces semble particulière. Précieuse. Ne l'abîme pas trop, elle te sera utile à l'avenir. Les matériaux les plus précieux servent à la confection des meilleurs outils. Tout alchimiste doit se souvenir de cette règle élémentaire, pour toujours conserver le meilleur rang.

Alors que la situation s'apaise, ta douce victime en profite pour s'échapper de ton joug tout puissant.

C’est ta mère qui m’envoie !


Elle se laisse tomber en décrispant chacun de ses muscles. Son bras s'arme d'un de tes vieux grimoires. Elle le projette sur toi, et la surprise te fais desserrer ton étreinte. A l'aide d'une acrobatie simiesque, l'ange s'envole sans demander son reste, comme une proie à la poursuite de son refuge. Son refuge ? Quelle ineptie ! Ce temple est à toi, il est ton troisième royaume, et personne ne peut t'y semer. Ton esprit vacille entre rire et colère. Tu ne sais pas vraiment où te situer, la situation n'est pas aisée. Ton premier réflexe n'est autre que celui de balayer d'un revers de bras la rangée de livre de ton étagère, et d'envoyer valser tant de connaissances durement accumulées. Tu as choisis ton camp; ce sera la rage.

Chasseur, tu traques ta proie, essayant de guetter à chaque instant sa position à l'aide ton aura. Tu retraces mentalement son parcours. Ses empreintes ne sont pas encore effacées, son aura marque les pièces qu'elle traverse. Un petit soupire de satisfaction s'échappe de tes lèvres, ton piège est efficace. Ta proie, altérée, déambule lentement. Tandis que tu la suis, tu entends comme un fracas. S'est elle effondrée ? Tu le sauras bien assez tôt. Puis le silence. Seul tes pas résonnent dans les couloirs. L'ange ne semble plus bouger. Tu arrives dans les dernières salles, et ton ombre se dessine sur les murs des pièces, à travers les entrebâillements des portes. Une attirance émane de la dernière salle de l'étage. Le crépitement léger d'une cheminée t'indique que tu t'apprêtes à pénétrer dans la chaufferie du temple, un lieu secret et caché, interdis au public et à une grande partie des pensionnaires. Quoi de mieux comme cachette ? La créature irréfléchie t'a aidé sans le vouloir, merveilleux n'est ce pas ? Tu poses un pieds après l'autre, sans cacher ta présence, martelant le sol comme des avertissements. Puis tu entres, écartant légèrement le panneau de bois te séparant de ta victime, le regard noirci par ton désir inextinguible de sang.

Elle est alitée, exposée, se tenant vivement la jambe à cause de la douleur. Tu t'approches du canapé, sachant pertinemment que ta proie va se débattre.

Tu te déplaces, tournant autour du canapé écarlate, et te positionne face au visage douloureux de ta demoiselle. Du haut de ta personne, le regard écrasant le corps misérable de cette ange, tu sers et dessers tes poings. Tu sens ton sang qui subitement s'anime d'une ardeur longtemps assoupie.

Tu n'as pas choisi la meilleure des cachettes petite fouine, il aurait fallu penser avant de suivre aveuglément des ordres. Après un moment, tu n'es pas idiote, tu sais ce qui t'attends, n'est ce pas ?


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MessageSujet: Re: They've got to catch me if they want me to hang [Ft. Keithan S.Kahara] Dim 4 Déc - 3:30

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Finalement le chasseur pénètre dans la pièce. Il avance vers toi avec assurance, ton petit numéro ne l’a pas impressionné, il reste impassible et tu distinguerais presque son aura ténébreuse danser autour de lui. Tu l’observes approcher, le détaillant dans la lumière chaleureuse de la pièce. Seule la cheminée illumine la salle et donne une atmosphère rougeoyante à l’ensemble, les flammes amplifiant les teintes pourpres du mobilier. Les lueurs de l’aube commencent à poindre à l’horizon, le ciel se colorant d’orange sanguin qui mange le bleu pâle reposant et les profondeurs résistantes du marine de la nuit passée. Mais ce n’est pas le spectacle du levé du jour que tu observes, bien qu’il participe à l’atmosphère chaude de l’air autour de vous. Tes yeux sont arrimés à cet homme qui se tient désormais en face de toi. Il te surplombe de sa hauteur, te méprisant dans sa posture et dans son regard. Loin de l’ombre du bureau, tu peux désormais percevoir les détails de son visage et sa beauté t’apparaît avec une violence nouvelle. Tu esquisses un sourire discret alors qu’il te menace de sa voix grave.

Tu n'as pas choisi la meilleure des cachettes petite fouine, il aurait fallu penser avant de suivre aveuglément des ordres.

Tu cesses de masser ta cuisse, la douleur s’est estompée mais persiste. Tu grimaces légèrement et cales ton dos dans le fauteuil, fermant les yeux pour détendre les muscles de ton dos. Tu ne réagis pas à ses paroles. Tu le trouves hautain. Des images se multiplient dans ta mémoire. Tu ne peux t’empêcher de le comparer à Alec encore une fois, car lui aussi est d’une arrogance insolente. Mais elle te paraît plus douce, parfois amusante et fragile. Alors que ce démon est l’archétype même de la vanité. Son orgueil se lit à travers ses gestes et sa façon de te prendre de haut, ses yeux et sa voix. Son être transpire la prétention et l’égoïsme. Ça te dégoûte.

Mais bordel ce qu’il est beau. Tu songes quelques secondes à un tableau de l’enfer, toutes ces gravures de mode se pavanant en buvant du vin devant un jeu d’échec. Tu pouffes devant l’innocence de cette imagination, on dirait une représentation d’un monde riche et vaste, comme des stars intouchables. Une illusion faste. Parfois, tu te demandes d’où tu peux sortir de telles comparaisons. Ta naïveté se reflète dans ces pensées que tu balaies distraitement, revenant à la contemplation de ce démon surpuissant. Car il l’est pour sûr, tu n’es pas dupe. Cette aura ne te trompe pas, son attitude, cette attirance qu’il exerce sur ton être, tu n’es pas stupide, tu l’as perçu. Tout coïncide. Mais tu le regardes droit dans les yeux sans ciller, qu’importe.

Tu n'es pas idiote, tu sais ce qui t'attends, n'est ce pas ?

Il a lu dans tes pensées. Tu sais pertinemment que tu vas devoir l’affronter si tu veux avoir une chance de sortir d’ici vivante. Le conflit est inévitable. Sans quitter ses yeux dont la couleur reste indéfinissable, tu acquiesces en te mordant la lèvre inférieure nerveusement. Tu ne comprends pas cette réaction exagérée de ton corps face à ces démons. Un magnétisme envoûtant qui s’accroche à toi avec une bestialité torride. Comment lutter contre ces créatures démoniaques qui semblent refléter tout ce que contient la définition d’érotisme ? Tu as toujours été sensible au charme des hommes, des femmes aussi d’ailleurs, sans tomber dans l’excès. Tu aimes le jeu de séduction et n’étant pas du genre à t’attacher – enfin, habituellement – tu as eu plusieurs expériences fortes agréables. Mais te confronter à de tels personnages est une épreuve pour ta sensibilité charnelle.

La température de la pièce tranche radicalement avec la froideur du bureau. La cheminée réchauffe l’enceinte de ses flammes paisibles. Tu fais glisser la fermeture de ta veste en cuir et t’en débarrasse en la jetant un peu plus loin sur le canapé. Tu répètes l’opération avec ton gilet à capuche pour te retrouver en débardeur, bien plus confortable dans la touffeur naissante. Tu pousses un petit soupir d’aise en t’installant plus confortablement sur le fauteuil. Tu essayes de te détendre tant bien que mal. La colère est une émotion que tu maîtrises difficilement. Quand elle se présente, tu la contiens jusqu’à ce qu’elle explose. Tu la sens, elle bourdonne, elle frétille, elle chatouille ta peau en poussant des petits gloussements indécents. Comme une petite fille espiègle qui veut faire des bêtises. Son rire t’agace. Tu as l’habitude de laisser s’exprimer ton impulsivité, tes émotions étant toujours spontanées et sincères. Devoir retenir la rage qui t’anime est compliqué. Ce démon t’a frappée. Tu marches à la provocation, tu as du mal à réfléchir avant d’agir et tu essayes de ne pas réagir comme un animal furieux. Pour une fois, tu mesures le danger et comprends qu’il va falloir évaluer l’adversaire avant de frapper aveuglément.

Son aura vient encore te caresser et la vigueur qui pulse dans tes veines lui répond. Les battements de ton cœur s’accélèrent. Tu ne peux pas retenir cette réaction, elle est incontrôlable. Alors tu continues de l’observer, pour ne pas céder, pour te donner une contenance et montrer ta détermination. C’est un exercice redoutable. Il sert les poings. Les desserre. Les resserre. Lui aussi tente de dominer ses émotions. C’est flagrant. Pupilles interposées, duel d’iris, quand les âmes s’entrechoquent par leurs portes ouvertes. C’est dans ce genre de moment, en présence d’un tel homme, que tu aimerais être ce genre de femme avec une confiance à toute épreuve, sûre d’elle et de ses charmes, assumant son corps, sa féminité, voluptueuse. Tu voudrais avoir l’assurance nécessaire pour entamer un jeu de séduction, pour inclure ton corps dans la partie, t’aider de cette ressource alléchante qu’est celle du charme. Tu aimes les flirts, encore faut-il les débuter et avec des ennemis c’est d’autant plus épineux. Tu les admires ces succubes intrigantes qui envoûtent les autres par un simple mouvement de main dans les cheveux. Un instant tu te demandes si ce genre de jeu fonctionnerait sur un démon tel que celui qui se tient droit devant toi. Peut-être, qui sait ?

Ce serait amusant. Puis bon c’est pas comme si j’avais des comptes à rendre à quelqu’un. Il m’a jetée. En fait on n’a même jamais été ensemble, au final. Ça serait l’occasion de l’oublier définitivement. Je donnerais cher pour voir sa réaction s’il l’apprenait. Il serait fou de rage certainement. Ça serait bien fait pour sa gueule. Euh… Pourquoi je pense à tout ça moi encore ?

Tu reprends tes esprits. Cette option n’est absolument pas envisageable. Déjà parce que tu aurais peur de te laisser dévorer par sa noirceur, d’autre part parce que ce démon n’est pas seulement beau à mourir, il est terrifiant, et pour finir, tu n’as absolument pas l’audace de jouer cette carte. Sûrement pas dans cette situation. Tu n’es pas ce genre de femme et tu ne le seras probablement jamais.

Après ce silence, alors que tu le fixais avec aplomb, tu décides de précéder les hostilités par des présentations. Le calme avant la tempête.

Je suis Alice Green. J’ai pour principe de pas tabasser un inconnu alors aurais-tu l’obligeance de décliner ton identité ? C’est histoire de pouvoir me vanter une fois que je t’aurais défiguré.

Tu lui décoches un petit sourire amusé, comme si tout était un jeu, mais tes phalanges se recroquevillent, ton pouls s’accélère et tu te mords la lèvre, impatiente de frapper. Frapper pour oublier, pour te libérer et te dérober.

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MessageSujet: Re: They've got to catch me if they want me to hang [Ft. Keithan S.Kahara] Mar 20 Déc - 14:51




   
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Air électrique, tension palpable du bout de tes doigts. Comme si le tonnerre se retenait, prêt à gronder et à s’abattre impétueusement sur le fou qui oserait s'aventurer par temps d'orage dans la montagne. La pression est insoutenable, et vos tremblements de colères trahissent vos canalisations respectives. Difficile de se retenir face à l'incarnation même de ta haine. Cette ange te rappelle Hannah. Aussi arrogante, aussi brutale, aussi provocatrice, aussi impulsive...et aussi fragile. La beauté de cet être t'attire autant qu'elle ne te révulse. Si seulement elle était née avec un autre caractère, dans un autre camp. Tu l'aurais dévorer sans hésiter. Cependant, cette femme angélique n'est bonne qu'à servir ta cause. Tu ne la toucheras pas, tu ne lui laisseras pas cet honneur. Même si ce serait porter un coup bien placé dans l'orgueil démesurée de ta rivale. Il suffirait de la salir un peu, d'étaler plus encore les ténèbres sur son tableau, pour la rendre méconnaissable. Que donnerais-tu pour arracher à cette femme son sourire niais qui réveille en toi ta rage.

L'étouffante chaleur de la pièce n'aide en rien les deux parties à rester calme. Elle ne fait que forcer les nerfs, les étirer et les travailler pour les épuiser. Tu jettes un regard vers les flammes qui se dandinent dans leur prison de pierre, puis déploie ton aura vers elles. Les flammes vacillent, et se replient légèrement, terrifiée par la noirceur de ton aura. Tes yeux d’or perdent un peu de leur brillance, et tes phalanges se détendent. Tes épaules s'abaissent de quelques millimètres et ton souffle se régularise. La sérénité regagne ton être lentement, comme elle devrait toujours l'être. Cette peste se moque de toi, elle ne fait que jouer de ta patience. Les autres avant elle, tu les as tués sans réfléchir, mais elle. Elle possède une chose spéciale. Des traits démoniaques, qui t'empêche de la sacrifier. Sans son aura presque pure, elle pourrait faire partie de ta meute de démons. Il suffirait juste de la remodeler, pour la faire tienne; une petite demoiselle obéissante. Cependant, tu y perdrais au change, elle n'aurait plus son caractère - auto - destructeur qui pourrait presque te séduire, si son défaut majeur d'être un ange ne venait pas gâcher ce bout de chair tendre à souhait.

Tu observes ta proie se dévêtir, perdre son attention dans ses réflexions profondes. A quoi peut-elle bien penser ? Que lui passent-ils par la tête ? Si tu avais une moindre touche de pitié et de compassion en toi, tu pourrais la comprendre, essayer de te mettre à sa place. Mais tu n'en as pas envie. Quoique, tu sais très bien ce qui va lui arriver, puisque tu t'apprêtes à t'occuper d'elle comme il se doit.

   
Je suis Alice Green. J’ai pour principe de pas tabasser un inconnu alors aurais-tu l’obligeance de décliner ton identité ? C’est histoire de pouvoir me vanter une fois que je t’aurais défiguré.


Sa réponse cinglante ne t'affectes plus, tu l'ignores sans demander ton reste et t'approche. Tes doigts se dégourdissent en pivotant, et ton visage s'efface de toute émotion. Tu es disposé à agir comme il le faut, à faire comprendre à cet ange que cette orgueil dont tu fais preuve n,'est en vérité qu'une façon de prévenir tes victimes du destin tragique qui les attends. Mais pour ceux qui comme elles te sous-estiment, la chute ne sera que plus spectaculaire.

   
Enchanté Alice Green. Si tu ne le savais pas encore, je suis Dragoñ, souverain des démons, et le temple où tu trouves se situe sur mon territoire. J'espère pour toi que ne comptais pas rentrer avant le soir, car je crains qu'il ne soit trop tard.


Ta main s'empare de son bras gauche, et sans douceur, tu la soulèves pour la remettre debout. Tu serres avec force, sans non plus lui broyer les os, avant de la jeter au sol pour lui faire mordre la poussière. Mais tu gardes prise, et juste avant qu'elle ne touche le sol, tu effectues un mouvement rapide en arrière, dans le sens opposé à sa chute, la relevant brusquement. Tu entends un craquement retentir, certainement une partie de son bras. Il est vrai que tu n'as pas cherché à mesurer ta force, et tu ne sais pas quelles en seront les conséquences, même si tu paris sur le fait que la douleur sera de la partie.

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MessageSujet: Re: They've got to catch me if they want me to hang [Ft. Keithan S.Kahara] Jeu 22 Déc - 2:33

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Il est tellement guindé. Froid et strict, comme un morceau de glace. Il n'affiche aucune émotion même si la colère vibre dans son corps et danse à l'intérieur de son âme. Tu admires cette contenance affirmée, cette détermination de maintient, comme une déshumanisation partielle. Pourquoi s'efforcer à dissimuler des sensations et des sentiments apparents ? Vous n'êtes pas dupes et devinez les intentions de l'autre, pourtant une relation hypocrite de semblant de courtoisie semble vouloir perdurer. Le calme avant la tempête comme on dit.

Enchanté Alice Green. Si tu ne le savais pas encore, je suis Dragoñ, souverain des démons, et le temple où tu trouves se situe sur mon territoire. J'espère pour toi que ne comptais pas rentrer avant le soir, car je crains qu'il ne soit trop tard.

A l'annonce de son nom tu retiens un petit rire nerveux et détournes le regard, tes doigts devant la bouche pour dissimuler ce sourire moqueur.

Sérieusement ? C'est quoi ce prénom ? Il se paye ma tête. Le mec se la joue à fond, il est hilarant. « Je suis Dragon, souverain des démons, craint ma toute puissante ».

Tu l'imites mentalement, prenant une grosse voix intérieure à la manière d'un méchant de dessin animé. Tu t'amuses de cet homme et de sa comédie pittoresque qu'il voudrait te faire partager. Mais tu n'es pas de ceux-là. Ce jeu de pouvoir te dépasse et loin de toi l'idée de faire des courbettes devant celle qui est censée être ta propre reine, Abra. Même si tu fais partie de la sécurité, ton esprit rebelle ne se plie pas vraiment à cette entité divine que tout le monde vénère au Paradis. Tu n'as jamais eu l'occasion de la rencontrer personnellement, tu l'as seulement croisée à loisir. Elle t'est toujours apparue comme un ange pure et lumineux, beaucoup trop incandescent à ton goût. Limite, elle pique les yeux. Tu n'es pas du genre à être éblouie par cette pseudo perfection incarnée. Tes parents l'admiraient plus que tout au monde, ce qui provoquait en toi une vague incompréhension, doublée de hauts le cœur pour ton côté obscur inconscient. Qu'il se déclare au rang de seigneur devant toi, comme si tu allais te repentir de tes pêchés face à cette découverte, comme si tu allais soudainement regretter ta venue, comme si son nom allait provoquer en toi un appel à la raison, ne t'atteint absolument pas. Pour preuve, tu en ris.

Mais alors que tu ne t'y attendais pas, il s'empare de ton bras gauche avec violence. Cet homme est vraiment une grosse brute. Il a beau vouloir sauver les meubles avec son calme apparent, son allure noble et ses traits fins, il n'en reste pas moins un démon tout ce qu'il y a de plus impulsif. Il te relève avec facilité pour te jeter sur le sol mais avant que ton corps ne s'écrase sur le parquet, il fait machine arrière et t'attire à lui avec vigueur. Ce mouvement fait se déboîter ton épaule qui craque violemment. Tu pousses un cri de douleur en essayant de te dégager. Tu atterris dans ses bras, ton visage à quelques centimètres du sien. Tu lis la satisfaction dans son regard doré. Son expression fait part de toute son ardeur. Tu le défies de tes yeux chocolats où la confusion se fait entre l'appel à l'aide et l'envie destructrice qui t'anime. Tu te mords la lèvre, ton souffle saccadé par la souffrance venant percuter le visage du démon.

Sans plus attendre, après cette parenthèse de quelques secondes suspendues, tes réflexes de combattante reprennent le dessus. Ton poing vient heurter son sternum et tu te recules pour lui balancer un coup de pied fulgurant pour le repousser. Ton épaule te fait un mal de chien. Sans réfléchir, les mâchoires serrées, tu attrapes ton bras fermement et exécutes un mouvement vif vers le haut. Un nouveau claquement se fait entendre, tes os s'entrechoquant pour se remettre en place. Tu étouffes un deuxième cri et fais bouger ton articulation. Des décharges électriques irradient le long de ton bras mais au moins c'est réparé.

Tu te baisses avec rapidité pour te saisir d'un poignard coincé dans une de tes bottes et t'avances vers le démon, arme au poing. Tu n'hésiteras pas à t'en servir. D'autant que c'est ton seul et unique moyen de défense en dehors de tes poings. Tu t'approches avec prudence, anticipant les mouvements de ton adversaire. Plusieurs fois il t'attaque avec une puissance inégalée. Plusieurs fois il t'atteint et ton corps se lamentes de ses échecs. Plusieurs fois tu parviens à éviter ses coups, voir à le blesser toi aussi. La fureur qui t'anime enflamme la fleur empoisonnée de ton âme qui nuance ton aura de teintes sombres, d'un violet pourpre aux allures mutées. Tu redeviens pendant un instant fugace, cette créature qui n'est plus tout à fait un ange mais pas à proprement parlé un démon. Tu danses avec Dragon comme avec n'importe quel adversaire, refusant de te laisser impressionner, même si les coups sont de plus en plus dur à encaisser.

Tu n'étais pas en état de lutter contre un tel homme. Tu es fatiguée, lassée, à bout de force. Depuis que tu es à Damned Town, les questions qui t'avaient toujours taraudées ne faisaient que resurgir. De plus en plus d'interrogations apparaissaient, des pièces manquantes d'un puzzle inconnu entraient dans les paramètres d'un jeu compliqué dont les règles t'échappaient. Ta nature d'ange était sans cesse mise à l'épreuve et tu la remettais toi même en question. Et puis, il y a eu Alec. Il y a toujours Alec. Ce démon qui a fait voler en éclat ton assurance et cette pensée que tu entretenais égoïstement que tu n'avais besoin de personne. Tes sentiments se sont mélangés et tu as souffert. Tu souffres encore à cause de lui. Tu te rends compte que tu t'es beaucoup trop attachée à cet homme, aujourd'hui tu en payes les conséquences. Si tu n'avais pas passé les jours précédents à noyer ton chagrin dans le rhum et le whisky, peut-être que tu n'en serais pas là à ce moment précis. Tu aurais été plus prudente, tu ne serais pas en train de te faire doucement – mais sûrement – laminer par le roi des démons.

Du sang coule de tes lèvres. Tu l'essuies rapidement. Rassemblant tout ce qu'il te reste comme détermination, tu lui assènes une dernière attaque. Un coup de genoux bien porté entre les jambes dont toi seule as le secret, assez fort pour le mettre à terre quelques secondes, assez pour que tu puisses tenter de reprendre ton souffle. Mais tu ne parviens pas à le retrouver et finis par t'écrouler, les membres endoloris, bariolée de sang mais le regard encore brillant de rage. Tu ris légèrement.

Si t'es un roi, elle est où ta couronne, connard ?

Même à genoux, tu continues de te rebeller, avec cette assurance propre aux fous. Tu sais que quoi qu'il arrive tu as perdu cette bataille. Tu attends la sentence avec impertinence, nonchalamment, puisqu'il faut en passer par là. Mais jamais tu ne t'avoueras vaincue. Tu échoues avec honneur. Personne ne pourra jamais t'enlever ta valeur au combat, d'aucun aurait déjà fui ou serait déjà mort à ta place. Et toi tu es là, blessée mais fière. De quoi ? Aucune idée. Juste fière.  

Ça fait jamais de mal de se prendre une bonne raclée de temps en temps.

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MessageSujet: Re: They've got to catch me if they want me to hang [Ft. Keithan S.Kahara] Ven 23 Déc - 19:16




   
Feat Alice Green & Keithan S. Karahara

I'll devour you busybody



Ta prise simple suffit à amocher lourdement l'ange, à la blesser dans sa fierté mal placée de combattante, dans cet égo ridicule que les êtres de pureté semble partager. Une forme de confiance en soi poussée à l’extrême, entrainant des idiots à commettre des actes regrettables, à se surpasser et à sous-estimer les capacités des autres. Tu considère ce genre de comportement comme doux, car par la suite, il te suffit de t'approcher tel la faucheuse pour leur ôter la vie, et leur faire comprendre à quel point ils se trompaient, et que le cout de leurs erreurs ne sera autre que la pauvre valeur de leur vie. Combien d'anges as-tu frappé, combattu, torturé, tué ? Tu ne les compte même plus, tant le nombre de cadavres nés de ta main est grand. Cependant, ce n'est pas de ta faute. Si Abra ne persistait pas dans son ignorance et dans sa stupide foi en ses troupes, elle cesserait d'envoyer des escadrons suicide à ta demeure. Presque lassant, ce quotidien te dépasse. Toi qui n'aime tuer qu'en dernier instant, tu sens qu'elle exalte tes nerfs. Paradoxal non ? Tu te retiens souvent de commettre des meurtres, tu te connais bien. Lorsque tes phalanges goutent au sang, impossible de les contrôler. Telles des bêtes assoiffées, des vampires dangereux, elles se remettent en chasse, pour boire encore et encore; tuer encore et encore. Le risque est trop grand, tu ne peux pas te permettre de laisser ta colère parler en ton nom. Tous, ils ne comprennent pas que tu fais cela pour leur bien. Tu n'as pas le choix donc que de tuer, puisque personne ne veut comprendre.  

Tes agissements ont changé le sourire moqueur de la belle provocatrice en moue de douleur, tu sembles satisfais. Seul on regard brillant exprime ce sentiment d'accomplissement qui entoure ton être, ton visage restant fermé et vide de tout sentiment. Ta proie pousse un cri de douleur qui déforme son visage, que tu vois passer à quelques centimètre du tien. Il est pur et pourtant si fatigué, creusé, cerné. Il semble si beau mais abimé, comme si ta demoiselle, avant même d'avoir commencé avec toi, n'était déjà pas dans son meilleur état. Mais tu n'as que faire de son passé ou de qui elle est, puisque tu vas la transformer, et que ton cœur ne pourrait comprendre des sentiments qui l'animeraient. Ses prunelles café laisse parler des sentiments contradictoires, comme si la demoiselle était perdue.

Pas le temps de réfléchir, Alice se met en position et déchaine un assaut sur ton corps, insensible à la douleur. Tu restes imperturbable et cherche à éviter par moment les coups. Mais tes pensées sont centrées sur le personnage qui t'offre ses coups. Pieds, bras, poings, claquements, tout est autorisé. Il t'arrive de contrer, de frapper à ton tour, et la différence se fait sentir entre vous. Elle ne gagnera pas, tu en es persuadé. Ses poings t'atteignent à peine, tandis que les tiens la désarçonnent. Elle ne tiendra plus, elle va abandonner sous peu. Alors tu t'empresses de mettre plus de conviction dans cet affrontement. Peu à peu tes sens de combattants, tes réflexes de meurtrier s'éveillent en toi. Crochet du droit, paume de la main qui frappe l'omoplate, genoux dans la cuisse, frappe à plat sur le front, coup vers la tempe. Aucune logique apparente, mais pourtant, tu as une stratégie. Car tu te déplaces dans la pièce, en la repoussant de tes attaques. Vous vous approchez des flammes rougeoyantes de la cheminée, et tu décides alors d'achever l'affrontement. Tandis qu'elle effectue un coup que tu qualifierais de faible, qui ne te fais même pas broncher, tu vises sa trachée. Le coup est d'une efficacité sans précédent, car l'ange guerrière en perd son souffle et incapable de récupérer une respiration convenable, elle tombe à genoux. Son arrogance ne s'évapore pas pour autant.

 
Si t'es un roi, elle est où ta couronne, connard ?


Tu t'es beaucoup retenu, tu as fais de ton mieux. Cet ange est déterminé à crever de ta main. Tu fais preuve de beaucoup de courage, et entame un effort surhumain pour calmer ton ardeur, bien que depuis l'extérieur, rien ne soit visible. Elle a perdu, et continue de te défier, quel peut-être stupide cette femme. Mais qu'est ce que tu peux aimer ce genre stupidité, cela te prouve qu'il existe encore des anges avec un minimum d’intérêt à tes yeux. Un bref regard sur le côté fait naitre en toi une idée délicieuse. Tu t'approches de la créature en piteux état et ta main vient doucement attraper le bas de son visage pour le relever vers toi. Pas de brutalité comme auparavant non, un geste fait dans la plus grande des légèretés. Ta voix devient enjôleuse, même si tu ne cherches pas à séduire la femme qui est agenouillée devant toi.

Tu es capable de bien mieux Alice, je n'en doute pas un instant. Tu n'es pas comme les autres anges qui peuplent le paradis. Ces êtres d’orgueils qui n'ont cesse que d'arborer leur vanité. Je ne comprends pas comment tu peux t’identifier à eux, te retrouver en eux. Je pense sincèrement que tu vaut mieux que cela. Tu m'as impressionné par ton courage et ta ténacité, mais...


Tu replaces un mèche de ses cheveux qui barre son visage derrière son oreille, et essuie de bout de tes doigts le sang qui s'écoule de ses lèvres.

Pour vivre à Damned Town, ces qualités ne suffisent pas. Tu n'es pas assez fourbes, tu n'es pas assez puissante, et tu cries trop fort. Dans cette vile, rien ne sert de savoir hurler et se battre, puisque les gagnants sont toujours ceux qui trichent le mieux. Moi non plus je n'aime pas cette constatation, et je n'aime pas non plus tricher. Alors j'invente mes propres règles, même si cela implique de devoir faire des sacrifices.


Tu recules, lâchant Alice, visiblement un peu sonné par tes dires, et t'approches de la cheminée. Cela fait si longtemps que tu n'as plus autant parlé. Un vrai moulin à parole, cela ne te ressemble pas. Pourquoi ce soudain regain de vivacité ? Ce doit être l'air de la ville. Ton bras attrapes un épieux en fer accroché contre la brique, et tu le tends dans les flammes, laissant ces monstres de feu dévorer sa peau noire.

Il n'est jamais simple de faire face à son impuissance. Cependant, tu as beaucoup de chance d'être tombé sur moi. Un autre démon t'aurait tué, dévoré, ou bien peut-être l'aurais-tu assassiné, pour finir haïs par les siens. Je ne dis pas que notre rencontre soit la meilleure des choses qui jamais ne te soit arrivée, mais laisse moi te dire une chose simple. Ce n'est pas la couronne qui fait le roi, mais les actes qu'il entreprend. Un bon souverain est un souverain qui agit. Mais la définition de souverain n'est pas la même que j'ai vous, les anges. Abra vit dans sa tour dorée, vous aide par des sourires faux et des paroles vide de sens; elle vous entourloupe, sans que personne n'y trouve à redire.


Le festin est terminé pour les étincelles, la barre grise s'est rougie en son bout. Elle vibre presque, et lorsque tu l'approche de ton autre main, tu peux sentir l'incandescence puissante qui s'en dégage. Tu retourne vers l'ange, outil à la main, prêt à commettre ce que depuis quelque instant tu attends, et à marquer les esprits pour au moins quelques mois. Ce que tu vas faire frôle le scandale politique, les foudres vont se déchainer, tu pourras entendre les hurlements d'Abra depuis le palais des anges jusqu'ici. Pas de chance Alice, car c'est sur elle que tu as jeté ton dévolu pour mettre ton plan en marche. Fini de jouer, l'heure a sonné. Il est temps d'enfin changer les règles de cette maudite ville.

Tu vas me haïr pour l'éternité Alice, encore plus qu'à présent. Mais un jour, cela te sera utile, et tu comprendras ce que je voulais dire. Il est encore trop tôt aujourd'hui.


Les prunelles d'Alice s'agitent face à l'objet entre tes mains. Ta paume vient délicatement attraper le corps de la jeune fille, et tu la force à se retourner, cette fois sans douceur. Tu la mets à plat ventre et déchire son haut, pour libérer son omoplate gauche. Tu lève le bras et l'abat sur sa peau. Le fer vient se coller à la peau, le motif s'ajustant parfaitement à la pâleur de la chair de l'ange. Tu l'entends hurler, pleurer peut-être même, la douleur est insupportable. Puis subitement, tu appuis plus fort, pour imprimer la marque, faisant redoubler les mouvements de la créature qui cherche à se débattre, mais rien n'y fait, tu la maintiens au sol de tout ton poids. Ton visage reste de glace tandis que le fer lui brûle la peau.

Après quelques instants de souffrance, tu recule ta main et jette au loin l'outil de ton méfait. Une magnifique marque carbone orne désormais l'os de ta proie. Un serpent, replié en cercle sur lui-même, une aile s'abattant sur son corps, et tenant entre ses griffes une sphère aux reflets gris. Ton sceau, ta marque, ce qui indique ta propriété. Tes doigts passent sur la marque, cicatrice de votre affrontement, pour en détailler la parfaite beauté. Tu te relèves, et jettes à Alice ses vêtements ôtés plus tôt. Du haut de ta grandeur, tu observes cet animal détruit, moralement et physiquement par le biais, qui gémit. Et à cet instant, un profond sentiment de satisfaction te transcende, sans pour autant que depuis l'extérieur, il ne soit perceptible.  


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Pas de nouvelles d'Hannah depuis un temps, je m'en porte bien mieux ♪
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MessageSujet: Re: They've got to catch me if they want me to hang [Ft. Keithan S.Kahara] Sam 31 Déc - 0:39

Alice Green Ft. Keithan S.Kahara





They've got to catch me if they want me to hang




Dragon s’approche de toi, à pas lents et feutrés, il flotterait presque au-dessus du plancher. Tu lèves les yeux vers lui alors qu’il finit par te surplomber. Tu gardes ton expression orgueilleuse, même si tu ne peux t’empêcher d’admirer son élégance. Il se penche vers toi, ses doigts se logeant sous ton menton pour s’assurer que tu ne baisseras pas les yeux. Comme si c’était ton genre de faire profil bas. Tu continues de le défier, le visage fermé alors qu’il fait preuve d’une étrange délicatesse, presque malsaine. Ce semblant de douceur te donne envie de vomir venant de lui.

Tu es capable de bien mieux Alice, je n'en doute pas un instant. Tu n'es pas comme les autres anges qui peuplent le paradis. Ces êtres d’orgueils qui n'ont de cesse d'arborer leur vanité. Je ne comprends pas comment tu peux t’identifier à eux, te retrouver en eux. Je pense sincèrement que tu vaux mieux que cela. Tu m'as impressionné par ton courage et ta ténacité, mais...

Bien qu’attentive à ses dires, tu te perds dans ses yeux posés sur toi, ces prunelles où vraisemblablement se trament tout un tas de choses secrètes. Ils brillent de leur reflet doré comme s’ils entrevoyaient l’avenir, à eux seuls ils racontent une histoire. Tu l’écoutes en fronçant les sourcils sans pour autant essayer de te détourner. Sa voix est plus sensuelle, plus grave, comme langoureuse, même si tu es certaine qu’il n’est pas en train d’essayer de t’avoir en te charmant. C’est comme s’il se parlait à lui-même, comme une prophétie qu’on déclame avec le ton de la sentence, de la fatalité. Ce son qui tranche l’atmosphère de combat et de violence t’envoûte totalement.

Et tu te mets à réfléchir à ce qu’il vient de te confier. Il semble vraiment croire en tes capacités, ce qui, dans un autre contexte, t’aurait flatté. Le fait qu’il te trouve différente te fait plaisir étrangement, tu te sens soudainement unique et précieuse, même si tu es loin de t’emballer, méfiante. Que « le roi des démons » puisse te dire de telles choses est totalement inouï. Quand il te parle d’identification, ton regard se voile, tes sourcils s’arquent dans une moue qui pourrait paraître mauvaise. Non, tu ne leur ressembles pas, tu ne t’identifies à eux en aucun cas, jamais tu ne t’es reconnue parmi les tiens. Tu as toujours été le mouton noir, le vilain petit canard, la tâche dans l’immaculé. Depuis toujours, tu n’as de cesse de critiquer ce monde utopique que l’on te présente sur un plateau d’argent sans te demander ton avis. Tu n’as jamais adhéré à ce système qui veut que l’on extermine des êtres simplement parce qu’ils font partie du côté opposé, obscur et soi-disant néfaste. Jamais tu n’as trouvé ça juste de bannir des anges corrompus et tentés par le mal, comme s’ils étaient des monstres assoiffés de sang dont la vie est perdue. Sans explications, aucune, rien. Tu te demandes toujours pourquoi les anges n’accordent pas plus d’intérêt aux démons eux aussi exilés qui veulent se racheter, devenir bons. Et tu ne cautionnes pas non plus les nombreux démons, déchus ou non, que tu as dû tuer pour la sécurité du Paradis. Comme Dragon le dit, ces êtres d’orgueils qui peuplent ton monde depuis ton enfance, à aucun moment tu ne leur as ressemblé. Pour tout dire, tu n’aimes pas le jardin d’Eden et tu ne t’y sens pas chez toi.

Ses doigts viennent se saisir d’une mèche de cheveux qui balafre ton visage et la replacer derrière ton oreille. Puis il essuie du bout du pouce le sang qui macule tes lèvres. Ces gestes qui ont quelque chose de tendre, te révulsent et te ravissent à la fois. Tu ne sais pas comment tu dois le prendre. Ces paroles et ce comportement soudain si calmes et aimables t’apaisent autant qu’ils te paniquent. Son air mystérieux ne te prédit rien de bon et tu commences à craindre la suite des événements. Cependant, il poursuit son petit discours.

Pour vivre à Damned Town, ces qualités ne suffisent pas. Tu n'es pas assez fourbe, tu n'es pas assez puissante, et tu cries trop fort. Dans cette ville, rien ne sert de savoir hurler et se battre, puisque les gagnants sont toujours ceux qui trichent le mieux. Moi non plus je n'aime pas cette constatation, et je n'aime pas non plus tricher. Alors j'invente mes propres règles, même si cela implique de devoir faire des sacrifices.

Pas assez fourbe ? Pas assez puissante ? Je t’emmerde. Et comment ça je crie trop fort ?! Comment tu veux que je sois sournoise alors qu’on m’a élevée pour incarner l’honnêteté ? Comment je pourrais être au max de ma force quand depuis que je suis gosse on m’a demandée de la refouler ? Comment faire pour être soi si on nous oblige à être quelqu’un d’autre ? Dit moi tout Monsieur le Roi des Démons, ô grand Dragon qui lui sait tricher, dit moi ce que je dois faire, si tu as une solution, je suis preneuse.

Alors que tu es plongée dans tes pensées, frappée par une multitude de questions qui s’entremêlent en touillons incompréhensibles dans ton esprit, il se déplace vers la cheminée et attrape un des fers accrochés au mur qu’il offre aux flammes de l’antre. Tu remets toute ton existence en cause par ses paroles mais tu n’as plus le temps de d’interroger, il continue, visiblement enclin à la conversation.

Il n'est jamais simple de faire face à son impuissance. Cependant, tu as beaucoup de chance d'être tombé sur moi. Un autre démon t'aurait tué, dévoré, ou bien peut-être l'aurais-tu assassiné, pour finir haïs par les siens. Je ne dis pas que notre rencontre soit la meilleure des choses qui jamais ne te soit arrivée, mais laisse-moi te dire une chose simple. Ce n'est pas la couronne qui fait le roi, mais les actes qu'il entreprend. Un bon souverain est un souverain qui agit. Mais la définition de souverain n'est pas la même que j'ai vous, les anges. Abra vit dans sa tour dorée, vous aide par des sourires faux et des paroles vide de sens ; elle vous entourloupe, sans que personne n'y trouve à redire.

A peine sa première phrase terminée, tu comprends qu’il ne va pas te tuer, néanmoins tu ne sais pas si ça doit être un soulagement. La suite te perd un peu plus. Tu ne peux qu’adhérer à son discours, tu mentirais si tu disais que tu n’étais pas d’accord avec lui. C’est faux de penser qu’Abra ait pu faire quoi que ce soit d’utile. Ou bien tu n’étais pas née. A ton sens, elle a fait plus de mal que de bien, ce qui est un comble pour une souveraine angélique. Quant à sa capacité à asseoir sa domination sur autrui en les amadouant, tu approuves totalement. C’est justement cette manipulation, cette bienveillance intéressée, qui fait taire les esprits, qui t’a toujours révoltée. Cette adoration abrutissante qu’on lisait dans les yeux de chaque ange au Paradis te désespérait. Une question essentielle t’apparaît soudain : est-ce véritablement normal d’être en accord avec les dires du roi des démons alors qu’on est un être de lumière ? Probablement pas.

Il se retourne vers toi avec le fer dans les mains, l’extrémité est rougie par le feu, la chaleur qui s’en dégage la trouble dans de petites vagues floutées. Tu regardes à tour de rôle ce qui t’apparait enfin comme une arme et Dragon qui s’avance peu à peu vers toi.

Tu vas me haïr pour l'éternité Alice, encore plus qu'à présent. Mais un jour, cela te sera utile, et tu comprendras ce que je voulais dire. Il est encore trop tôt aujourd'hui.

Quand tu réalises ce qu’il s’apprête à faire ton corps bascule vers l’arrière et tu recules maladroitement, soudain paniquée. Mais il t’attrape fermement par l’épaule et te retourne. Tu as beau te débattre, tu es déjà en mauvais état et lui est plus fort que toi. Tu te retrouves à plat ventre alors que son genou se loge dans le creux de tes reins pour t’empêcher de bouger, ton son poids s’articule sur ton corps meurtri. Tu gesticules dans tous les sens mais rien y fait, tu es sous son emprise, prise au piège, piégée par le démon. Il déchire d’un coup sec ton débardeur qui finit en lambeaux un peu plus loin. Tu commences réellement à avoir peur, te retrouvant au sol et en soutien-gorge, alors qu’il est encore armé de son fer flambé.

Et ce que tu redoutais arrive alors. Il abat l’instrument de torture sur ton omoplate, à l’endroit même de ta vieille blessure, à croire qu’il était au courant – même si c’est impossible. Au moment où le fer brûlant touche ta peau, tu ne te rends pas compte immédiatement de la douleur. Tu sens les picotements poindre contre ton épiderme mais aucune sensation réelle ne se fait ressentir. Tu fermes les yeux alors qu’une brusque vague de souffrance déferle en toi lorsqu’enfin les nerfs parviennent à remettre tout en ordre. La peau fine de ton dos qui est en train de cramer t’arraches des cris de supplice. Tu ne peux pas les contenir, ils s’échappent seuls de ta bouche pour envahir la pièce et faire trembler les murs. Tes yeux s’ouvrent, mais tu vois trouble, le décor rougeoyant se transformant en un flot abstrait de formes qui tanguent. Ton regard se voile de larmes que tu ne peux retenir, qui elles aussi expriment une indépendance totale. Tu ne peux pas empêcher ces réactions physiques de ton corps qui endure la brûlure du fer. La peau craquèle et fond sous la chaleur ardente mais Dragon insiste et appuie soudainement encore plus fort. Tu hurles à t’en faire exploser les cordes vocales, tu cherches à te débattre, mords ton poignet en essayant de faire taire tes plaintes dont tu as honte. Tu voudrais encaisser en silence, serrer les dents et ne pas lui faire le plaisir de t’entendre sous sa torture. Mais c’est insoutenable. Tu tentes vainement de te dégager mais c’est impossible. La souffrance déforme tes traits et tes ongles s’enfoncent dans le bois du parquet, laissant des marques et faisant saigner plusieurs de tes doigts. Pourtant il ne te lâche pas, laissant le fer s’imprimer sur ta peau pendant une longue minute de douleur.

Il finit par stopper son ouvrage et balance son instrument de torture à travers la pièce, qui retombe dans un bruit métallique. Tu te tortilles en gémissant, des larmes sur les joues et les lèvres en sang à force de les avoir mordues pour essayer de retenir tes lamentations. Tu sens ses doigts se déposer là où ta peau est marquée et tu te crispes dans un grognement. Il se relève enfin, libérant ton corps de son contrôle et te jette ta veste et ton gilet que tu avais laissés sur le canapé. Il reste immobile à t’observer de toute sa hauteur, comme un artiste admirant son chef d’œuvre, une toute nouvelle toile enfin achevée. Tes membres sont secoués de spasmes alors que tu restes au sol plusieurs minutes. Il se tait, mais sa seule présence t’est insupportable. Tu commences à te relever mais à plusieurs reprises, tes bras te lâchent, s’abandonnant dans leur torpeur, endoloris à force d’avoir lutté. Tu retombes alors au sol en gémissant, te recroquevillant sur toi-même.

Reprend-toi Alice bordel ! Tu vas le laisser s’en tirer comme ça ? Tu vas le laisser te marcher dessus ? Tu vois ce qu’il vient de te faire ? Ce n’est qu’un monstre. Bat-toi ! Relève-toi, putain ! Prouve-lui que tu n’es pas faible. Montre-lui qui tu es. Dit lui qu’il en faudra plus pour te briser.

Alors que tes paupières se ferment, des images défilent dans ton esprit, s’entrechoquent dans des nuées de flashbacks. Des souvenirs enfantins de tes parents essayant de te convaincre que tu n’as pas le droit de fracasser la tête du petit voisin contre un mur, même s’il a été méchant. Tu passes à d’autres, plus matures, tes premiers entraînements de boxe, ta passion des arts martiaux, quelques amis en train de rire, des conquêtes d’un soir en train de te déshabiller, des cuites lors de soirées en solitaire où le rhum est ta seule compagnie, des virées en moto et ces allées dépeuplées de Damned Town où tu t’es parfois baladée. Enfin, le regard aux nuances de l’océan d’Alec, son sourire nonchalant et ses baisers ardents. Une forme de polaroïd d’instantanés qui te ramène encore à l’évidence même que tu n’es pas à ta place. Que tu te mens à toi-même et au monde entier en continuant d’affirmer que tu es un ange.

Tu finis par réussir à te relever et tu passes ta veste en cuir sur tes épaules. Tu replaces tes cheveux en arrière et essuies toute trace de larme. Tu te redresses, oubliant momentanément la douleur pour te retourner vers Dragon que tu fusilles du regard. Tu avances vers lui d’un pas ferme bien que chancelant par moment. Mais tes yeux envoient des éclairs, expriment toutes ces émotions qui te submergent depuis que tu es à Damned Town : le doute, la passion, la colère, la souffrance et ce besoin à combler totalement inconcevable d’une sorte de reconnaissance, idiote, idéale et illusoire. Au fond, tu ne sais pas ce que tu cherches, tu voudrais devenir une autre toi-même, plus en accord avec tes pensées, mais à quoi ressemble-t-elle réellement ?

Bref, tu te postes devant lui, tout près, ton corps frôlant presque le sien. Avec aplomb, tu soutiens son regard, comme si rien ne s’était passé, comme si la douleur qui étreint ton corps ne s’était pas exprimée, comme s’il ne venait pas de te martyriser.

Tu as peut-être la chance et l’honneur d’avoir un nom dans cette triste existence. On t’appelle roi des démons, votre majesté démoniaque, ou bien encore Dragon et autre sobriquet ridicule. C’est bien. Tu as l’impression de contrôler ta vie et celle des autres ? Tant mieux pour toi. Berce-toi de ces douces illusions tant que tu le peux. La réalité finira toujours par te rattraper, tu le sais aussi bien que moi. Tout le monde a ses faiblesses, y compris le maître du jeu. Alors aujourd’hui, rappelle-toi de ce nom. Qui ne se précède pas de titre et se passe d’appellation revisitée. Alice Green.

Tu marques une pause, évaluant sa réaction. Quoi qu’il fasse, quoi qu’il ressente, tu t’en fiches. Il peut rire, approuver ou se mettre en colère, tout ce qui compte, c’est qu’il reçoive le message. Tu passes de ce ton froid et perfide qui ne te ressemble pas à ton langage plus familier qui est le tien.

Tu vas entendre parler d’moi et ça va pas t’faire plaisir. Tu vas me le payer.

Sur ces mots, tu lui balances ton poing dans la figure, s’y mêle toute la rage et la rancune que tu éprouves en cet instant. Tu laisses toute cette ardeur furieuse se libérer, exploser littéralement, elle s’exprime enfin, dans une réaction impulsive et sanguine qui te correspond si bien. Tu n’es pas du genre à frapper au visage, surtout un si bel homme. Mais là, plus rien ne compte. C’est brut, ça manque peut-être de finesse, toi qui es une grande technicienne, mais c’est sincère, il n’y a pas l’ombre d’un doute là-dessus.

Avant même qu’il ne puisse réagir, que ce soit par les actes ou par les mots, tu puises dans tes dernières ressources pour courir vers la petite fenêtre qui orne la pièce. Ne sachant pas comment échapper à ce labyrinthe infernal qu’est ce maudit temple, ni même si Dragon ne te réserve pas un sort plus funeste ou s’il compte te séquestrer plus longtemps, tu décides d’employer les grands moyens. Tu es déjà dans un tel état physiquement parlant qu’il sera difficile de faire pire. Alors tu prends de l’élan et te jettes par la fenêtre. La vitre explose dans un millier de bris de verres qui retombent en cascade dans la pièce. Tu te réceptionnes tant bien que mal, ayant trouvé ta porte de sortie.

Ça lui fera les pieds de payer les réparations.

Tu fuies à travers la cour et escalades le mur de l’enceinte en serrant les dents sous la douleur. Une fois arrivée à ta moto, tu l’enfourches sans un regard en arrière et roules à toute allure jusque chez toi. Une fois de retour dans ton environnement familier, tes yeux se posent sur les bouteilles vides qui s’amoncèlent sur la table basse du salon que tu as rafistolé comme tu as pu après l’avoir cassée. Tu soupires. Tu te diriges vers la salle de bain en balançant ta veste sur le canapé. Tu te retrouves en sous-vêtements et remarques que tu as laissé ton gilet chez ce Dragon. Tu grimaces.

Une fois devant le miroir, tu écarquilles les yeux, tu as du sang séché sur le visage et des bleus sont déjà apparus un peu partout sur ton corps. Tu fais peur à voir. Puis, finalement, tu te décides à te retourner pour voir l’ampleur des dégâts sur ton omoplate. Tu remarques alors que ce n’est pas une simple blessure, au-delà de cette plaie carbone, encore un peu rouge sur son pourtour et légèrement sanguinolente, tu distingues bel et bien un dessin. Un serpent aux allures de dragon, enroulé, qui tient une sphère entre ses griffes, orné d’une aile. Tu observes attentivement et te rappelles avoir vu ce sceau sur certains documents lors de ta brève fouille du bureau quelques heures plus tôt. Tu comprends. C’est sa marque, son symbole, sa signature.

Quand cette révélation te parvient, ton poing s’abat de rage sur le miroir qui se brise instantanément. Des morceaux argentés tombent dans le lavabo et tu observes ton reflet divisé dans ce qu’il reste sur le mur. Tu prends appui sur la porcelaine, y laissant des traces de sang, tes phalanges blessées par l’impact.

Ce connard m’a marquée. Il a posé ses sales pattes de rat sur moi pour venir apposer son signe. Mais il croit quoi ? Que je lui appartiens ? Que je suis sa propriété ? Quel enfoiré. Je vais le tuer. Je vais le tuer et je vais prendre plaisir à cette vengeance. Putain ouais je vais prendre on pied à buter ce salaud. Il croyait quoi ? Que j’allais me sentir humiliée ? Que j’allais lui obéir ? Sale enflure. Je suis pas à lui, ni maintenant ni jamais.

La rage te brûle en même temps que cette douleur lancinante qui irradie dans tout ton dos. Tu t’en veux de ne pas avoir été plus forte. Cette cicatrice, comme un tatouage, ne fait que te rappeler que tu as perdu. Mais au moins, personne ne pourra nier ton courage. Tu t’es battue contre lui. Les autres croiront ce qu’ils voudront, tu sais que tu as au moins eu l’audace de te mesurer à lui.

Ça fait un mal de chien putain. Et comment je vais cacher ça moi maintenant ? Il faut que ça cicatrise. Et demain j’ai le cours de boxe, fait chier. Je dirai que c’est un tatouage si on me pose la question. A la longue, ça devrait y ressembler. Mais… Pourquoi il m’a pas tuée ? Ça aurait été cent fois plus simple. Les autres ils les tuent mais moi non ? Alors quoi ? Je lui ai tapé dans l’œil ? Il perd son temps. Qu’est-ce qu’il me veut lui et ses discours ? Je dois penser quoi de tout ça exactement ?

Tu te traines jusqu’à ton canapé en emportant une bouteille de whisky au passage. Tu fixes le liquide doré un moment en réfléchissant, te posant un millier de questions. Auxquelles tu ne trouves aucune réponse. Et tu finis par t’endormir, ivre et harassée. Un retour à la case départ en somme. Tu ne sais pas si tu feras un rapport de mission. Qu’est-ce que tu es censée leur dire ? Tu aviseras. Après tout, que pourrait-il se passer de pire ?

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MessageSujet: Re: They've got to catch me if they want me to hang [Ft. Keithan S.Kahara] Sam 28 Jan - 22:40




   
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I'll devour you busybody



Un instant, le temps semble cesser de s'écouler. Le temps dehors ne t’intéresses plus, ni même la demoiselle en mauvais état qui gît à tes pieds. Hormis les sanglots de la créature blessée, un silence terrible règne en maître sur les lieux. Le feu n'est plus, il est mort tandis que la peau d'Alice se déchirait. Le bois ne rougit plus, les braises éteintes sentent le charbon. Une fine fumée s'échappe de la cheminée, et le fer sombre jeté au loin ne crépite plus. Une étrange sensation s'éveille en toi. Tu lèves ta main, et observe avec attention ta carcasse rigide, dure, comme des écailles. Tes doigts sont abîmés. Fixant du regard, tes ongles sentent la chair, et ta peau empeste le sang. Tu resserres lentement tes phalanges et refermes le poing. Tes yeux d'or arbore une nouvelle teinte, plus clair, plus pure. Tu ressent ton aura agitée, qui remue en toi comme dans un volcan. Tu es... satisfait. Oui, cette sensation si particulière que tu n'avais plus ressenti. Depuis son arrivée, à cette jeune fille, tu l'avais ressenti sans pouvoir mettre un nom dessus. Mais depuis le début tu le savais, tu savais que cette ville te rendrait ce que tu avais perdu. Qu’elle aurait à t'offrir ce que tu cherchais sans le savoir. Ce sentiment, dont le nom t'échappe encore. Tu baignes dans cette atmosphère mystérieuses encore quelque instant, avant de te reprendre.

Un nouveau regard au sol, et tu aperçois ta victime qui se relève lentement. Elle attrape ses vêtements pour les renfiler, et force le retour à la normale de son visage. Elle se retourne, s'approche, et se positionne face à toi, tout près, si près que son souffle vient balayer ton torse. Ses yeux décolorés par les larmes ne t'arrachent pas une émotion. Son souffle est encore court, mais elle te parait plus en état. Comme si son esprit, pour survivre, venait de rejeter en bloc ce qu'elle pouvait ressentir. En somme, la jeune femme s'était construit un mur pour résister à la douleur. Mais elle fait pitié à voir. Encore plus épuisée. De là où elle est, elle semble plus maigre, plus vieille, plus écrouée sous le poids immense de la vie. Et pourtant, elle garde ce maigre espoir de t’impressionner. Tu penses qu'elle essaie elle-même de se convaincre de sa force, et de ses capacités. Toi, tu n'es pas dupe. Tu sens son potentiel, mais son corps ne peut pas suivre. Elle est trop faible, elle est trop fragile. Tu viens de la briser, et son seul moyen de survie, n'est autre que d'encore faire preuve d’insubordination. Peut-être que la vie lui fera apprendre de ses erreurs ? Elle est trop jeune pour Damned Town, elle ne tiendra plus longtemps. Alice est une bombe à retardement, qui ne saurais tarder à exploser. Ce jour, tu seras au première loge, et tu saisiras ta chance pour porter un coup à ta rivale. La proximité de l'ange te fais ressentir son aura affaiblie, presque opaque.

Tu as peut-être la chance et l’honneur d’avoir un nom dans cette triste existence. On t’appelle roi des démons, votre majesté démoniaque, ou bien encore Dragon et autre sobriquet ridicule. C’est bien. Tu as l’impression de contrôler ta vie et celle des autres ? Tant mieux pour toi. Berce-toi de ces douces illusions tant que tu le peux. La réalité finira toujours par te rattraper, tu le sais aussi bien que moi. Tout le monde a ses faiblesses, y compris le maître du jeu. Alors aujourd’hui, rappelle-toi de ce nom. Qui ne se précède pas de titre et se passe d’appellation revisitée. Alice Green.


Tu te passes de sourire, elle ne comprend rien. Tu ne peux pas lui en vouloir, son esprit ne peut accepter tes révélations, ni même sa condition. Aucun de ses choix ne sera le bon, tant qu'elle n'aura pas pris de repos à l'écart de la ville. Les légendes racontées sur Damned Town ne semblent pas si erronées. L'homme s'épuise plus vite en ces lieux.
Alice suit par une menace, et bouge son bras à pleine vitesse pour te frapper au visage. Le coup, d'une puissance ridicule, t'effleure comme une caresse. Tu ne réagis même pas, et laisse l'ange fuir en brisant la fenêtre du temple. Quel dommage, il te faudra faire pression sur quelques moines pour obtenir réparation. En avançant jusqu'au rebord, tu peux observer la course de la jeune femme jusqu'au loin.

Ton premier réflexe est de quitter la pièce, prenant le soin de laisser dans l'état le salon. Tu ne vas tout de même pas faire le ménage alors que d'autres savent très bien le faire à ta place ? Tu retournes dans ton bureau, ne croisant que les fantômes du temple sur ton chemin, tant la nuit était avancée. En entrant, tu retrouves cette atmosphère agréable qu'est al tranquillité. Tu fermes à clé derrière toi, pour ne pas être dérangé une seconde fois. Il faudra penser à changer le verrou, histoire d'éviter une nouvelle intrusion. Qui sait si d'autres anges seraient assez fous ? Par contre, les prochains, tu les tueras cette fois. Tu as suffisamment épargné de vie ces derniers jours.

Tu remets en place ton plan de travail, repositionne à leurs place chacun des livres tombés, réajustant au passage l'étagère brisée avec une vieille planche de bois. Tu t'installes dans ton siège et ouvres la trappe secrète de ton bureau, sortant tes carnets. Tu les ouvres, griffonnes quelques choses à l'intérieur, puis les range à nouveau. Tu réordonnes tes tiroirs, profitant de l'inspiration revenue pour achever ton dernier poème. Ta vision imparfaite à cause des perturbations nocturnes te force à déposer devant tes prunelles des lunettes sombres gardées dans un étui de qualité, cadeau d'une vieille connaissance aujourd'hui oubliée par tes pairs. Lorsque enfin le plateau devant toi est vide de tout objet, tu poses tes coudes contre le bois et pose tes mains jointes sur ton visage. Tu as besoin un instant de réfléchir. Alice était déjà corrompue. Mais aucune démon ne s'est présenté à toi depuis ton investiture. Tu crains d'ailleurs qu'aucun être de Ténèbres ne vivent encore à Damned Town. A cause des restrictions auxquelles, malgré ta colère, tu ne peux que te restreindre, rien ne va comme prévu. Il te faut au plus vite trouver un moyen d'agir. Heureusement pour toi, Alice, telle un cadeau, est venu sonner à ta porte. Il te manquait cet élément pour mettre ne marche ton plan, et désormais, il est lancé. Seule ombre au tableau, la dernière lettre reçue et transmise par un de tes plus fidèles messagers. En jetant un œil vers l'extérieur, tu remarques que l'ombre ne s'est pas dissipée. Tant mieux, il te reste quelques heures pour trouver une solution à ce léger soucis. Tu ne t'en fais pas trop, de toute façon, tu as toujours su régler les problèmes, même les plus délicats. Ta nuit commence bien, et tes premiers mois de règne, finalement au mieux. Le temps approche. Bientôt, la reine des anges ne sera que lointain souvenir...

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MessageSujet: Re: They've got to catch me if they want me to hang [Ft. Keithan S.Kahara]

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They've got to catch me if they want me to hang [Ft. Keithan S.Kahara]
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